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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 02:20

Dans tout l’hémisphère nord, l’histoire de la rose remonte à la nuit des temps. Reine du jardin à juste titre, la rose est un joyau que les jardiniers ont façonné patiemment de génération en génération.

Selon les scientifiques, l’apparition des premiers rosiers remonte à près de 35 millions d'années. Si l’on ne sait pas grand chose sur ces premiers spécimens, de nombreux écrits de l’antiquité démontrent que déjà la reine des fleurs était appréciée des Egyptiens, des Grecs et des Romains. A l’époque, seule une variété blanche était cultivée principalement pour ses vertus médicinales. D'après les témoignages historiques, il y a environ 5000 ans, en Chine des roses étaient également cultivées. Ces fleurs originaires d'Asie Centrale, se sont répandues dans tout l'hémisphère nord sans jamais toutefois franchir l'équateur.

Au XIIe et XIIIe siècles, alors que les croisades embrasaient les coeurs et les passions, les voyageurs armés ramenèrent du Proche Orient de nouvelles variétés de rose dont la mythique rose de Damas qui dès le XIIIe siècle fit la fortune de Provins en région parisienne. Cette rose était plantée originellement sur l'Ile de Samos en l'honneur de la déesse Aphrodite. Plus tard, elle fut honorée à Rome avec la déesse de l'amour, Venus. C’est à cette époque que la culture du rosier en France débuta réellement avec gallica officinalis (Rose des Apotyhicaires). Cette variété ramenée de Terre Sainte sera d’abord cultiver pour ses vertus médicinales avant d’être appréciée pour sa beauté au jardin. C’est à partir de cette variété que l’on fabriquait l’essence de rose au Moyen Age.

Le rosier de Damas (Rosa ×damascena) est un rosier hybride, considéré comme l'un des types importants des roses anciennes. Il tient une place de choix dans le pédigrée de nombreux autres types de rosiers.

Il serait issu du croisement de Rosa gallica et d'un Synstylæ, Rosa phoenicia ou Rosa moschata (Huxley 1992). Des analyses d'ADN réalisées en 2000 au Japon ont montré que Rosa fedtschenkoana Regel était l'un des trois parents des rosiers de Damas[1].

Il se subdivise en deux variétés (Huxley 1992) :

  • Damas d'été (Rosa ×damascena nothovar. damascena), à courte période de floraison, seulement l'été.
  • Damas d'automne (Rosa ×damascena nothovar. semperflorens (Duhamel) Rowley), à période de floraison prolongée jusqu'en automne ; les deux variétés ne sont pas différentiables autrement.

L'hybride Rosa ×centifolia serait dérivé en partie de Rosa ×damascena.

On attribue au croisé Robert de Brie le mérite d'avoir rapporté cette plante de Perse en Europe à son retour de croisade vers 1254. Son nom se réfère à la ville de Damas, importante ville de la région et de nos jours ce rosier vit toujours de façon spontanée en Syrie et au Caucase.

L'histoire de la roseOver-Blog.com / Administration [Éditer un Article]

En France, les rosiers anciens les plus cultivés étaient alors les Galliques aussi appelées Roses de France (Rose de Provins, Charles de Mills, Tuscany) mais aussi des variétés de roses blanches aussi appelées Alba (Céleste, Jeanne d'Arc, Cuisse de Nymphe), des rosiers de Damas (Félicité Hardy, Quatre Saisons, Rose du Roi), des rosiers Centfeuilles (Rosa Centifolia, Rose des Peintres, Petite de Hollande) et enfin des rosiers Moussus (Moussu commun, Salet). Toutes ces variétés avaient des traits communs : développées en gros buissons, elles présentaient le plus souvent une floraison unique et abondante. Chaque fleur très parfumée se composait de nombreux pétales variant du blanc pur au pourpre sombre. Seule la rose de Damas (Quatre Saisons) était remontante. Elle est à l'origine des premiers rosiers remontants de l'Occident.

En 1700, l’arrivée de rosiers de Chine et de Japon bouleversa la culture de la rose en France. En quelques années, le nombre de variétés va exploser pour le plus grand plaisir des jardiniers européens décidément tombés sous le charme de cette plante au parfum envoûtant.

Bien des années après les croisades et l’introduction en occident des variétés du Proche-Orient, une découverte bouleversa l’horizon des rosiéristes de l’époque. Vers l’an 1700, aux variétés désormais connues que nous avons évoqué dans la première partie de notre histoire des roses, vinrent s’ajouter des variétés exotiques comme les rosiers d’Inde, de Chine ou du Japon. L’arrivée de ces variétés chinoises se fit via le Royaume Uni, les Etat Unis et l’île de la Réunion. Ces spécimens remontants ouvraient la porte à des floraisons de juin à octobre. Les premiers croisements entre les rosiers déjà bien implantés et ces nouveaux venus donnèrent des variétés non remontantes comme les rosiers Bourbon (Mme Pierre Oger, Souvenir de la Malmaison), les rosiers Noisette (Rose Noisette, Desprez à fleurs jaunes), les rosiers Thé (Adam, Gloire de Dijon) mais aussi des hybrides remontants (Baronne Prévost, Reine des Violettes...).

Rosier 'Flirt'Rosier 'Nahema'

D'autres variétés furent également importées au XVIIIe siècle de Hollande et de Belgique dont la rose Centifolia ou Rose Chou aux cent pétales. Cette dernière variété fût rapidement adoptée par les parfumeurs de Grasse et donna naissance à son tour aux rosiers mousseux aux rosiers à feuilles de laitue. Au début du XVIIIe siècle, les botanistes avaient répertoriées toutes les souches possibles. Quelques hybrides spontanés firent alors leur apparition comme l’Alba, la Centifolia, la Portland, la Bourbon et la fameuse Rose Thé.

Pendant longtemps, les rosiéristes restèrent en but à un problème. Ces rosiers originaires des pays chauds supportaient mal le froid de l'Europe ! Pour remédier à cette fragilité, les rosiéristes de l’époque ont décidé de procéder à des hybridations pour créer des roses plus fortes et plus vigoureuses. Le fruit de ces premières hybridations donnèrent un élan formidable à la création de centaines de nouvelles variétés que l’on regroupe généralement sous le nom de roses anciennes. Cette appellation comprend pas moins de 10 000 variétés et cultivars qui ont toutes la particularité d’avoir été créées avant 1920.


 

Rosa gallica, le rosier de France ou rosier de Provins, est une espèce de rosier originaire d'Europe centrale et méridionale et d'Asie occidentale de la Turquie au Caucase. C'est un arbrisseau à feuilles caduques pouvant atteindre jusqu'à deux mètres de haut, les tiges sont munies d'aiguillons et de poils glandulaires. Les feuilles, imparipennées, comptent de trois à sept folioles vert-bleu. Les fleurs sont réunies en groupes de 1 à 4. Ce sont des fleurs simples, dont la corolle compte cinq pétales de couleur rose, odorantes. Les fruits de forme globuleuse à ovoïde, ont de 10 à 13 mm de diamètre et sont à maturité de couleur orange à brun.

Le rosier de Phénicie (Rosa phoenicia Boiss.) est une espèce de rosier, classée dans la section des Synstylae, originaire du Proche-Orient (Liban, Syrie, Israël, Turquie).

Ce rosier est considéré comme l'un des parents possibles des rosiers de Damas par des croisements fertiles avec Rosa gallica qui seraient survenus en Anatolie.

e rosier musqué (Rosa moschata) est une espèce de rosier, classée dans la section des Synstylae, originaire probablement d'Asie mineure ou du Moyen-Orient d'où elle a été introduite en Europe à une date inconnue, sans doute avant le XVIe siècle.

Ce rosier, qui ne se trouve plus en culture de nos jours, est à l'origine de nombreux hybrides. Il est notamment l'ancêtre des rosiers Noisette.

l aurait été amené en Espagne par les Maures et sa distribution géographique naturelle aurait été le Proche-Orient et l'Éthiopie. Au XVIe siècle il a été apporté d'Espagne en Angleterre.

Ce rosier a un temps été nommé Rosa moschata minor, pour le différencier de Rosa moschata major qui était en réalité Rosa brunonii.

Rosa moschata est toujours activement recherché mais semble avoir disparu. Cependant certains de ses descendants lui ressemblent, d'autres ont beaucoup de ses caractères, en particulier l'odeur musquée

Rosa feldtschenkoana est une espèce de rosier classée dans la section des Cinnamomeae, originaire d'Asie centrale : Turkestan, Kazakhstan, AfghanistanChine (Xinjiang)[1]. Ce rosier a été introduit en Europe occidentale depuis le jardin botanique de Saint-Petersbourg où il a été trouvé par Olga Feldtschenko.


Des analyses d'ADN réalisées au Japon ont montré que cette espèce était l'un des trois parents des rosiers de Damas[2]


 

Le rosier cent-feuilles (Rosa ×centifolia, synonyme Rosa gallica var. centifolia (L.) Regel)) est un rosier hybride créé par des sélectionneurs néerlandais entre le XVIIe et le XIXe siècle, peut-être même plus tôt.

C'est un hybride complexe issu probablement de Rosa gallica, Rosa moschata, Rosa canina et Rosa damascena (Huxley 1992) (ou peut-être Rosa phoenicia) ; l'histoire de sa création n'est pas bien documentée, mais les études génétiques du Dr Hurst montrent qu'il ne s'agit pas d'une espèce mais d'hybrides très complexes, d'apparition voulue et récente.[1]

Charles de l'Écluse dit avoir observé un rosier presque blanc à plus de 120 pétales en 1591 et dans son herbier, le botaniste anglais Gerard note la « Great Holland Rose » qu'il nomme aussi 'Great Province' et c'est en 1753 que Linné la nomme Rosa ×centifolia.

Entre 1580 et 1710, les rosiéristes hollandais ont créé plus de 200 variétés de Rosa ×centifolia

« Cent-feuilles » fait référence au grand nombre de pétales de la fleur. Les Anglais l'appellent aussi « rose chou » (Cabbage rose). Ce rosier est parfois appelé ou « rosier de Provence » par suite d'une confusion introduite par le nom de Rosa provincialis que lui avait donné en 1768 le botaniste écossais Miller, en souvenir de Province, terme anglais pour Provins, qui qualifiait autrefois nombre d'hybrides de Rosa gallica.[2].

e Rosier blanc (Rosa ×alba) est un nom collectif pour une espèce hybride de rosier originaire d'Europe où elle est connue depuis l'Antiquité et cultivée depuis la Renaissance. C'est en fait un groupe d'hybrides dont la parenté est incertaine, probablement issus de croisements entre Rosa gallica × Rosa corymbifera ou bien Rosa ×damascena × Rosa canina[1][2].

Les rosiers mousseux, ou rosiers moussus (Rosa ×centifolia forma muscosa), sont issus de mutations spontanées de l'espèce Rosa ×centifolia, le rosier cent-feuilles (et peut-être pour certains de Rosa ×damascena)

Le rosier de Chine (Rosa chinensis) est une espèce de rosier classée dans la section des chinenses originaire du centre de la Chine (Guizhou, Hubei et Sichuan).

e premier rosier de Portland est un hybride spontané de Rosa × damascena et de Rosa chinensis 'Sempervirens'

En 1800, la duchesse de Portland découvre en Italie, au sud de Naples, un hybride spontané de Rosa × damascena et de Rosa chinensis 'Sempervirens', remontant, à fleurs rouge vif, qui sera nommé 'Duchesse de Portland'.

Il est introduit en France en 1812, et après 'rose du Roi' obtenu par Lelieur ( le Comte Lelieur qui dirigeait les jardins impériaux, fut un éminent rosiériste, et cette rose appelée d'abord 'rose Lelieur' fut rebaptisée plus tard 'rose du roi' à la demande de Louis XVIII) il va donner une grande descendance puisqu'il y a eu jusqu'à 150 rosiers de Portland

Les 'rosiers Thé', ou rosiers à odeur de thé, sont issus de croisements entre d'une part un Rosa x odorata donc un des hybrides de Rosa chinensis × Rosa ×odorata nothovar. gigantea ( soit Rosa ×odorata 'Hume's Blush Tea-scented China' soit Rosa ×odorata 'Park's Yellow Tea-scented China') et d'autre part un rosier Bourbon (Rosa chinensis × Rosa gallica ou Rosa damascena 'semperflorens' ou un rosier Noisette (Rosa moschata x 'Old Blush')[1]

Le premier rosier Thé, 'Adam', obtenu en 1833 pour certains aurait disparu, pour d'autres ce serait 'the President'[2]

Les rosiers Thé historiques, qui sont peu rustiques, ressemblent aux hybrides de thé, et beaucoup ont un port grimpant (climbing). Leur taille doit être très modérée, sinon ils fleurissent moins.

  • 'Archiduc Joseph', obtenu par Gilbert Nabonnand en 1872 est un semis de 'Mme Lombard'. C'est un buisson vigoureux à fleurs rose pourpré avec le centre rose carné
  • 'Catherine Mermet', Guillot 1809, buisson à grosses fleurs très pleines, rose carné
  • 'Devoniensis', Forster 1838 à grandes fleurs doubles blanches se teintées de rose ou de jaune, et 'Climb.Devoniensis', Parvitt Curtis 1858
  • 'Général Schablikine', G. Nabonnand 1878, à floraison très massive presque continue de fleurs carmin
  • 'Lady Hillingdon' obtenu par Lowe et Shawyer en 1910 ('Papa Gontier' x 'Mme Hoste') aux grandes fleurs mi-doubles jaune et surtout 'Climb.Lady Hillingdon', Hicks 1917, à grosse floraison continue jaune
  • 'Marie van Houtte', Ducher 1871, à fleurs très doubles, jaune tirant sur l'ivoire (climb en 1936)
  • 'Papa Gontier' G. Nabonnand 1883 et 'Climb Papa Gontier' Chevrier 1904, aux fleurs roses semi-doubles
  • 'Souvenir de Gilbert Nabonnand', Clément Nabonnand 1920, aux fleurs doubles parfumées passant du jaune au carmin
  • 'Souvenir de Mme Léonie Viennot', Bernaix 1898, aux fleurs très doubles, cuivre à reflets jaunes et roses.
  • Les rosiers ' hybrides remontants' sont issus de croisements entre des rosiers galliques, des rosiers à cent feuilles, des rosiers de Damas ou des rosiers de Bourbon et des rosiers thé. Ils peuvent aussi être issus du croisement entre hybrides remontants.Ils ont tous été créés par des rosiéristes entre 1837 et 1900. Il en a existé des milliers qui ont presque tous disparu, en partie à cause de leur fort caractère mutant. Peu ont une floraison continuelle mais tous remontent de façon plus ou moins régulière.

Le rosier Noisette (Rosa ×noisettaeana Thory) est un hybride spontané de rosier découvert par Louis Claude Noisette vers 1814 et dédié à son découvreur par Claude Antoine Thory (sous le nom de Rosa noisettiana) dans son ouvrage Les Roses, illustré par Redouté.

Cet hybride est à l'origine d'une classe de rosiers, les « rosiers Noisette » et les « rosiers thé-Noisette », issus de semis puis d'hybridations effectués par des rosiéristes au cours du XIXe siècle.

Il est connu dans le commerce sous le nom de « Blush Noisette ».

'origine des rosiers Noisette et des rosiers Thé-Noisette[2] est une hybridation accidentelle découverte par John Champney, un planteur de Charleston en Caroline du Sud, en 1811. Il s'agit de (Rosa moschata × 'Old Blush') à grosses fleurs roses, odorantes, en bouquets abondants mais non remontants (ce caractère va apparaître avec son semis Blush Noisette) qu'il nomme d'abord Rosa moschata hybrida puis Champney's Pink Cluster ou Champney Rose.

C'est Philippe Noisette, établi lui aussi à Charleston, qui lui avait donné Old Blush fourni par son frère Louis Noisette, à qui ils vont envoyer des graines qui seront à l'origine des rosiers Noisette. C'est lui, qui, à Paris, fit naître les hybrides de la deuxième génération, remontants,

Le nom de rosier Bourbon vient de celui de l'« île Bourbon », ancien nom de l'île de La Réunion, où des colons français avaient planté pour clôturer leurs champs et jardins des rosiers, surtout Rosa ×damascena 'Semperflorens' et Rosa ×chinensis 'Parson's Pink China' ou 'Old Blush', ce qui permit des croisements spontanés, et l'apparition d'un rosier hybride appelé localement le rosier 'Edwards'. En 1817, le botaniste Nicolas Bréon envoya des graines, en France, au chef jardinier du Duc d'Orléans, Louis-Philippe II d'Orléans (le futur roi Louis-Philippe Ier), Jacques, qui les sema et baptisa « rosiers de l'île Bourbon » ces nouveaux rosiers.

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