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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 12:55
"La femme idéale doit savoir faire la sauce béarnaise aussi bien que l'amour. Il faut aussi qu'elle soit douée de tous les petits talents de société habituels. Des cheveux d'or. Des yeux gris. Une bouche à damner un saint. Un corps parfait. Et naturellement un grand sens de l'humour, de l'élégance et une dextérité convenable aux cartes. Il attend d'elle, encore, qu'elle ne commette pas d'erreur de parfums comme la plupart des Anglaises. Qu'elle sache s'habiller : il adore les robes noires surtout sur une peau bronzée, pas trop de bijoux et des ongles exempts de vernis."

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 18:05
PACAUD (1),
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:46
La cathédrale Notre-Dame est une cathédrale catholique romaine construite à Strasbourg, représentative de l'architecture gothique. Avec ses 142 mètres, après avoir été l'édifice le plus haut du monde de 1647 à 1874[1], elle est actuellement la deuxième plus haute cathédrale de France après celle de Rouen (151 m)[2]. Elle est reconnaissable par son unique clocher surmonté d'une flèche.

« Prodige du gigantesque et du délicat » selon Victor Hugo, la splendeur de la cathédrale est visible de très loin dans la plaine alsacienne et peut être aperçue d'aussi loin que les Vosges ou que de la Forêt-Noire. Elle se situe dans un quartier entouré par la rivière, l’Ill, sur la place de la cathédrale, au milieu d'anciens bâtiments. Son parvis est cependant assez étroit par rapport aux habituels parvis des grandes cathédrales de France.


 

Le site de la cathédrale est utilisé par plusieurs édifices religieux successifs, à partir de l'occupation romaine. Un sanctuaire romain occupe alors l'emplacement jusqu'à une date inconnue. On sait qu'une cathédrale est élevée par l'évêque de Strasbourg saint Arbogast, à la fin du VIIe siècle, sur la base d'un temple dédié à la Sainte Vierge, mais aucun vestige n'a été conservé jusqu'à aujourd'hui.

La première cathédrale est remplacée durant le VIIIe siècle par un édifice plus important, terminé sous le règne de Charlemagne. Le testament de l'évêque Rémi[3], daté de 778, atteste de sa volonté d'être inhumé dans la crypte. C'est certainement dans l'édifice que sont prononcés les serments de Strasbourg. Les fouilles menées récemment révèlent que cette cathédrale carolingienne possédait trois nefs et trois absides. Un poème décrit cette cathédrale, ornée d'or et de pierreries par l'évêque Ratald[4]. La cathédrale est la proie des flammes à de multiples reprises, en 873, 1002 et 1007.

En 1015, l'évêque de Strasbourg Werner de Habsbourg, et l'empereur Henri II posent ensemble la première pierre d'une nouvelle cathédrale sur les ruines de l'édifice carolingien. Werner construit une cathédrale de style ottonien, mais celle-ci brûle en 1176, car les nefs sont à l'époque couvertes d'une charpente en bois.

Construction de la cathédrale actuelle (1176-1439) [modifier]

Après le sinistre, Henri de Hasenbourg, nouvel évêque de Strasbourg de 1180 à 1190, décide la construction d'une quatrième cathédrale, devant être plus belle que celle de Bâle, qui vient d'être achevée. Le chantier de la nouvelle cathédrale commence sur les fondations de la construction précédente et ne s'achève que plusieurs siècles plus tard, en 1439. La construction débute par le chœur et le transept Nord, dans un style roman. Mais en 1225, une équipe venant de Chartres révolutionne la construction, par l'apport du style gothique. Afin de trouver de l'argent pour terminer la nef, le diocèse recourt aux indulgences en 1253. Témoignage de la double influence française et allemande, l'utilisation pour les vitraux des couleurs rouge et bleu (typique d'une équipe française) et la présence marquée de vert (style allemand).

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:43

Dès le Bas-Empire, un cimetière gallo-romain est attesté sur le site de Saint-Denis. Au IVe siècle, un mausolée fut élevé à l'emplacement du maître-autel actuel. Puis au Ve siècle, sainte Geneviève acheta les terres alentours et fit construire une église qui fut agrandie à deux reprises sous les Mérovingiens, notamment sous Dagobert Ier.

Vers l'an 630, on y plaça les corps de saint Denis (premier évêque de Paris) et ses deux compagnons, le prêtre Rustique et le diacre Eleuthère. Un nouveau sanctuaire fut entrepris vers 750 par Pépin le Bref. Sous les Carolingiens, une église de plan basilical à trois nefs et à transept saillant fut construite. Elle fut rénovée au cours des âges, jusqu'au XIVe siècle. Dans la première moitié du XIIe siècle, entre 1135 environ et 1144, l'abbé Suger, conseiller du roi Louis VI le Gros et de Louis VII le Jeune, agrandit l'abbatiale en remaniant le narthex d'une façade dotée pour la première fois d'une rose et de trois portails de grandes dimensions. Il modifie aussi le chœur en lui ajoutant des chapelles rayonnantes. L'abbaye est consacrée le 11 juin 1144, inaugurant le francigenum opus, appelé plus tard l'art gothique. Par la suite, l'édifice devint encore plus important. Il abrita les regalia (instruments du sacre), devint nécropole royale et plus seulement dynastique.

Depuis Hugues Capet, elle est considérée comme la principale nécropole de la monarchie française.

Le premier des rois Capétiens, Hugues Capet, fut abbé laïc de Saint-Denis, et il s'appuya souvent sur la puissance de l’abbaye pour conforter son pouvoir.

Le 22 août 1291, une bulle du pape Nicolas IV, datée d'Orvieto, confirmant elle-même une bulle de Célestin III, accorda aux religieux de Saint-Denis le privilège de n'être soumis à aucune sanction canonique, émanée de qui que ce fût, hormis de leurs abbés, sans une licence spéciale du souverain pontife.

C'est à l'abbaye de Saint-Denis que les rois de France se rendaient pour y prendre l'oriflamme avant de partir en guerre ou en croisade.

En 1576, pendant les guerres de religion, les protestants et les catholiques s'y livrèrent une furieuse bataille, et en 1593, Henri IV y abjura le protestantisme.

Saint-Denis et le patrimoine [modifier]

Dagobert fut le premier roi à se faire inhumer en ce lieu, à l'instar de saint Denis, premier évêque de Paris martyrisé au IIIe siècle.
Du fait de son statut de nécropole des rois de France, la basilique joua un rôle important dans l'histoire du patrimoine en France, scellant l'alliance entre la monarchie française et l'Église.

La tombe de Saint Louis, ouvrage d'orfèvrerie, avait été détruite par l'envahisseur anglais lors de la guerre de Cent Ans.

En 1793, les sépultures des rois furent violées, les squelettes profanés, et les corps embaumés des Bourbons jetés dans une fosse commune. Les trésors immenses accumulés dans la basilique par les souverains au cours des siècles furent fondus ou dispersés. Quant aux gisants, chefs-d’œuvre de l'art funéraire remontant au bas moyen-âge pour les plus anciens, ils furent en grande partie détériorés.

En 1816, à la Restauration, Louis XVIII ordonna la reconstitution de la nécropole royale. Les restes des monarques furent placés dans un ossuaire installé dans la crypte.

Par la suite, les travaux de restauration furent complétés, pour aboutir à l'état que nous connaissons aujourd'hui, par Eugène Viollet-le-Duc qui avait par ailleurs entrepris la restitution de la cathédrale de Notre-Dame, elle aussi profanée.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:39

C'est une construction d'architecture gothique dont les premières pierres remontent au haut Moyen Âge. Elle a la particularité, rare en France, de conserver son palais archi-épiscopal et les constructions annexes environnantes datant de la même époque. Un de ses éléments les plus remarquables est sa façade occidentale, encadrée de deux tours dissemblables : la tour Saint-Romain et la tour de Beurre (cette dernière, édifiée selon la légende avec l'argent des indulgences de carême, est un véritable chef-d'œuvre du gothique flamboyant). L'étage flamboyant de la tour Nord (tour Saint-Romain) a été détruit en 1944 par un incendie et reconstruit récemment. La façade occidentale inspira, au XIXe siècle de nombreux artistes et, plus particulièrement, Claude Monet.

Comme la plupart des cathédrales normandes, la cathédrale possède, à la croisée du transept, une « tour-lanterne ». La flèche en bois qui la couronnait fut détruite par un incendie en 1822. Elle est à présent surmontée d'une flèche en fonte, construite de 1825 à 1876 qui culmine à 151 mètres de hauteur. C'est la plus haute de France, et c'était le plus haut bâtiment du monde au moment de son achèvement.

La première mention attestée d'un évêque à Rouen remonte à l'an 314. Mais cette date, un an après l'autorisation du culte chrétien dans l'Empire romain, semble trop précoce pour imaginer l'existence d'un édifice religieux. Par contre, quelques dizaine d'années plus tard, un sermon de l'évêque Victrice daté d'environ 395/396 sous-entend la présence d'une cathédrale dans la cité et évoque la construction d'une basilique à proximité. En 1986, les fouilles menées par l'archéologue Jacques Le Maho ont permis de confirmer l'existence de cette dernière église. Elle se trouvait quelques dizaines de mètres au nord de la cathédrale actuelle. Comme beaucoup d'autres villes métropolitaines paléochrétiennes, le groupe épiscopal de Rouen se composait donc d'au moins deux églises :

  • un édifice principal dédié à Notre-Dame, implanté à l'endroit de la cathédrale actuelle ;
  • une église martyriale, dédiée peut-être à saint Étienne, (aujourd'hui la cour d'Albane) ;
  • probablement un baptistère entre les deux.

En 1954, l'archéologue Georges Lanfry ouvrit un sondage au niveau de la dernière travée de la nef afin justement de découvrir l'antique église Notre-Dame. En fait, il mit au jour une crypte plus tardive, de l'époque carolingienne. À la lumière de cette découverte, on suppose que Notre-Dame était en ce temps un édifice bien plus petit qu'aujourd'hui (60 m de long ?).

Au IXe siècle, on procéda à plusieurs réaménagements (palais épiscopal, logement canonial, ajout d'un westwerk à l'église martyriale) mais en 841, l'incendie de Rouen par les Vikings détruisit le groupe cathédral. L'ensemble semble remis en état d'une façon provisoire en attendant le retour de la paix dans la région. Au Xe siècle, Rouen devint la capitale du jeune duché de Normandie. Nécropole des premiers ducs, la cathédrale bénéficia d'importants travaux. Vers 1030, l'archevêque Robert le Danois reconstruisit le chœur en style roman et inséra une crypte en dessous. Grâce à des fouilles archéologiques menées vers 1938-1939, Georges Lanfry a pu dégager le plan oriental de l'église : un déambulatoire faisait le tour du chœur et ouvrait sur trois chapelles absidiales. Un autre archevêque, Maurille (1055-1067), acheva le chantier ainsi que la reconstruction de la nef. Malgré la construction de la cathédrale gothique ensuite, la crypte qui abritait sûrement les reliques de la Vierge, subsiste et peut se visiter.

En somme, on peut déterminer trois états successifs du monument :

Des fouilles récentes ont montré qu'un premier sanctuaire à double nef a été construit sur le site de la cathédrale actuelle à la fin du IVe siècle. La basilique fut détruite lors des invasions normandes.

  • La cathédrale romane :

Les travaux de la cathédrale romane débutèrent vers 1020, sous l'épiscopat de Robert d'Évreux. Le vaisseau central reprenait l'emplacement de la nef sud de la basilique primitive. Il ne reste actuellement qu'une crypte, correspondant aux fondations du chœur de la cathédrale romane.

  • la cathédrale gothique
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:37

Une première cathédrale fut édifiée à Reims au Ve siècle par l' évêque saint Nicaise sur d'anciens thermes gallo-romains. Déjà dédiée à la Sainte Vierge, cet édifice accueillit le baptême de Clovis (496 ou 25 decembre 498 selon certains historiens) consacré par l'évêque saint Remi. En 816, le fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux choisit Reims pour y être sacré empereur. Le prestige de la sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d'Henri Ier (1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims.

Le 6 mai 1211, l'archevêque de Reims Aubry de Humbert lance la construction de la nouvelle cathédrale de Reims (l'édifice actuel), destinée à remplacer la cathédrale carolingienne détruite par un incendie l'année précédente. Quatre architectes se succédèrent (Jean d'Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons) sur le chantier dont le gros œuvre fut achevé en 1275.

La cathédrale de Reims a été qualifiée de « cathédrale martyre » car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commença à être bombardée par les Allemands. Un échafaudage resté en place sur la tour nord prit feu, permettant à l'incendie de se communiquer à toute la charpente. Le plomb de la toiture fondit et se déversa par les gargouilles, détruisant la résidence des archevêques : le Palais du Tau. Les riverains le ramassèrent par la suite et le restituèrent à l'issue du conflit.

La cathédrale fut restaurée sous la direction d'Henri Deneux, natif de Reims et architecte en chef des monuments historiques, avec l'aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller). Le chantier débuta en 1919 et dure encore de nos jours.


La charpente de chêne, détruite, fut remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l'ensemble. Deneux s'est inspiré d'un ingénieux système inventé par l'architecte Philibert Delorme au XVIe siècle. Son faible encombrement a permis le dégagement d'un vaste espace, formant une véritable nef, au-dessus du voûtement.

De nos jours, les clochers ne possèdent plus que deux cloches : Marie (12 tonnes) et Charlotte (8 tonnes - à confirmer). Elles ne sont plus utilisées, de peur de continuer à fragiliser le bâtiment, endommagé durant la Seconde Guerre mondiale.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:35
  • La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan est un édifice construit entre 1324 et 1509. Elle est la cathédrale du diocèse d'Elne, puis, à partir de 1602 de Perpignan.
  • Elle succède à un autre édifice dédié à saint Jean-Baptiste, l'église Saint-Jean-le-Vieux, construite aux XIIe et XIIIe siècles (consacré en 1246), qui subsiste à son flanc nord. Cette église, siège de la paroisse primitive de Perpignan créée en 1025, devint le siège d'une communauté de chanoines augustins en 1102.
  • Dès 1230, la chapellenie majeure de cette communauté fut unie au siège épiscopal d'Elne. En 1324, alors que Perpignan était la capitale du royaume de Majorque, le roi Sanche lança le chantier du nouvel édifice qui, s'il n'était pas la cathédrale en titre du diocèse, n'avait pas moins l'ambition de le devenir.
Partie supérieure de la façade occidentale
Partie supérieure de la façade occidentale
  • Pour remplacer le cimetière situé au sud de Saint-Jean-le-Vieux, dont l'espace devait être occupé par la nouvelle construction, on avait commencé dès 1298 par construire un vaste cloître-cimetière situé plus au sud, au détriment d'un espace déjà urbanisé.
  • La nouvelle église devait comporter trois nefs, un court transept et un chevet simple à trois absides, les bas-côtés étant flanqués de chapelles. Le chantier lancé en 1324 ne connut une activité soutenue que durant moins de vingt ans, l'absidiole sud du chevet étant la seule partie atteignant une certaine hauteur de construction, grâce aux libéralités de la sœur du roi, Sancie de Majorque, reine de Naples.
  • Dès 1344 en effet, ce fut la fin du petit royaume, et quatre ans plus tard, les ravages de la peste noire mirent un coup d'arrêt à l'entreprise. Pendant plus de soixante ans, le chantier n'avança que très peu ou pas du tout. C'est sous l'épiscopat de Jérôme d'Ocon, au début du XVe siècle que la construction reprend, semble-t-il, sous l'impulsion de Galceran Albert, administrateur du diocèse. Le maître d'œuvre de l'édifice est alors le majorquin Guillem Sagrera, cité comme tel en 1416 et qui continuera ses fonctions malgré son retour à Majorque en 1422.
  • En 1436, Galceran Albert, parvenu à l'épiscopat, change, sans doute selon le projet de Sagrera, le plan de l'édifice projeté : la construction est réduite à une seule nef, de grandes largeur (18 m) et hauteur (26 m), flanquée de chapelles entre contreforts qui remplacent les bas-côtés initialement prévus. Ce choix traduit le désir d'une édification plus facile et moins coûteuse, en même temps qu'un choix esthétique en faveur de la nef unique qui s'est imposée depuis la fin du XIIIe siècle comme la formule-type des grandes églises dans le domaine méridional.
  • La construction suit à partir de ce moment un rythme régulier, progressant d'ouest en est : c'est au cours la première occupation française du Roussillon, entre 1490 et 1493, que le sanctuaire est voûté. La première messe est célébrée en 1504, alors que l'édifice est solennellement consacré le 16 mai 1509, cent quatre-vingt cinq ans après la pose de sa première pierre.
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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:32

On pense qu'au début de l'ère chrétienne il existait à l'emplacement de Notre-Dame, un temple païen, remplacé ultérieurement par une grande basilique chrétienne sans doute assez semblable aux basiliques antiques. Nous ne savons pas si cet édifice, dédié à saint Étienne, a été élevé au IVe siècle et remanié par la suite ou si il date du VIe siècle avec des éléments plus anciens réemployés (hypothèse de la cathédrale de Childebert Ier, fils de Clovis et de Clotilde).

Quoi qu'il en soit, cette cathédrale Saint-Étienne était de très grandes dimensions pour l'époque. Sa façade occidentale, se trouvait à une quarantaine de mètres plus à l'ouest que la façade actuelle de Notre-Dame et avait une largeur à peine inférieure : elle mesurait 36 mètres. Quant à la longueur de l'ancien édifice, elle était de 70 mètres, c'est-à-dire un peu plus de la moitié de la longueur de la cathédrale actuelle. Des rangées de colonnes de marbre séparaient cinq nefs. L'édifice était orné de mosaïques. Elle était complétée sur son flanc nord par un baptistère, appelé Saint-Jean le Rond. La présence d'un baptistère est attestée avant 451.

La cathédrale Saint-Étienne semble avoir été régulièrement entretenue et réparée, suffisamment en tout cas pour résister aux guerres et aux siècles. Cependant, en 1160, l'évêque Maurice de Sully décida la construction d'un sanctuaire d'un nouveau type beaucoup plus vaste. Comme dans l'ensemble de l'Europe de l'ouest, les XIIe et XIIIe siècles se caractérisent en effet par une rapide augmentation de la population des villes françaises, liée à un important développement économique, et les anciennes cathédrales étaient un peu partout devenues trop petites pour contenir les masses de plus en plus grandes de fidèles. Les spécialistes estiment que la population parisienne passe en quelques années de 25 000 habitants en 1180, début du règne de Philippe II Auguste, à 50 000 vers 1220, ce qui en fait la plus grande ville d'Europe, en dehors de l'Italie [4] [5].

L'architecture de la nouvelle cathédrale devait s'inscrire dans la ligne du nouvel art que l'on appellera gothique ou ogival. Plusieurs grandes églises gothiques avaient déjà été inaugurées à ce moment : l'Abbatiale Saint-Denis, la cathédrale de Noyon et celle de Laon, tandis que celle de Sens était en voie d'achèvement. La construction, commencée sous le règne de Louis VII dura de 1163 à 1345. À cette époque, Paris n'était qu'un évêché, suffragant de l'archevêque de Sens.

Coupe schématique de la grande nef avec ses 2 bas-côtés d'égale hauteur et ses tribunes telle qu'elle se présentait en 1220-1230. Vers 1230, suite à l'agrandissement des fenêtres hautes, on remplaça les arcs-boutants supérieurs à double volée par des grands arcs-boutants à simple volée, tels que le montre la photo ci-dessous.
Coupe schématique de la grande nef avec ses 2 bas-côtés d'égale hauteur et ses tribunes telle qu'elle se présentait en 1220-1230[6]. Vers 1230, suite à l'agrandissement des fenêtres hautes, on remplaça les arcs-boutants supérieurs à double volée par des grands arcs-boutants à simple volée, tels que le montre la photo ci-dessous.
Les arcs-boutants de la nef auront bientôt huit siècles d'âge. Ils datent des environs de l'an 1230.
Les arcs-boutants de la nef auront bientôt huit siècles d'âge. Ils datent des environs de l'an 1230.
La moitié inférieure de la face sud de la tour sud, fort peu ornée, a des allures austères de forteresse. Cette partie de la tour est flanquée d'une tourelle polygonale percée de meurtrières et abritant un escalier permettant l'accès aux étages supérieurs. La base des tours date des années 1190-1225, c'est-à-dire du règne de Philippe Auguste
La moitié inférieure de la face sud de la tour sud, fort peu ornée, a des allures austères de forteresse. Cette partie de la tour est flanquée d'une tourelle polygonale percée de meurtrières et abritant un escalier permettant l'accès aux étages supérieurs. La base des tours date des années 1190-1225, c'est-à-dire du règne de Philippe Auguste

Première période : 1163 - 1250 [modifier]

En 1163 a lieu la pose de la première pierre par le pape Alexandre III alors réfugié à Sens, en présence du roi Louis VII. L'essentiel des travaux se fera sous la direction de l'évêque Maurice de Sully (1160-1197) et de son successeur Eudes de Sully (1197-1208), ce dernier sans lien de parenté avec le premier. On distingue quatre campagnes d'édification correspondant à quatre maîtres d'œuvre différents dont les noms ne nous sont pas parvenus.

  • 1163-1182 : construction du chœur et de ses deux déambulatoires.
  • 1182-1190 : construction des quatre dernières travées de la nef, des bas-côtés et des tribunes. La construction de la nef commença en 1182, après la consécration du chœur. Certains pensent même que les travaux débutèrent dès 1175. Les travaux s'arrêtèrent après la quatrième travée laissant la nef inachevée.
  • 1190-1225 : construction de la base de la façade et des deux premières travées de la nef. On commença l'édification de la façade en 1208. A partir de cette année, les portails furent construits et décorés. L'étage de la rose date de 1220-1225. La construction des premières travées de la nef fut reprise en 1218 afin de contrebuter la façade.
  • 1225-1250 : partie haute de la façade, et les deux tours. Agrandissement des fenêtres hautes (suppression des petites rosaces) pour remédier à l'obscurité (vers 1230). Simultanément la toiture des combles des tribunes est remplacée par des terrasses, et de nouveaux arcs-boutants, dotés de chaperons à chéneaux, permettent l'évacuation des eaux de pluie de la partie supérieure de l'édifice. On construit les chapelles latérales de la nef entre les culées des arcs-boutants. La tour sud est achevée en 1240 et l'on abandonne la même année l'idée de doter les tours d'une flèche. En 1250 fin de la construction de la tour nord. À cette date la cathédrale est en fait terminée et totalement opérationnelle. Nous sommes en plein règne de saint Louis. Les phases ultérieures de l'édification concerneront des additions, embellissements, réparations et modifications parfois fort importantes.

Deuxième période : 1250 - moitié du XIVe siècle [modifier]

A cette époque, on s'aperçut que les portails du transept, construits en style roman, contrastaient par la sévérité de leur architecture avec la grande façade gothique richement ornée au goût du jour. La reconstruction des parties romanes fut alors prestement décidée par l'évêque Renaud de Corbeil (1250-1268).

Nous connaissons les noms des maîtres d'œuvre qui se sont succédé durant cette période. Il s'agit de Jean de Chelles, Pierre de Montreuil, Pierre de Chelles, Jean Ravy, Jean le Bouteiller et Raymond du Temple.

Jean de Chelles procéda à l'allongement des croisillons du transept, au nord d'abord (vers 1250), puis au sud. On lui doit la façade nord du transept et sa superbe rosace. Suite à son décès en 1265, son travail sur le croisillon sud fut terminé par Pierre de Montreuil à qui l'on doit la façade sud du transept et sa tout aussi belle rosace. Il mourut en 1267. Pierre de Montreuil avait également achevé les chapelles et la porte rouge. De même, il débuta le remplacement des arcs-boutants du chœur.

Son successeur Pierre de Chelles construisit le jubé et commença les chapelles du chevet en 1296.

Ces dernières furent achevées par Jean Ravy qui fut maître d'œuvre de 1318 à 1344. Jean Ravy débuta la construction des admirables arcs-boutants du chœur d'une portée de 15 mètres. Il commença aussi la confection de la clôture du chœur.

En 1344, son neveu Jean le Bouteiller lui succéda jusqu'en 1363.

Après son décès, son adjoint Raymond du Temple termina les travaux, et notamment la superbe clôture du chœur.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:28

La cathédrale Saint-Julien est un édifice religieux situé dans la ville du Mans. Elle est le symbole du diocèse et de l'évêché du Mans où siège l’évêque de la ville. Elle est l’un des plus grands édifices de l’époque gothique-romane de France et un cas unique dans l’Ouest.

L’édifice est souvent comparé aux cathédrales de Reims ou de Chartres. Moins connue, celle du Mans a subi maintes constructions et reconstructions depuis sa fondation. Commencée vers 1060 par l’évêque Vulgrin, elle fut achevée sous sa forme actuelle vers 1430. Elle ne fut jamais véritablement finie. En effet, elle aurait dû être encore agrandie vers 1500, mais le manque de moyens fit se résigner les autorités religieuses de l’époque. Attaquée par la pollution de l'air au fil des ans, sujette au vieillissement naturel, la cathédrale Saint-Julien est un chantier quasi-permanent de rénovation. Elle abrite les tombes de saint Julien ou de Charles d'Anjou.

La fondation de la cathédrale remonterait au IVe ou Ve siècle. Les premières traces historiques sont celles de l’évêque Vulgrin en 1056. Il choisit lui-même l’emplacement de l’édifice, à l’opposé du mur d’enceinte nord de la ville. Ce choix ne s’avérera pas être le meilleur pour les futurs agrandissements de la cathédrale. C’est alors le « redressement moral et religieux du Mans ». Dix ans après cette première construction, l’édifice s’écroule. Les successeurs de Vulgrin décident de poursuivre son œuvre. L’évêque Arnaud, en charge dès 1067, reprend la construction. En 1081, le chœur et la crypte sont bâties, de même que les fondations du transept et de ses tours. De cette « reconstruction », il ne reste aujourd’hui plus qu’un fragment d’arc du transept nord. L’évêque Hoël décide en 1085 d’achever les travaux de son prédécesseur. Admiratif du travail normand, il fait appel à des ouvriers de cette région pour poursuivre la construction. Les tours et les bas-côtés de la nef sont achevés dans ce style. Pendant cette longue construction, il est impossible pour les pèlerins d’approcher les reliques et les tombeaux de saint Julien, premier évêque du Mans et grande figure du christianisme oriental. L’économie mancelle en est entachée. Les habitants obligent alors l’architecte à ouvrir l’édifice aux visiteurs. Cela est fait le 17 octobre 1093. Une partie achevée de la cathédrale est montrée au public.

Entre agrandissements et reconstructions [modifier]

L’intérieur d’une des tourelles Est de la Cathédrale
L’intérieur d’une des tourelles Est de la Cathédrale
Statuettes et meubles anciens
Statuettes et meubles anciens

Trois ans passent avant que le nouvel évêque Hildebert de Lavardin ne reprenne la supervision des travaux. La direction en est en fait confiée à un moine de Vendôme : Jeans. La cathédrale est considérée comme pleinement achevée en 1120. La dédicace est célébrée par l’évêque Hildebert et les autorités de l’époque sont impressionnées par le résultat. En vérité, la cathédrale à cette époque ne ressemble pas tellement à celle qui est aujourd’hui visible. Grande pour l’époque, elle est comparable à la taille d’une grande église d’aujourd’hui. En 1134, un orage s’abat sur la ville du Mans. Toutes les maisons placées sur la « colline Plantagenêt » sont détruites dans un incendie. Les toits étant alors de chaume et de pailles, les éclairs embrasent les « demeurent rouges ». La cathédrale n’y échappe pas. On reconstruit rapidement les parties sinistrées, mais 4 ans plus tard, un autre incendie vient frapper la ville et l’édifice. La nef centrale et la tour sud sont alors refaites. La nef centrale devient un édifice superbe : 55 mètres de longs sur 23 de largeur sont nécessaires pour créer cette pièce en style purement roman. On essaie de nouvelles techniques de fondation pour rebâtir la voûte. La croisée d’ogives est adoptée. Les piliers sont réhabilités et des baies plus hautes et plus grandes sont insérées. Face à la rue principale du Mans, un grand portail voit le jour. Placé sur le flanc sud de la nef, il n’a plus bougé depuis. Guillaume de Passavant, nouvel évêque, inaugure et dédicace la nouvelle cathédrale le 18 avril 1158. Les travaux reprennent en 1220. L’ancien chœur, apparaissant trop sombre et trop étroit pour l’évêque d’alors, une nouvelle construction est entreprise. Le résultat doit être selon ses dires « large et magnifique ». Dès 1217, le mur d’enceinte sud de la ville avait été détruit dans cette optique. Il est reconstruit, mais dans des matériaux différents de ceux utilisés par les premiers rois Plantagenêt. Sans cette initiative, la cité Plantagenêt aurait été, peut être encore aujourd’hui, pleinement entourée de son mur. Cependant, sans cette démolition, le panorama qu’offre aujourd’hui la cathédrale n’aurait jamais vu le jour. La cathédrale cumule deux arts majeurs en un seul bâtiment : l’art roman (la nef) et le nouvel art gothique (le nouveau chœur). Les vitraux sont encore aujourd’hui le symbole de cette « fusion des genres ».

Avec le soutien de la région, et les dons des citoyens, un projet de restitution de la flêche de la cathédrale, ainsi que ses quatre pyramidons est en cours. Dans un futur proche, la cathédrale Saint-Julien du Mans devrait retrouver toute sa splendeur.

La forme finale [modifier]

L'intérieur du choeur
L'intérieur du choeur

Les traces de l’histoire de la construction se perdent alors. La taille du chantier est gigantesque. C’est une véritable transformation. Seuls trois noms d’architectes restent sur les registres des archives de la ville. Il y en a certainement eu beaucoup plus… Le nouveau chœur est achevé en 1254. Il surpasse de 10 mètres de haut le reste de la cathédrale. Après 100 ans de tranquillité, les pierres de l’édifice sont de nouveaux sollicitées pour une reconstruction. Une sacristie est édifiée alors qu’elle communique au sud avec le déambulatoire qui a servi à la construction du chœur. Le bâtiment gagne encore en grandeur.

Les chanoines trouvent ensuite que la construction « à deux vitesses » de l’édifice a conduit à le rendre assez laid. La rencontre des genres entre les deux parties rénovées et non rénovées amoindrit la splendeur du bâtiment. Le transept et la nef doivent alors être relevés de 10 mètres, pour se situer à la même hauteur que le chœur lui-même. Les travaux sont entamés dès 1385 par l’architecte Jehan le Mazçon. Le transept sud est achevé aux alentours 1392. C’est à cette date que Charles VI arrive au Mans. Une salle d’archives naît au dessus du portail de la nef.

En 1403, les travaux du transept Nord commencent. C’est alors une période noire pour tout le Nord de la France. La guerre de Cent Ans stoppe les constructions. En 1419, la cathédrale menace de s’effondrer. Heureusement, ses fondations seront consolidées à temps. Le transept Nord est achevé vers 1430. C’est à cette date que la cathédrale prend le visage qu’on lui connaît aujourd’hui.

De nombreux autres projets avaient été faits dès la fin de la guerre de Cent Ans, pour agrandir encore plus ce bâtiment, déjà impressionnant. L’exhaussement de la nef a notamment été à l’étude. Mais les caisses sont vides après la guerre et aucun agrandissement n’est plus tenté.

De nombreuses restaurations ont été faites au fil des siècles. Au XXe siècle, aucun bombardement ne touche le bâtiment lors des deux guerres mondiales (ce qui n’est pas le cas des ponts du Mans). La pollution et le vandalisme donnent à la cathédrale un aspect sombre et laid dès les années 1970.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 09:25

L'actuelle cathédrale, de style gothique dit lancéolé, a été construite au début du XIIIe siècle, pour la majeure partie en 30 ans, sur les ruines d'une précédente cathédrale romane, détruite lors d'un incendie en 1194.

Grand lieu de pèlerinage, cette cathédrale et ses tours dominent la ville de Chartres et la plaine de la Beauce alentour. Elles s'aperçoivent à plusieurs dizaines de kilomètres de distance. La cathédrale a été le premier monument classé au patrimoine mondial par l'UNESCO en 1979.

Il semble qu'une ancienne grotte druidique ait servi de sanctuaire aux premiers chrétiens à l'époque romaine. Mais cette hypothèse n'est pas confirmée.
Au IVe siècle — vers 350 — eut lieu la construction de la première cathédrale appelée cathédrale d'Aventin. Celui-ci est le premier évêque de la ville de Chartres. Elle fut édifiée aux pieds des murs gallo-romains qui entouraient la ville. Cette première cathédrale fut incendiée en 743 ou 753 par les troupes de Wisigoths du duc d'Aquitaine Hunald, lors du sac de la ville. Un deuxième sanctuaire fut alors construit.

Le 12 juin [858], cette deuxième cathédrale fut détruite par les pirates Vikings. L'évêque Gislebert reconstruisit un édifice plus grand. De ce dernier, il subsiste actuellement le martyrium, appelé chapelle Saint-Lubin.

En 876, le roi Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne fit don à la cathédrale de la sainte relique connue sous le nom de "Voile de La Vierge" ou "Sainte Tunique").

Le 5 août 962 cette troisième cathédrale fut à son tour incendiée pendant la guerre qui opposa Richard Ier, duc de Normandie, au comte de Chartres, Thibault le Tricheur. Un quatrième édifice lui succéda.

Les 7 et 8 septembre 1020, ce quatrième édifice fut à son tour accidentellement ravagé par le feu. L'évêque Fulbert releva l'église de ses ruines, en style roman. En 1020, on construisit la crypte que nous connaissons actuellement. La construction de cette dernière dura de 1020 à 1024.
La dédicace de cette cinquième cathédrale eut lieu le 17 octobre 1037. L'évêque Fulbert était décédé en 1029.

Construction de la cathédrale actuelle [modifier]

Le 5 septembre 1134, la ville de Chartres fut presque entièrement détruite par un incendie. Mais la cathédrale romane de Fulbert fut épargnée. De 1134 à 1155, on éleva la façade occidentale que nous connaissons toujours aujourd'hui, et peu après, on commença la tour nord. De 1142 à 1150 eut lieu le montage du portail royal et de ses sculptures.
En 1145, on commença la tour sud (appelée actuellement clocher "vieux"), dont la construction s'acheva, avec sa flèche, avant 1170.
La tour nord (appelée clocher "neuf") fut terminée vers 1150. mais elle ne comportait que 2 étages et était couverte en plomb.

Le 11 juin 1194 eut lieu un nouvel incendie qui n'épargna que les cryptes, la façade occidentale et les tours. Le Voile de la Vierge avait été mis à l'abri dans la crypte dite "chapelle de Saint Lubin". La tour sud était terminée, mais la tour nord n'atteignait que 41 mètres environ. Aucune des deux ne souffrit du feu. En réchappèrent aussi la façade ouest au complet et le vitrail "Notre-Dame de la belle verrière".

La reconstruction de l'édifice sous la forme que nous connaissons actuellement débuta immédiatement. Son architecte est inconnu. A l'exception de la façade occidentale et de la crypte, tout fut reconstruit.

En 1240, les vitraux étaient déjà réalisés. Et la consécration solennelle eut lieu en 1260
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