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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 08:06

La cathédrale actuelle occupe un emplacement où plusieurs sanctuaires se sont succédé ; on en sait peu de choses. Le premier édifice date de la fin du IIIe siècle, à l'époque gallo-romaine, et aux cours des neuf siècles suivants plusieurs cathédrales furent édifiées. Plusieurs fois des incendies les réduisirent en cendres. Tel fut le cas en 850, lors d'une invasion normande, puis en 1019, puis encore en 1107. Après ce sinistre une nouvelle église, romane, fut édifiée dont nous ne possédons aucun document permettant de déterminer ce qu'elle était.

Le 17 décembre 1206, un croisé picard nommé Wallon de Sarton, chanoine de Picquigny, qui lors du pillage de Constantinople par les croisés en 1204, avait réussi à subtiliser la sainte relique du crâne de saint Jean-Baptiste, ramena celle-ci à Amiens où il fut reçu par l'évêque Richard de Gerberoy. Très rapidement la relique devint l'objet d'un important pèlerinage. De nombreux princes français et étrangers vinrent l'honorer. Mais la tête du saint attira surtout les gens atteints de surdité, de mutisme, de cécité et avant tous les gens atteints du mal saint-Jean, c'est-à-dire d'épilepsie. Cet afflux rendit fort vite la cathédrale romane trop petite.

En 1218, la foudre tomba sur la flèche de l'ancienne cathédrale, ce qui mit le feu aux charpentes. Le toit s'embrasa avec une rapidité stupéfiante et bientôt, ce fut l'édifice tout entier qui s'écroula dans les flammes. L'évêque Évrard de Fouilloy décida de reconstruire une nouvelle cathédrale, non seulement bien plus vaste et plus belle que la précédente, mais aussi inégalée parmi les autres sanctuaires de la chrétienté. Il fallait également que cette nouvelle cathédrale, par son programme iconographique soit un véritable livre de pierres, qui favoriserait l'enseignement de la religion auprès du peuple chrétien. On parlera plus tard de la Bible d'Amiens.


 

Édification de la cathédrale actuelle (1220-1288) [modifier]

Les travaux de construction débutèrent en 1220 et la pose de la première pierre se déroula dit-on dans l'allégresse. Peu auparavant on avait reculé l'enceinte de la ville dont la population avait fort augmenté. En 1190, les remparts avaient été reculés à l'est et peu après en 1193, au sud. Les bâtisseurs bénéficiaient de ce fait d'un espace agrandi à l'intérieur de la nouvelle enceinte (dite de Philippe-Auguste) et purent ainsi prévoir un sanctuaire de dimensions gigantesques (145 mètres de long sur 70 de large au transept). Il fallut cependant détruire l'église Saint-Firmin-le-Confesseur qui occupait l'emplacement prévu pour le bras nord du transept, ainsi que l'Hôtel-Dieu qui aurait empêché la construction de la tour nord de la façade principale. Contrairement à la règle habituelle, les travaux commencèrent par la nef. La cathédrale continua pense-t-on à utiliser provisoirement le chœur de l'ancienne église romane.

En ce début du XIIIe siècle, période du règne de Philippe-Auguste, Amiens vivait en pleine prospérité. La ville profitait de la proximité des Flandres dont l'activité drapière était florissante, ainsi que des foires de Champagne toutes proches. Mais c'était le commerce de la guède ou pastel des teinturiers, utilisée pour la teinture des draps et cultivée dans la région, qui assurait à la bourgeoisie amiénoise la base de sa fortune. Amiens en avait le quasi-monopole et l'évêché d'Amiens participait à la prospérité générale. Les généreux donateurs ne manquaient pas, et les ressources de l'évêché lui permettaient de financer ce chantier gigantesque.

Robert de Luzarches étant décédé en 1222, ainsi d'ailleurs que l'évêque Évrard de Fouilloy, le nouvel évêque, Geoffroy d'Eu, confia la suite des travaux à Thomas de Cormont. Les dons affluaient de tous côtés et le chantier avançait rapidement de ce fait. En 1228, les murs de la nef atteignaient déjà le niveau de la naissance des voûtes. Cette même année Renault de Cormont succéda à son père comme maître d'œuvre. La nef fut achevée vers 1230.

Vers 1236, à la mort de Geoffroy d'Eu, la grande façade s'élevait déjà jusqu'aux corniches situées au dessus de la rosace, et la base du transept était édifiée.

Le nouvel évêque Arnoult s'attela dès lors à l'édification du chœur, et on construisit les chapelles rayonnantes. Mais dès 1240, les travaux ralentirent, le budget étant épuisé. On put cependant terminer le déambulatoire, où Arnoult fut inhumé en 1247.

Le nouvel évêque, Gérard de Coucy se soucia fort peu des travaux, lesquels se réduisirent à peu de choses entre 1247 et 1258. Cette année-là vit un incendie ravager les chapelles absidiales. Ce sinistre eut pour effet de fouetter l'ardeur des bâtisseurs et des bienfaiteurs, et les travaux reprirent à bon rythme jusqu'en 1269, année où le chœur fut terminé. La cathédrale gothique était dès lors opérationnelle, bien que les tours ne soient pas terminées.

Près de deux décennies plus tard, l'évêque Guillaume de Mâcon fit encore élever une flèche (la première) et fit exécuter diverses petites modifications au niveau du chœur et du chevet. Ces travaux se terminèrent en 1288. Cette année là, le labyrinthe fut créé, toujours sous la direction de Renault de Cormont. 1288 est la date retenue pour la fin de l'édification de la cathédrale. Les tours de la façade occidentale n'étaient toujours pas terminées. Au total cependant, l'édification avait été assez rapide puisque l'essentiel était fait. Cela donne à Notre-Dame d'Amiens une unité architecturale qui n'existe que rarement chez ses rivales.

La construction de la cathédrale d'Amiens a été fort importante pour le développement de la rationalisation des chantiers médiévaux et la taille en série des pierres. Dès le début de la construction en effet, Robert de Luzarches avait conçu quatre types différents de pierres qui furent fabriquées en série. Les pierres utilisées provinrent surtout des grandes carrières de Picquigny qui appartenaient aux chanoines de cette paroisse. Un contrat datant de 1234 nous est parvenu et fait état de cinquante livres parisis pour onze ans à payer aux chanoines de Picquigny [4]. Les pierres furent acheminées par bateau sur la Somme jusqu'à la ville d'Amiens.
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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 15:26





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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 14:17

Temasek ("la ville de la mer" en javanais, épelé Tumasik en chinois simplifié), l'ancien nom de l'île où se trouve Singapour, est attesté dès le XIVe siècle. Le Nagarakertagama, un poème épique écrit en 1365 dans le royaume javanais de Majapahit, mentionne « Tumasik » parmi les quelque cent « contrées tributaires » du royaume. En réalité, le territoire contrôlé par Majapahit ne s'étendait que sur une partie de l'est et du centre de Java. Les « contrées tributaires » étaient en fait des comptoirs formant un réseau commercial dont Majapahit était le centre. Majapahit y envoyait des dignitaires dont le rôle était de s'assurer que ces comptoirs ne s'adonnaient pas à un commerce privé qui échapperait au royaume.

L’île fut baptisée Singapura (« ville du lion » en sanskrit) au XIVe siècle par Parameswara (aussi connu comme Sang Nila Utama), un prince de Palembang dans le sud de l'île indonésienne de Sumatra qui se serait exilé pour refuser la suzeraineté de Majapahit après une attaque de celui-ci en 1377.

En fait, il n'y a jamais eu de lion sur l'île mais des tigres (il existe bien en revanche un lion d'Asie, Panthera leo persica). Les explorateurs étaient probablement tombés sur un fauve de la jungle et l'ont assimilé à un lion. L'animal symbolique de Singapour est un lion à queue de poisson, le Merlion.

En 1819, le Britannique sir Thomas Stamford Raffles en prit le contrôle pour faire face à la domination commerciale des Néerlandais dans la région. Le Traité de Londres de 1824 entre les Britanniques et les Néerlandais accorde à ces derniers le contrôle des territoires revendiqué par les Européens au sud de Singapour. En 1826, Singapour, Malacca et Penang constituent les colonies des détroits ou Straits Settlements. Ainsi, Singapour devint une base navale britannique importante, qui permettait de contrôler le passage à travers le détroit de Malacca.

Cependant, cet arrangement plaça la colonie sous la bureaucratie étendue et la hiérarchie complexe de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Plus tard, des commerçants firent pression sur les Britanniques pour réformer la législation car il y avait un besoin croissant de nouvelles mesures contre le crime et la piraterie. Singapour a été déclaré « colonie de la couronne » en 1867, ce qui signifie une domination de la couronne britannique sur Singapour qui durera jusqu'à l'indépendance en 1965, hormis la parenthèse de l'occupation japonaise.

Carte allemande de Singapour, du sud de l'état malaisien de Johor et des îles indonésiennes de Batam et Bintan en 1888
Carte allemande de Singapour, du sud de l'état malaisien de Johor et des îles indonésiennes de Batam et Bintan en 1888
Palais de justice Singapour
Palais de justice Singapour

Durant la colonisation britannique, l'immigration se développa. En effet, les Britanniques firent venir dans la région des travailleurs chinois et indiens pour développer le commerce et travailler dans les plantations d'hévéas. Vu l'interdiction faite aux étrangers d'acheter des terres agricoles en Malaisie, ces communautés s'installèrent à Singapour.

Durant la Seconde Guerre mondiale, à partir du 15 février 1942, l’île est soumise à l'expansionnisme du Japon Showa et intégrée dans la Sphère de co-prospérité de la grande Asie orientale, suite à une invasion dirigée depuis les terres, alors que les défenses de la ville n’étaient orientées que vers la mer. Ce dispositif était appelé « Syonan-To » (en français « lumière des Sud »). Dans la Sook Ching, on estime qu'entre 20 000 et 100 000 Chinois furent tués en tant qu'« éléments anti-Japonais » pendant l'occupation. Les historiens locaux appellent cette période « les années les plus sombres de l'histoire de Singapour ». L'armée impériale y implanta également l'unité de recherche bactériologique 9420, une filiale de l'unité 731, où des chercheurs nippons pratiquaient des expérimentations sur des cobayes humains. L'Empire britannique récupéra Singapour seulement le 5 septembre 1945.

En 1959 les Britanniques dotent Singapour d’une Constitution propre et Lee Kuan Yew est élu Premier ministre. Son parti, le People's Action Party (« Parti d'action populaire ») propose alors l’intégration à la Fédération de Malaisie (en français : Fédération des États de Malaisie), ce qui fut fait le 16 septembre 1963. Peu après, dès 1964, des troubles éclatent, et l’indépendance de la République de Singapour est proclamée le 9 août 1965.

Politique [modifier]

Padang
Padang

Article détaillé : Politique de Singapour

Le Président de la République de Singapour est élu au suffrage universel direct pour un mandat de six ans. Le 17 août 2005, le président actuel Sellapan Rama Nathan a été réélu. Le Président est le Chef d'État de la Nation. La Constitution singapourienne étant inspirée par le parlementarisme britannique, le Premier Ministre est le Chef du Gouvernement.

Le Parlement de Singapour est unicaméral, c'est le pouvoir législatif de Singapour. Il comprend 84 membres pour un terme maximum de cinq ans.

Dans les faits, le Parti d'action populaire domine la politique singapourienne depuis l’indépendance. Le mode de gouvernement se rapproche plus de l’autoritarisme que d’une démocratie multipartiste. Paradoxalement (pour les experts en sciences politiques), l’économie de marché singapourienne est un modèle de réussite tout en étant transparente et exempte de corruption.

Singapour est membre de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est).


 

Sentosa, qui signifie "paisible" en malais, est une île et station touristique à Singapour, visitée par à peu près 2 millions de touristes par an.

 

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 14:07

Antibes est située au bord de la Méditerranée, à 205 km à l'est de Marseille (chef-lieu de région), 23 km au sud-ouest de Nice (chef-lieu de département), 15 km au sud-est de Grasse (chef-lieu d'arrondissement) et environ 10 km à l'est de Cannes.

La Brague se jette dans la Méditerranée sur le territoire de la commune d'Antibes.

La commune est constituée de plusieurs quartiers bien distincts, dont les principaux sont :

  • Antibes proprement dit,
  • le Cap d'Antibes, célèbre pour ses riches demeures,
  • Juan-les-Pins,
  • La Croix Rouge
  • La Fontonne
  • Saint-Claude
  • Les Semboules
  • Saint-Jean
  • Saint-Maymes
  • Nova Antipolis
  • Laval

Antibes a donné son nom antique, Antipolis, à une importante zone d'activités, Sophia Antipolis, située dans ses environs (principalement sur la commune de Valbonne), où sont regroupées des entreprises de recherche et développement dans le domaine des nouvelles technologies.

Histoire [modifier]

Les origines [modifier]

D'après les travaux anciens, Antibes aurait été fondée au Ve siècle av. J.-C. ou au IVe siècle av. J.-C. par des Phocéens de Marseille, lesquels, selon le géographe Victor Adolphe Malte-Brun, lui auraient donné son nom, Antipolis (la ville d'en face en langue grecque), en raison de sa « situation sur la côte en face de Nice ». Cette interprétation est erronée dans la mesure où Antipolis a été fondée avant Nikaia. D'après Paul Mejan, qui s'appuie sur les textes du IIe siècle de Scymnos de Chio et de Scylas, ce nom signifie en réalité « ville sur la côte en face de la Corse », les Phocéens étant censés avoir emprunté une voie maritime passant par la Corse pour parvenir sur le littoral provençal[1].

Des traces d'occupation remontant au premier âge du Fer ont été identifiées dans les secteurs du château et de la cathédrale. Sous la chapelle Saint-Esprit ont été mises au jour les restes d'habitat en terre crue[2]. Le rocher d'Antibes semble indéniablement être à cette période le siège d'une communauté indigène entretenant des liens avec les populations méditerranéennes, notamment les Étrusques, comme le montre la présence de nombreuses amphores et de l'épave de la Love au large d'Antibes[3]. Cependant, c'est avec le monde grec, par l'intermédiaire des Phocéens de Marseille, que les échanges restent les plus importants.

Antipolis : une colonie de Marseille [modifier]

Les recherches actuelles semblent montrer que la fondation d'Antipolis est relativement tardive. Elle s'inscrit dans le contexte du redéploiement colonial de Marseille (à partir du IVe siècle av. J.-C. qui cherche à assurer ses routes commerciales le long des côtes en installant des places fortes, comme Olbia à Hyères, ou des comptoirs, comme Antipolis et un peu plus tard Nikaia (Nice).

L'emplacement exact de la ville grecque est mal connu. Compte tenu des pratiques coloniales grecques, il est probable qu'elle ait été implantée au pied du rocher d'Antibes, sous la vieille ville actuelle[4]. Des traces d'occupation d'époque hellénistique ont été identifiées autour du château et de l'église paroissiale (ancienne cathédrale)[5], rue du Bateau, sous le cours Masséna et dans le jardin du presbytère, rue de la république notamment[6]. Le mobilier mis au jour durant toutes ces fouilles montre la prépondérance de produits importés de la région de Marseille, associés à des céramiques campaniennes et des céramiques indigènes.

Au début du IIe siècle av. J.-C.), les tribus ligures de la région, les Déceates et les Oxybiens, lancent des attaques répétées contre Antipolis et Nikaïa. Les Grecs de Marseille font appel à Rome, comme ils l'avaient déjà fait quelques années plus tôt contre la fédération des Salyens. En -154, le consul Quintus Opimius défait les Déceates et les Oxybiens et prend Aegythna, oppidum des Décéates. Malgré toutes les hypothèses émises depuis plus d'un siècle par les érudits locaux, on ne connait ni le lieu de rencontre de la bataille de 154 av. J.-C. ni le site d'Aegytna.

Les territoires "conquis" par les Romains sur les populations indigènes sont donnés aux Phocéens et administrés par l'intermédiaire de ses colonies, Antipolis et Nikaïa jusqu'en -49. En effet, Marseille ayant pris le parti de Pompée, César victorieux lui enlève ses colonies.

Antipolis à l'époque romaine [modifier]

À la suite de la prise de Marseille, Antipolis comme Nikaïa sont détachées de leur métropole, Marseille. Sous l'administration de Lépide, Antipolis accède au statut de communauté autonome, probablement dès -43, puis, un peu plus tard sous Lépide ou Auguste, à celui de cité (civitas) de droit latin et est intégrée à la province de Narbonnaise[7]. De minuscules monnaies de bronze sont émises à Antibes au nom de Lépide. Elles présentent sur une face la tête d'Athéna et au revers une allégorie de la Victoire avec les légendes LEPI pour Lépide, et ANT, ou ANTI, pour Antipolis.

Romanisation d'Antipolis [modifier]

L'octroi du droit latin à Antipolis signifie l'accès des élites ou des notables locaux chargés de l'administration de la cité, à la citoyenneté romaine quelle que soit leur origine, Grecs de Marseille ou indigènes celtes ou ligures. S'y agrège en outre une part de citoyens italiens ou originaires d'autres provinces. L'épigraphie rend compte d'une rapide imposition du latin comme langue officielle dans le territoire d'Antipolis dès l'époque d'Auguste. La quasi-totalité des noms de personnes et de divinités gravés dans la pierre sont de consonance latine. Ceci ne signifie pas le remplacement des Grecs et des indigènes par des Italiens ou des Romains, mais la fusion des populations et l'adoption de noms latins et de la culture romaine[7].

Les limites de la ville et extension des nécropoles à l'époque romaine [modifier]

On connaît tout aussi mal la ville romaine que la ville grecque en l'absence de travaux de grande ampleur. On peut toutefois envisager une extension un peu plus importante qu'à l'époque hellénistique et à peu près équivalente à celle de la ville moderne. En effet, lors de la destruction de l'enceinte Vauban à la fin du XIXe siècle, on a découvert des sépultures du Ier siècle au niveau du bastion Saint-André et de la rampe des Saleurs, des sépultures du IIe siècle au Ve siècle depuis la rive occidentale du port et autour de la chapelle Saint-Roch jusqu'au fort Carré, depuis la gare jusqu'au Châtaigniers.

L'extension des nécropoles donne, en négatif, les limites de l'urbanisation antique d'Antipolis. Elle montre, en outre, la vitalité de la cité jusqu'au Ve siècle, au plus tôt[8].

Une ville romaine type [modifier]

Antipolis se pare de tous les monuments constitutifs d'une ville de l'époque romaine.

Les aqueducs d'Antibes [modifier]

La cité est alimentée en eau par deux aqueducs :

  • l'aqueduc de Fontvielle prend sa source à Biot et longe le littoral en contrebas de la Route nationale 7, le terre-plein de la voie de chemin de fer au niveau du fort Carré. On peut encore en voir un tronçon conservé dans une résidence au fond de l'anse Saint-Roch[9]. Il a été retrouvé et restauré au XVIIIe siècle par le chevallier d'Aguillon pour alimenter la ville moderne en eau[10].
  • l'aqueduc dit de la Bouillide ou des Clausonnes prend sa source dans la commune de Valbonne. Des vestiges monumentaux de ponts-aqueducs se trouvent au quartier du Fugaret dans la forêt de la Valmasque et dans la commune de Vallauris. Il débouche vraisemblablement rue de la république. Il devait notamment alimenter la fontaine romaine du jardin du presbytère. Les travaux récents ont montré des parallèles avec l'aqueduc de Fréjus[11].

Théâtre et amphithéâtre d'Antibes [modifier]

Comme la plupart des villes romaines, Antipolis possédait les indispensables bâtiments de spectacles et divertissements. Un théâtre romain est attesté par la stèle funéraire de l'enfant Septentrion. L'inscription indique, de façon explicite, qu'il dansa et fut très apprécié sur la scène du théâtre d'Antipolis[12].

Les restes de l'amphithéatre étaient encore visibles la fin du XVIIe siècle lors de la restructuration des fortifications de la ville d'Antibes.

Un réseau de domus [modifier]

Quelques fouilles dans la vieille-ville ont permis la mise au jour de structures d'habitat bien conservées et montrant un certain luxe. Parmi elles, les plus monumentales sont celles du jardin du presbytère de la rue Clemenceau. Celle-ci montre un plan comparable à celui des domus gallo-romaines telles que celles de Saint-Romain-en-Gal. De vastes pièces autour au sol en mosaïque s'organisent autour d'une cour intérieure possédant une fontaine de marbre. L'ensemble du mobilier permet une datation de la fin du IIIe siècle, bien qu'un état de la fin de l'époque hellénistique ou de la fin de la République romaine ait été identifié[13]. Une autre demeure pavée de porphyre et de pierre verte semble aussi avoir été fouillée et rue des Palmiers et rue de la Blancherie. Le mobilier conservé au Musée d'Archéologie d'Antibes semble indiquer une occupation principale entre l'époque d'Auguste et le IVe siècle et au IIe siècle et du IVe siècle pour la seconde. On doit noter que le mobilier de la fin de l'époque hellénistique ou de la fin de la République romaine est présent sur les deux sites.

Antipolis durant l'Antiquité tardive [modifier]

Antibes fut le siège d’un évêché depuis le IVe siècle jusqu'en 1244, date à laquelle le siège épiscopal fut transféré à Grasse. Les fouilles sous la chapelle Saint-Esprit ont permis d'identifier une église paléochrétienne remontant au Ve siècle. Elle semble avoir subi de nombreux remaniements jusqu'à l'époque carolingienne. Le bâtiment actuel a été totalement reconstruit au XVIe siècle[2].

C'est du Bas-Empire que l'on date habituellement la muraille qui sépare le sommet du rocher d'Antibes du reste de la Vieille-ville, ainsi que la porte encadrée de deux tours cours Masséna. On ne peut, pour autant, conclure à une rétraction de l'habitat urbain. En effet, les différentes fouilles dans la Vieille-ville ont livré d'importantes quantités de mobilier de l'Antiquité tardive. C'est notamment le cas de la domus du jardin du presbytère de la rue Clemenceau qui semble occupée jusqu'au Ve siècle, au plus tôt[13], ainsi que celles de la rue des Palmiers et de la rue de la Blancherie.

Malgré la présence de quelques sépultures tardives isolées mises au jour dans le centre ville, près du cours Masséna ou dans le jardin du presbytère, l'espace sépulcral privilégié autour du port continu de s'étendre autour de la chapelle Saint-Roch, comme l'ont montré les fouilles des années 1950. La présence de caveaux riches en mobilier et d'une sépulture contenant un coutelas autour de la cathédrale est à mettre en relation avec les pratiques funéraires paléochrétiennes : les morts ne sont plus rejetés hors du monde des vivants, mais enterrés au plus près des lieux sacrés autour desquels se regroupe aussi l'habitat[8].


 

Moyen Âge [modifier]

Arrivent les Grimaldi, famille génoise alliée des Angevins et qui était de ce fait massivement présente en Provence orientale. Parmi ceux-ci, Luc et Marc Grimaldi, fils d'Antoine, avait avancé des fonds au Pape d'Avignon qui ne put ensuite rembourser sa dette. Par conséquent, les frères Grimaldi reçurent le fief d'Antibes - le plus beau port de la région - et y firent souche en 1384.

Époque moderne [modifier]

La Dédition de Nice de 1388 amena une frontière aux portes d'Antibes. Durant les rivalités entre François Ier et Charles Quint, les efforts de fortifications s'intensifièrent. Ils furent poursuivis jusqu'à la fin du règne d'Henri IV. Ce dernier avait racheté la ville en 1608 aux Grimaldi d'Antibes, qui s'installèrent alors au château de Cagnes jusqu'à la Révolution française. Cette branche est aujourd'hui éteinte, cependant un rameau collatéral, les Grimaldi de Puget, lui survit.

Époque contemporaine [modifier]

Économie à la fin du XIXe siècle [modifier]

D'après le géographe Victor Adolphe Malte-Brun, la fin du XIXe siècle, la ville était peuplée de 6 752 habitants. L'économie était principalement agricole : jardins, vignes, vergers, en premier lieu tournée vers la culture du tabac, mais aussi de l'olivier, du mûrier (pour la soie), de l'oranger et des fleurs et plantes odoriférantes.

Les activités commerciales concernaient le bois, le textile, les poissons salés, les vins, la parfumerie, l'huile d'olive, les oranges, les fruits.

Il citait quelques rares activités industrielles comme la production d'huile d'olive, la distillerie d'essences de fleurs, la fabrication de vermicelles et de pâtes alimentaires, la céramique, les salaisons et les articles de marine.

Le port recevait annuellement 50 à 60 navires, et son cabotage était de 150 à 200 navires jaugeant 7 000 à 8 500 tonneaux[18].

Prémices de changements [modifier]

Le démantèlement des fortifications d'Antibes commença au cours du XIXe siècle, parallèlement à une urbanisation croissante en direction de l'intérieur des terres et du cap d'Antibes. Dans le même temps se créait, en 1882, la station balnéaire de Juan-les-Pins.

Antibes reste toutefois une ville de garnison. En 1906 elle accueille encore le 112e régiment d’infanterie et le 7e bataillon de chasseurs alpins.

Pendant la Seconde Guerre mondiale le fort Carré servit de Centre de rassemblement des étrangers.

Héraldique [modifier]

Blasonnement des armes traditionnelles de la ville d'Antibes :

Armoiries de la ville d'Antibes
Armoiries de la ville d'Antibes

« D'azur, à une croix d'argent cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, au lambel à trois pendants de gueules, brochant sur la croix, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »
tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882).

Surmontée de la bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 »

L'origine des armoiries de la ville remonterait au XIe siècle, où les croisés seraient partis du port d'Antibes pour la première croisade avec un pavillon bleu à croix blanche. Le chef, le lambel de gueules et les quatre fleurs de lys sont introduites à partir des armes de la maison d'Anjou-Sicile, à la tête du comté de Provence depuis le XIIIe siècle.

La bannière « Fidei Servandae Exemplum 1815 » qui surmonte le blason est accordée par Louis XVIII à sa « bonne ville d'Antibes », titre restitué à cette occasion (après avoir été retiré par Napoléon) pour avoir fermé ses portes à l'empereur, de retour de l'île d'Elbe, à son débarquement à Golfe-Juan en 1815.


 

Patrimoine religieux [modifier]

  • Église Notre-Dame de la Garoupe. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 29 octobre 1926, célèbre pour ses nombreux ex-voto.
  • Église paroissiale : chapelle Saint-Esprit et tour Grimaldi. Édifiée au XIIe siècle, sur l'emplacement d'une église paléochrétienne, puis remaniée au XVIIe siècle. Partiellement classée au titre des monuments historiques par arrêté du 16 octobre 1945.
  • Chapelle Saint-Jean, au croisement de la route de Saint-Jean et du chemin de Saint-Maymes, XVIIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 14 décembre 1989
  • Chapelle Saint-Bernardin, 14 rue Rostand. Partiellement du XVIe siècle. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 13 mars 1995.

Patrimoine civil [modifier]

  • Fort Carré construit mi XVIe siècle sous Henri II et développé fin XVIIe siècle sous Louis XIV par Vauban. Propriété de la Ville d'Antibes depuis 1997, il est ouvert au public depuis 1998. Classé au titre des monuments historiques par arrêtés successifs des 7 novembre 1906 et 20 août 1913, modifiés par décrets des 17 octobre 1937 et 19 octobre 1976.
  • Fontaine et colonne romaine, rue Georges-Clemenceau. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 31 mars 1928.
  • Château des Grimaldi, abritant l'actuel Musée Picasso. XVe et XVIe siècles. Classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 avril 1928.
  • Vestiges de l'aqueduc de Clausonnes, dans une propriété privée, au lieu-dit « Vallon du Fuguerret », à cheval sur la commune de Valbonne. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 juillet 1936.
  • Vestiges non datés, d'une enceinte gréco-romaine, dans une propriété privée. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 février 1939.
  • Bastide du Roy et ses jardins, propriété d'une société privée, avenue Jules-Grec. Bâtiment datant du XVIIIe siècle, partiellement protégé. Inscrit sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 6 juin 1988. Jardins créés en 1927. Inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 8 février 1990.
  • Phare de la Garoupe, presqu'île du cap d'Antibes. Édifié sur l'emplacement d'un ancien phare de 1837 détruit en 1944. Répertorié par les monuments historiques, sans être protégé.
  • Chateau Salé, caché au fond d'une impasse derrière l'église de l'Assomption et la cité Laval avenue Philippe Rochat. Bonaparte y séjourna en 1794 lorsqu'il commandait l'Armée d'Italie et le peintre Joseph Vernet réalisa son oeuvre "Port D'antibes", visible au Musée National de la Marine à Paris et copie proposée à Marineland, de cet endroit stratégique avant l'invasion du béton sur la Côte d'Azur.

Festival Jazz a Juan [modifier]

Juan-les-Pins entre dans la grande histoire du Jazz le 7 Juillet 1960, date de l'inauguration du "Premier Festival Européen du Jazz". Cet évènement fut créé par Jacques Souplet en collaboration avec Jacques Hebey. Cette manifestation sans précédent rassembla les orchestres de 13 pays venu des quatre coins de l'Europe dans l'espoir d'être désigné comme la meilleur formation de Jazz européenne. En 1960 pour cette grande première les États-Unis, berceau du Jazz, participa en qualité d'invité d'honneur à ce festival.

Participa à cette première édition l'orchestre Wilbur de Paris avec le bassiste Charlie Mingus, Bud Powell, Dizzy Gillespie (créateur du be-bop) ou encore Sister Rosetta Tharpe.
À l'origine, ce festival s'étalait sur neuf soirées. Le programme comportait la Grande Finale du Tournoi de Jazz 1960 organisée par la Radiodiffusion-Télévision Française qui se déroula la veille de l'inauguration. C'est le quintette français Arrigo Lorrenzi qui remporta la coupe du tournoi amateur mais ne pouvant être présent pour recevoir leur prix ils furent classés hors compétition.

Durant le Festival les musiciens en compétition devaient se produire en deux lieux différents : dans l'enceinte du stade Fort Carré et dans la Pinède Gould. Mais dès la prestation du 10 Juillet 1960 donné en hommage à Sidney Bechet dans la Pinède, les organisateurs comme les musiciens privilégièrent ce site. Ainsi toutes les prestations se déroulèrent à la Pinède.

Les vainqueurs de cette première édition furent le trio Pim Jacobs, Win Overgaauw et Rita Reys représentant la Hollande. Des prix furent attribués aussi aux orchestres de la Radio-Télévision yougoslave et hongroise. En individuel Raymond Court de l'orchestre suisse Pierre Bouzu remporta le titre de "meilleur trompettiste européen de Jazz. Le Festival de Jazz de Juan les Pins va acquérir ainsi une notoriété mondiale, devenant le plus prestigieux après celui de Newport.

Devant le succès remporté par cette première édition, le Festival de Jazz de Juan les Pins fut reconduit tous les ans. La manifestation connut une récession dans les années 1971 - 1972, période durant laquelle la ville de Nice s'octroya le festival, mais dès 1973 le festival reprit à Juan les Pins.


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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 14:05



San Gimignano est une des villes les plus pittoresques et suggestives de la Toscane.
Elle s'étend, toute embrassée dans sa double enceinte de murailles et parsemée de hautes tours, dans la mer d'oliviers qui recouvrent une colline dominant le Valdelsa.
Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe de l'UNESCO.

Histoire [modifier]

San Gimignano, d'origine très ancienne, a reçu son nom de l'évêque de Modène qui a vécu pendant le IVe siècle.

La ville conserve presque intactes ses caractéristiques architectoniques des XIIIe et XIVe siècles.

Ancien siège d’un petit village étrusque de la période hellénistique, Saint Gimignano commence son histoire aux alentours du Xe siècle où elle prend le nom du saint évêque de Modène, Saint Gimignano, qui aurait sauvé le bourg des hordes barbares. San Gimignano connaît un grand développement durant le Moyen Âge grâce à la voie Francigena qui la traverse. Y fleurissent nombre d'œuvres d’art qui décorent les églises et les couvents.

En 1199, San Gimignano devient une commune libre, avec son premier podestat après avoir rompu son asservissement aux évêques de Volterra. Elle prend alors le nom de San Gimignano delle belle Torri avec ses 75 maisons-tours mais elle souffre de luttes intestines qui la divisent en deux factions : celle des Ardinghelli (guelfes) et celle des Salvucci (gibelins). Le 8 mai 1300, elle héberge Dante Alighieri, ambassadeur de la ligue guelfe en Toscane.

La terrible peste de 1348 et le dépeuplement qui s'ensuit, jettent San Gimignano dans une crise grave et la petite ville doit se soumettre à Florence en 1353.

Elle subit ensuite autant les influences artistiques florentines, siennoises que pisanes

La ville est close de remparts et reste d'une architecture médiévale :

Les monuments les plus intéressants de la ville sont le Dôme, l'hôtel de ville (le palais du peuple) et l'église Sant'Agostino.

Les tours au nombre de 75, passent à 25 la fin de l'an 1500 et aujourd'hui, 13 demeurent intactes.

  • Sur la Piazza della Cisterna, place triangulaire avec son puits du XIIIe siècle qui lui donne son nom :
    • la Casa Salvestrini du XIIIe siècle,
    • le Palazzo Tortoli-Treccani, de 1300,
    • le Palazzo dei Cortesi avec une tour imposante,
    • les tours jumelles des Ardinghelli.
Icône de détail Article détaillé : Collégiale de San Gimignano.
  • L'église Sant'Agostino(1298) romano-gothique :
    • La chapelle San Bartolo et son autel en marbre de Benedetto da Maiano (1494)
    • Le chœur et son grand retable du Couronnement de la Vierge de Piero del Pollaiolo ; les fresques de Benozzo Gozzoli sur la vie de Sant'Agostino.
Icône de détail Article détaillé : église Sant'Agostino (San Gimignano).
  • Les maisons-tours :
    • Torre Rognosa, 52 m
    • Torre Grossa, 54 m
    • Torri dei Salvucci, jumelles de 51 m
    • Torri degli Ardinghelli
    • Torre dei Becci
    • Torre Chigi (1280)
    • Torre dei Cugnanesi
    • Torre del Diavolo
    • Torre di palazzo Pellari

La ville est inscrite au Patrimoine de l'humanité de l’UNESCO depuis 1990.

Complexe muséal [modifier]

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 13:57
italien) est une ville italienne, chef-lieu de la province du même nom, dans la région de Toscane. Elle compte 54 500 habitants (2004).

La ville est célèbre pour son patrimoine artistique et pour la course du Palio delle Contrade, souvent abrégé en Palio, une spectaculaire course de chevaux qui voit s'affronter les contrade (paroisses et quartiers) de la ville deux fois par an, le 2 juillet et le 16 août. Elle figure dans la liste du patrimoine mondial en Europe de l'UNESCO.


 

 

Selon la légende, Sienne fut fondée par Senius et Aschius, fils de Rémus, lui-même frère de Romulus (fondateur de Rome). Ils fuirent la ville pour échapper à la fureur de leur oncle Romulus, sur deux chevaux donnés par Apollon et Diane, l'un blanc et l'autre noir. Ils s'arrêtèrent dans la vallée du Tressa et fondèrent une ville qu'ils baptisèrent du nom de l'aîné, Sienne (en latin Sena Julia). Le blanc et le noir devinrent alors les couleurs de la ville.

Sienne fut une ancienne colonie romaine fondée par Auguste. Au Ve siècle, elle devint siège épiscopal. La ville se développe dès le VIIe siècle à l'époque des rois lombards. Devenue cité libre et indépendante au XIIe siècle, elle fut la rivale de Florence, d'autant plus que gibeline, c'est-à-dire partisane de l'empereur, elle s'opposait à la politique guelfe – favorable au pape – de sa voisine qu'elle tint longtemps en respect avant de lui infliger une cinglante défaite en 1260, à la bataille de Montaperti.

Dès le XIIe siècle, les nobles propriétaires de castellari, palais urbains munis d'une tour carrée, contrôlaient un réseau de rues privées qui les reliaient à leurs alliés mais aussi aux marchés et à des portes de sortie sur la campagne qui leur permettaient de fuir vers leurs fiefs. Au lendemain des batailles du XIIIe siècle, les factions victorieuses s'appliquaient à piller les vaincus et à incendier leurs palais. Ces lieux, tel Carthage dans l'Antiquité, étaient réputés maudits et on interdisait, en guise de punition, de reconstruire par dessus. Ces lieux laissés à l'abandon devenaient ainsi des cloaques alors que la municipalité développait de grands soins à décorer et embellir la ville. Dans certains cas, les maisons n'étaient pas détruites mais confisquées par la municipalité, qui les rasait pour élargir les rues ou les places ; c'est ainsi que fut construite la Via Supra Posteria, aujourd'hui la Costa larga : tracée dès 1290, la municipalité attendit que Gabrielle Speranza, dont le palais se trouvait malencontreusement sur le chemin, soit déclarée traître et qu'un autre patricien meure, mais il a fallu attendre 1360 pour que cette voie soit ouverte.

La ville vit naître au XVIIe siècle l'Accademia dei Fisiocritici qui est l'Accademia delle Scienze di Siena.


 

Personnalités nées à Sienne [modifier]

Icône de détail Article détaillé : Personnalités nées à Sienne.
Icône de détail Article détaillé : École siennoise.

(pour les peintres de ce mouvement pictural de la Renaissance artistique)

Le Palio [modifier]

Le Campo en temps normal
Le Campo en temps normal

La célèbre course de chevaux remonte à la fin du XVIe siècle. Le concile de Trente interdisant les manifestations violentes (chasses aux taureaux, joutes collectives, etc.) qui se déroulaient, à Sienne, sur la place centrale, le Campo, la municipalité choisit alors d'instaurer une course de chevaux dans les rues de la ville.

En 1605, pour améliorer la sécurité des habitants, la course fut déplacée sur le Campo. En même temps, la course se courut désormais non plus entre individus (souvent de riches aristocrates) mais par contrada, à la fois quartier et paroisse de la ville.

Il existe 17 contrade différentes. Chaque course est disputée par 10 chevaux. Les sept contrade exclues participent à la course de l'année suivante. Elle est complétée par trois contrade tirées au sort parmi celles ayant couru l'année précédente. Les chevaux, des demi-sang, sont attribués aux contrade par tirage au sort. La course consiste en trois tours du Campo, ce qui ne prend guère que quelques minutes. Jusqu'en 1715, les jockeys utilisaient le sovatto, un fouet aux lanières munies de boules de plomb. Désormais, ils se contentent d'un nerf de bœuf, utilisé principalement pour frapper les chevaux et jockeys concurrents. Le cheval qui coupe en premier la ligne d'arrivée gagne la course, qu'il porte son jockey ou non. La contrada dont le cheval porte les couleurs remporte alors la bannière de soie attachée à une hallebarde, le palio à proprement parler.

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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 11:19

Florence (en italien Firenze) est une ville d'Italie, capitale de la région de Toscane et chef-lieu de province (417 386 habitants, les Florentins). Située au pied de l'Apennin septentrional, elle est traversée par le fleuve Arno.

Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du Royaume d'Italie entre 1865 et 1870, inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco, Florence présente une très grande richesse artistique (églises, musées, palais) qui attire chaque année des millions de touristes venus du monde entier.

Capitale de la Toscane, la puissante cité des Médicis ne se laisse pas apprivoiser au premier coup d'œil. Les trésors artistiques de la Renaissance se cachent derrière la barrière austère de ses palais fortifiés ou de ses églises, où joue l'éclatante lumière d'Italie.

Florence a été fondée pendant l'époque romaine, en 59 av. J.-C., près du fleuve Arno. Elle n'a été qu'une simple bourgade jusqu'au XIIe siècle, début de son essor économique et artistique qui dura jusqu'au XVIe siècle.

Icône de détail Article détaillé : Histoire de Florence.

Du XIIe au XIVe siècle, Florence connaît de profonds bouleversements politiques et sociaux avec l'essor des riches familles de marchands groupées au sein du popolo, et le conflit entre les Guelfes et Gibelins qui partage l'Italie et Florence en deux. Ces deux processus accompagnent le développement de la commune qui, comme dans les autres villes de l'Italie septentrionale, désigne l'émergence de gouvernements autonomes qui ont acquis leur souveraineté après une lutte féroce débouchant sur la paix de Constance, octroyée par l'empereur Frédéric Ier en 1183. Les communes italiennes y ont acquis des droits souverains qui en faisaient de véritables cités-États.

La commune florentine naît environ un siècle après celle de Pise; elle est attestée dès 1081. Faut-il voir là l'absence d'une noblesse urbaine qui créait les premières communes partout en Italie ? En tout cas, le popolo des marchands cherche rapidement à faire partie des instances de la commune : le conseil exécutif du consulat, puis du podestat, une assemblée délibérative qui aura plusieurs noms. Florence connaît le combat des factions, avec les Gibelins qui triomphent dans les années 1240, avec le vicaire impérial Frédéric d'Antioche, bâtard de l'empereur Frédéric II. Les Guelfes sont au pouvoir en 1250 puis en 1266, quand ils prennent Florence avec l'appui de Charles d'Anjou, frère du roi de France appelé comme roi de Naples par le pape. Ces Guelfes sont soutenus par le popolo : ils créent la charge de capitaine du peuple en 1250, puis élaborent une nouvelle forme institutionnelle, la seigneurie, en 1282 : un conseil de prieurs, appartenant aux corporations des marchands, les fameux 7 arts majeurs des Arti (laine, draps, changeurs, juges et notaires, etc.), auxquels sont juxtaposés un gonfalonier de justice et des gonfalons (étendards) de quartiers, et ce alors que le podestat et le capitaine du peuple continuent d'exister. La faction guelfe se structure, reçoit même, pour les gérer, les biens des 4 000 Gibelins qui ont fui la ville. Dans les années 1290, les lois anti-magnatices entrent en vigueur : c'est la revanche des corporations de marchands qui interdisent aux nobles l'accès aux charges et limitent la taille des tours qu'ils avaient érigées.

Au début du XIVe siècle, Florence expérimente, tout comme les autres villes d'Italie (ex. les Della Scala à Vérone à partir de 1273), les seigneuries personnelles : Charles de Calabre la gouverne en 1323, suivi par le duc d'Athènes en 1343. Florence connaît une véritable crise au milieu du XIVe siècle : révolte du peuple, faillite des Peruzzi (grande banque) en 1343, peste noire qui fait disparaître la moitié de la population de la ville en 1348.

Eglise San Miniato al Monte
Eglise San Miniato al Monte

La ville est ensuite dominée par différents clans qui se disputent le pouvoir. En 1434, ce sont les Médicis qui deviennent maîtres de la ville. En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane. La ville garde de cette époque de nombreux monuments, dont l'église San Miniato al Monte (1018), l'église Santa Maria Novella, l'église Santa Croce, la cathédrale Santa Maria del Fiore (il Duomo, dont la coupole est réalisée par l'architecte Brunelleschi), abritant des œuvres de Giotto, Donatello ou encore Michel-Ange (voir les renvois sur tous ces monuments classés par genre).

Florence a été le chef-lieu de l'Arno, département français créé le 25 mai 1808, suite à l'annexion du royaume d'Étrurie à l'Empire français par les troupes napoléonniennes. La ville connut ensuite une période de lent déclin jusqu'en 1865, date à laquelle elle devient capitale du Royaume d'Italie. Elle perd ce statut en 1870, au profit de Rome.

Le 4 novembre 1966, une crue catastrophique du fleuve Arno provoque des dommages considérables dans toute la ville.

Le 27 mai 1993, un attentat frappe la Galerie des Offices, faisant plusieurs victimes et de nombreux dégâts.


 

  • 1330 : Andrea Pisano sculpte la porte de bronze doré du Baptistère de Florence.
  • 1337 : Décès à Florence du peintre et architecte italien Giotto.
  • 1370 : Le jeu de cartes arrive d'Orient en Europe par Florence.
  • 1378 : Une révolte de travailleurs réussit à Florence et entraîne la création d'une corporation des ouvriers du textile.
  • 1386 : Naissance à Florence du sculpteur italien Donato di Niccolo di Betto Bardi dit Donatello, mort en 1466
  • 1395 : Naissance à Florence du peintre italien Guido dit Pietro dit Fra Angelico, mort en 1455

Quattrocento [modifier]

Savonarole
Savonarole
  • 1403 : Le sculpteur italien Lorenzo Ghiberti commence à travailler sur les portes de bronze du Baptistère de Florence.
  • 1406 : La cité-État de Pise est vaincue par Florence.
  • 1421 : Le premier brevet connu est délivré à Florence.
  • 1429 : À Florence, activité de l'atelier de Luca della Robbia (sculpteur et céramiste).
  • 1434 : Cosme de Médicis devient le maître de Florence.
  • 1436 : Brunelleschi termine la coupole du Dôme de Florence.
  • 1440 : À Florence, Donatello fond le bronze David.
  • 1445 : Naissance à Florence du peintre italien Sandro Filipepi dit Sandro Botticelli, mort en 1510
  • 1452 : Naissance à Vinci, non loin de Florence, du peintre, sculpteur, architecte, ingénieur et écrivain italien Léonard de Vinci, mort en 1519 à Amboise (France)
  • 1458 : La construction du Palais Pitti commence à Florence.
  • 1466 : Décès à Florence du sculpteur italien Donato di Niccolo di Betto Bardi, dit Donatello.
  • 1469 : Début du principat de Laurent le Magnifique (Lorenzo Medici) à Florence, qui dure jusqu'en 1492
  • 1472 : Naissance à Florence du peintre italien Bartolomeo della Porta dit Fra Bartolomeo, mort en 1517
  • 1475 : Décès à Florence du peintre italien Paolo di Dono, dit Paolo Uccello.
  • 1485 : Le peintre florentin Sandro Botticelli peint à Florence la Naissance de Vénus.
  • 1494 : Naissance du peintre italien Francesco d'Ubertino dit Le Bachiacca à Florence. Succès d'un soulèvement populaire contre les Médicis à Florence. Charles VIII, roi de France envahit l'Italie et entre à Florence, les guerres d'Italie commencent.
  • 1498 : mort de Savonarole ; avec lui, Florence a défié la papauté romaine.

Cinquecento [modifier]

Une galerie aux Offices
Une galerie aux Offices
  • 1503 : Naissance à Florence du peintre italien Agnolo di Cosimo dit Bronzino, mort en 1572
  • 1510 : Décès à Florence du peintre italien Sandro Filipepi dit Botticelli.
  • 1512 : Les Habsbourg réinstallent les Médicis à la tête de Florence.
  • 1517 : Décès à Florence du peintre italien Bartolomeo della Porta dit Fra Bartolomeo.
  • 1560 : La construction du Palais des Offices commence à Florence.
  • 1563 : Création par Vasari de l'Académie du dessin de Florence, première académie artistique en Europe.
  • 1572 : Décès à Florence du peintre italien Agnolo di Cosimo dit Bronzino.
  • 1574 : Décès de Giorgio Vasari le 27 juin. Écrivain, peintre et architecte italien, il initie la notion d'histoire de l'Art.
  • 1582 : L'Accademia della Crusca, première académie de langue italienne est fondée à Florence.
  • 1597 : Création à Florence de Dafne de Jacopo Peri, considéré comme le premier opéra de l'histoire dont la musique a été perdue.

Seicento [modifier]

Les apports de la Renaissance se diffusant dans toute l'Europe, ils cessent d'être l'apanage de l'Italie (et de Florence) et peu de choses sont à dire de cette époque.

L'apogée de la marqueterie de pierres dures, le second art florentin organisé par l'Opificio delle pietre dure.

Settecento [modifier]

  • En 1737, l'extinction de la dynastie des Médicis et l'ascension de François II de Toscane, duc de Habsbourg-Lorraine et mari de Marie-Thérèse d'Autriche, emmène la Toscane comme territoire satellite de la couronne autrichienne, en restant géographiquement séparée. La dynastie grand-ducale Lorraine-Habsbourg régne calmement sur la ville, en lui accordant des libéralités : pendant que Livourne devient un port-franc parmi des plus actifs de la Méditerranée, le grand-duc Pierre-Léopold entame la réforme agricole et est le premier régnant en Europe à abolir la torture et la peine de mort. La réputation de monarque éclairé lui fit gagner l'estime du siècle des Lumières.

Ottocento [modifier]

  • 1808 : Annexion du Royaume d'Étrurie par les troupes napoléonniennes et constitution du département de l'Arno avec pour chef-lieu la ville de Florence.
  • 1826 : Naissance à Florence de Carlo Lorenzini dit Carlo Collodi, l'auteur de Pinocchio.
  • Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la communauté étrangère arrive à représenter le quart de la population et de cette période remonte la vision romantique de la ville par les écrivains comme James Irving et des artistes préraphaélites et qui laisse en héritage à la ville de nombreuses villas de magnats (surtout anglais) avec leurs éclectiques collections d'art, qui aujourd'hui sont des musées : le Musée Horne, le Musée Stibbert, la Villa La Pietra, etc.
  • 1890 : Décès à Florence de Carlo Collodi, enterré au cimetière de San Miniato al Monte.

Novecento [modifier]

  • La population de Florence qui avait doublé au siècle précédent, triple au XXe siècle avec la croissance du tourisme, du commerce, des services financiers et de l'industrie.
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville est occupée des Allemands entre 1943 et 1944. Elle résiste à l'occupation nazi et fasciste, avec son point culminant à l'insurrection d'août 1944 et dans la bataille épaulée par les forces des partisans pour la libération de la ville le 11 août 1944.
  • Le Ponte Vecchio est un des symboles de la ville de Florence. Il traverse l’Arno dans son point le plus étroit. La première construction en bois remonte à l'époque romaine. Détruit en 1333 par le fleuve, il fut reconstruit en pierre en 1345. Sa particularité réside dans le fait qu’il possède des boutiques (principalement des bijouteries) sur tout son long. Le Corridor de Vasari surplombe une des 2 rangées de boutiques et permettait aux Médicis de rejoindre le Palais Pitti depuis le Palazzo Vecchio et les Offices sans les dangers de la rue.
  • Le Pont Santa Trinita.
  • Le Ponte Alle Grazie.
  • Le Ponte alla Carraia.
  • Le Ponte di San Niccolò.
  • Le Ponte Amerigo Vespucci
  • Le Ponte alla Vittoria
  • Le Ponte all'Indiano

Seul le Ponte Vecchio a échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale (bombardements allemands). Les autres ont tous été reconstruits depuis, plus ou moins à l'identique.


  • Le Baptistère Saint-Jean (battistero di San Giovanni) est considéré comme le plus ancien bâtiment de la ville. Situé face au Duomo, il est connu pour ses magnifiques portes de bronze.
  • La Basilique de Santa Croce (Basilica di Santa Croce), dont la construction commença le 3 mai 1294 sur les fondations d'une petite église, est située sur la Piazza Santa Croce. Elle est la plus grande église franciscaine au monde et elle est une sorte de panthéon, au regard des illustres personnages qui y reposent : Michel-Ange, Machiavel, Galilée…
  • L'église San Lorenzo commencée par Brunelleschi, continuée par Antonio Manetti, façade intérieure de Michel-Ange. La Biblioteca laurenziana est accessible par son cloître.
  • L’Église Santa Maria Novella est la première grande basilique de Florence. Construite au XIIIe siècle par les dominicains, elle possède une remarquable façade en marbre, et à l’intérieur, de superbes fresques.
  • L'église Santa Maria Assuntanella (de l'Assomption) dite Badia Fiorentina et son Apparition de la Vierge à Saint-Bernard de Filippino Lippi. Plus ancienne abbaye bénédictine de Florence, construite en 978.
  • L'église de la Très Sainte Annonciation (Basilica della Santissima Annunziata) : Chapelle dei Puccio de San Sebastiano, le Cloître des Morts Chiostro dei Morti, le premier cloître Chiostrino dei Voti.
  • L'ancienne église Orsanmichele, devenue ensuite loggia et entrepôt puis chapelle et ses statues des saints protecteurs des Arti sur le pourtour de ses murs extérieurs dont Les 4 saints couronnés de Nanni Di Banco.
  • L'église San Michele a San Salvi et son cloître.

Les palais [modifier]

Palais Pitti
Palais Pitti
  • Le Bargello (Palazzo Bargello) est un palais construit en 1255 qui abrite depuis 1865 un musée national, le Museo Nazionale del Bargello. Ce bâtiment austère, qui est surplombé par une tour de 60 m, fut à son origine le palais du podestat, puis tribunal, prison et enfin musée depuis 1859.
  • Le Palazzo Vecchio qui se trouve sur la Piazza della Signoria, est l'Hôtel de ville de Florence. Construit à la fin du XIIIe siècle par Arnolfo di Cambio, il fut entre autres, le siège de la Chambre des députés du Royaume d'Italie durant sept ans lorsque la ville était la capitale du pays. Le palais abrite également un musée.
  • Le Palais Pitti (Palazzo Pitti) est aujourd'hui le plus grand palais de la ville. Sa construction débuta en 1458, pour le compte d'un banquier du nom de Lucca Pitti, et fut dessiné par Filippo Brunelleschi. Les Médicis acquirent le palais en 1560, et y emménagèrent. Actuellement, le palais abrite notamment la Galerie Palatine, la Galerie d'Art moderne et les appartements royaux.
  • Le Palais Bartolini (Palazzo Bartolini o Palazzo degli Sportici) est l'hôtel le plus vieux de la ville (première mention en 1386). L'actuel palais fut construit par Baccio d'Agnolo autour de 1520, au même emplacement qu'il occupait depuis le XIIe siècle probablement. Il abrite en ses murs une tour du XIIe siècle, la torre Monalda [1], des verrières [2] de Ulisse de Matteis du début du XXe siècle. Il est par ailleurs en plein centre de la ville, dans un quartier prestigieux, et entouré d'autres palais historiques (Palazzo Davanzati, Palazzo Strozzi, Palazzo Strozzino... )

Les jardins [modifier]

Jardin de Boboli
Jardin de Boboli
  • Le Jardin de Boboli (Giardino di Boboli) est adjacent au Palais Pitti et au Forte Belvedere. Le jardin, construit pour Éléonore de Tolède est remarquable pour sa collection de sculptures, qui vont de l'Antiquité romaine aux XVIe et XVIIe siècles.
  • Le Jardin des simples (Giardino dei Semplici) est un département du Musée d'histoire naturelle de l'Université de Florence.
  • Parco delle Cascine.
  • Giardino Bardini dans l'Oltrarno.

Les musées [modifier]

La Galerie des Offices avec, au fond, le Palazzo Vecchio
La Galerie des Offices avec, au fond, le Palazzo Vecchio
  • La Galerie de l'Académie (Galleria dell'Accademia) est l'un des musées incontournables de Florence. Il est abrité par l'Académie du dessin de Florence créée en 1562, transférée dans ses bâtiments en 1784 et comporte, depuis 1873, plusieurs œuvres de Michel-Ange, notamment le célèbre David, les quatre prisonniers et la Pietà da Palestrina.
  • La Loggia dei Lanzi (loge des Lansquenets) qui comprend nombre de statues (originaux ou copies) dont le Persée de Cellini, l'Enlèvement des Sabines et Hercule luttant avec le Centaure de Giambologna, le viol de Polyxène de Pio Fedi.
  • La Galerie Palatine (Galleria Palatina), est un musée situé au Palais Pitti. Construit sur ordre de Ferdinand II de Médicis, il fut décoré par Pierre de Cortone. Il regroupe les œuvres des collections Médicis et Lorraine. Les œuvres exposées couvrent principalement la période comprise entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

 

 

 

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 19:02
manzé était à l'origine une seigneurie dépendant des barons de Semur. Au XIe siècle, le seigneur d'Amanzé (probablement Guichard) participa à la première croisade[1].

A partir de 1380, leur histoire se confond avec celle de Chauffailles, dont ils deviennent seigneurs par le mariage de Jean II d'Amanzé avec Antonie de Villon. Les Amanzé s'y établirent, y firent construire un château, qui appartiendra à la famille jusqu'en 1741.

Les Amanzé sont également liés à l'histoire de Bourbon-Lancy, dont ils furent capitaines et gouverneurs au XVIIe siècle et XVIIIe siècle. Cette charge fut d'abord accordée à Jean IV d'Amanzé (?-1609), baron de Semur et maréchal des Camps et Armées du Roi, puis à son fils Gaspard [2].

En 1617, Amanzé fut érigé en vicomté [3].

Par ailleurs, Guillaume II d'Amanzé a été lieutenant de Charles de La Rochefoucauld, comte de Randan et a participé à la bataille de Renty en 1554. De nombreux membres de la famille ont été chevaliers de l'Ordre de Malte, et chanoines-comtes de Lyon[4]. Une branche de la famille s'établit en Gévaudan au XVIIe siècle [5] , et on trouve également des Amanzé en Picardie [6].

Liste des sires d'Amanzé [modifier]

Première maison (XIe siècle-XIIIe siècle) [modifier]

  • Roger d'Amanzé (<1040-†>1050)
  • Guichard d'Amanzé (<1088-†>1098)
  • Rodolphe d'Amanzé (<1140-†?)
  • Hugues I er d'Amanzé (<1160-†?)
  • Pierre I er d'Amanzé (<1180-†?)
  • Hugues II d'Amanzé (<1215-†?) marié à Alix de Vergy
  • Alix d'Amanzé (<1235 - >1265)
La première maison d'Amanzé prend fin avec le mariage d'Alix, seule fille d'Hugues d'Amanzé, avec le sire de Villon.

Seconde maison (XIIIe siècle-XVe siècle) [modifier]

  • Jean de Villon (<1250-†>1270)
  • Pierre II d'Amanzé (1270-†>1323) marié à Isabeau de Dio en 1300
  • Jean I er d'Amanzé (<1307-†>1370)
Il se marie en 1323 à Marguerite de la Bussière, lui apportant de nombreux fiefs en Mâconnais : La Bussière, Trambly, La Chapelle de France, Bergesserin, Le Péage de Matour[7]
Jean se remarie en 1338 avec Jeanne de Marcilly
  • Guillaume I er d'Amanzé (1327-†>1380) marié en 1355 à Marguerite de Busseül
  • Jean II d'Amanzé (1360-†>1415) marié en en 1386 à Antonie (ou Antoinette) de Villon
Par ce mariage, les seigneurs d'Amanzé deviennent seigneurs de Chauffailles.
  • Guillaume II d'Amanzé (1387-†>1458) marié en 1405 à Marguerite de Semur-d'Arcy
  • Jacques d'Amanzé (1430-†>1497) marié en 1462 à Etiennette de Chantemerle (famille de La Clayette, et en 1477 à Philippine Damas-de-Digoine

Il eut deux fils, l'un du premier lit, Jean, qui sera sire d'Amanzé, l'autre du second lit, François, qui sera sire de Chauffailles.

Sires d'Amanzé (XVIe siècle) [modifier]

  • Jean III d'Amanzé (1470-†1534), sire d'Amanzé, marié à Béatrix Mitte de Chevriès
  • Pierre d'Amanzé, sire d'Amanzé, Lieutenant des Ordonnances du Roi, marié en 1555 à Antoinette de Coligny (fille de Renaud de Coligny sire de Saligny, et de Jacqueline de Montboissier)
  • Jean IV d'Amanzé (†1609), baron d'Amanzé, Maréchal des Camps et Armées du Roi, Gouverneur de Bourbon-Lancy, marié en 1595 à Isabeau d'Escars dame de Combles (fille de Jean d'Escars prince de Carency), puis à Françoise de l'Aubespin
  • Gaspard d'Amanzé, vicomte d'Amanzé, baron de Combles, Lieutenant général pour le Roi au Gouvernement de Bourgogne, Gouverneur de Bourbon-Lancy, marié en 1630 à Françoise Jacquot de Mypont. Leurs enfants sont morts jeunes.

Sires de Chauffailles (XVIe siècle-XVIIIe siècle) [modifier]

  • François d'Amanzé (1480-†1533), sire de Chauffailles, marié en 1505 à Catherine de Semur-l'Etang
  • François d'Amanzé (1510-†>1588), sire de Chauffailles, marié en 1540 à Françoise de Choiseul-Traves-Dracy, et en 1562 à Gilberte de Busseül
Son fils Antoine d'Amanzé, chanoine-comte de Lyon, jouera un rôle important dans la région lors des guerres de religion
Son fils Marc d'Amanzé, seigneur de Bois-du-Mont, est à l'origine de la branche qui s'établira dans le Gévaudan, et d'une autre établie dans la vallée de Chevreuse.
  • Guillaume d'Amanzé (<1544-†1594), sire de Chauffailles, marié en 1578 à Françoise de La Guiche, dame de Corcheval
  • Antoine (ou Jean) d'Amanzé, sire de Chauffailles, marié en 1613 à Françoise de Damas, dame d'Esthieugues
Son fils Basile aurait été un seigneur brigand, rançonnant les voyageurs, à l'origine de soupçons sur la fortune des Amanzé.
  • Jacques d'Amanzé, baron de Chauffailles, marié à Marie Anne Rollin
  • Antoine d'Amanzé (1672-†?) marié en 1715 à Cécile de Falcony
  • Marie-Cécile d'Amanzé (1718-†?)
Par son mariage en 1741 avec Claude-Marie de Saint-Georges marquis de Vichy, le nom d'Amanzé disparaît.
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 18:45


VOLESVRES

Château de Cypierre

  • La construction comprend quatre parties: un donjon de plan massé, en grande partie du XIVe siècle, élevé sur une motte forte; une tourelle d'angle du XVIe siècle, de plan carré et comprenant un escalier à vis; un corps de bâtiment élevé au XVIIIe siècle compris dans l'angle formé par la tourelle et le donjon; un autre corps de bâtiment, de plan barlong, daté de 1823, accoté, partie au donjon, partie à la tourelle et qui a été endommagé en 1944 par les maquisards. Une terrasse et un escalier à deux volées droites avec repos desservent la façade Est du premier bâtiment. Ces ajouts successifs ont peu à peu entamé la motte du XIe siècle.
  • A l'Ouest, une chapelle, datant de 1812 et abritant les sépultures des membres de la famille des propriétaires actuels, a été remontée en 1907.
  • Des dépendances s'élèvent à l'Est autour d'une cour ouvrant au Nord par un portail à porte charretière supportant un pigeonnier datant de 1831. Une tourelle supportant deux bretèches est enclavée dans les bâtiments d'exploitation. Avec le donjon, elle constitue le seul vestige du système de défense du château.

Le château est une propriété privée et ne se visite pas.

Historique [modifier]

  • 1262 : première mention d'une maison forte possédée par Guillaume de Cypierre qui la tient en fief du duc
  • début XVIe siècle : la terre échoit par mariage à Pierre de Marcilly, qui ajoute à son nom celui de Cypierre
  • milieu XVIe siècle : le fils du précédent, Philibert de Marcilly, bailli d'Autun, acquiert de son frère, Pierre de Marcilly, évêque de cette cité, le château et la baronnie de Thoisy et devient gouverneur du futur roi Charles IX
  • 1628 : à l'extinction de la lignée des Marcilly, le château est vendu aux Legoux de La Berchère
  • 1639 : ceux-ci le revendent à Jean Boyveau
  • début XVIIIe siècle : la seigneurie passe aux Perrin
  • 1849 : Marguerite Perrin de Cypierre épouse le fils du général de CaulaincOURT
  • seconde moitié du XIXe siècle : la fille des précédents s'unit à Pierre de Kergolay, dont la famille est toujours propriétaire du château
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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 18:43

Vitry-en-Charollais


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