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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:38

Un galion était un navire à voiles à plusieurs ponts utilisé en Europe et particulièrement en Espagne du XVIe siècle au XVIIIe siècle .

Possédant de 3 à 5 mâts, il constitue une évolution de la caraque, dans laquelle sont introduites des caractéristiques de la caravelle, comme la poupe carrée qui supplante celle ronde des caraques. La coque est allongée et plus fine, ce qui le rend plus rapide et l'abaissement du château le rend plus stable en diminuant le poids dans les hauts. Il est, par contre, généralement plus petit que la caraque, dont certaines dépassaient 1000 tonnes; les galions étaient généralement en dessous des 500 tonnes, quoique de plus gros aient existé.

Comme les caraques, les galions ont servi aussi bien pour le commerce qu'à des usages militaires. Ils pouvaient être armés ou pas en cours de carrière pour l'une ou l'autre de ces fonctions. Ils ont, cependant, eu tendance à supplanter les caraques pour la guerre du fait de leurs performances supérieures. Ils étaient la plupart du temps armés par des demi-couleuvrines, quoique des calibres supérieurs, comme le demi-canon, aient été embarqués.

Les galions étaient construits en chêne (pour la quille), en pin (pour les mâts) et d'autres bois durs pour la coque et les ponts. La construction d'un galion coûtait extrêmement cher. Des centaines d'artisans experts (charpentiers, forgerons, tonneliers, etc.) travaillaient nuit et jour pendant des mois avant que le navire puisse prendre la mer. Les galions étaient par conséquent souvent financés par des groupes de riches commerçants. C'est pourquoi la plupart des galions étaient affectés au commerce. Lorsqu'un navire était capturé par une puissance rivale, il était armé pour la guerre.

À cause de la durée passée en mer et des conditions de vie difficiles à bord, des systèmes complexes de manipulation du gréement furent développés, de telle manière que le navire puisse être conduit par une fraction seulement de l'équipage.

L'Angleterre, dans le dernier quart du XVIe siècle, commence à produire des galions plus performants pour le combat au canon. Les châteaux arrière abaissés et les surfaces de voilure agrandies, leur procurent une plus grande vitesse par rapport aux modèles espagnols. De plus, l'artillerie de plus gros calibre est supérieure en portée. Ce sont ces navires qui vont repousser l'Invincible Armada. Au début du siècle suivant, leur taille s'accroîtra et leur voilure s'amplifiera pour donner naissance aux navires de ligne.

Le galion fut utilisé jusqu'au début du XIXe siècle, au moment où le clipper et le navire de ligne le rendirent obsolète.

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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:35

Une Flûte est un navire de charge hollandais du XVIIIe siècle équipé de trois mâts aux voiles carrées. Au XIXe siècle on les désigne sous le nom de corvette de charge dans la marine française.

Toutefois, on dit d'un navire (généralement d'une frégate ou un vaisseau d'un rang inférieur au 64 canons) qu'il est armé en flûte quand son pont de batterie principal (ou inférieur, dans le cas d'un vaisseau) est dégagé de toute son artillerie pour transporter des troupes ou du matériel.

Dans le domaine fluvial, le mot flûte désigne un bateau de charge, effilé à l'origine, fréquentant l'Yonne, la haute Seine et la Marne. Avec l'extension du réseau navigable au XIXe siècle, ce bateau va évoluer vers des formes beaucoup plus pleines en bateau de canal. Il va engendrer trois types principaux : la flûte de Bourgogne, la flûte de l'Ourcq et la flûte du Berry
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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 21:33

La caraque ou nef est un grand navire, de la fin du Moyen Âge, caractérisé par sa coque arrondie et ses deux hauts châteaux avant et arrière. Elle fut l'un des premiers types de navires européens à pouvoir s'aventurer en haute mer. Les Espagnols l'appelaient nao (navire) et les Portugais nau, elle fut avec la caravelle, le navire des grands explorateurs de ces pays. Selon certaines sources, le mot caraque proviendrait de l'arabe karraka.

Gréement d'une caraque

Elle dérive des cogues qui servaient au commerce et la guerre, en Mer du Nord et dans la mer Baltique, en particulier dans les flottes de la Hanse, depuis le XIe siècle environ. Lors des croisades (XIe et XIIe siècle), certains cogues durent traverser la Méditerranée, et durent s'adapter par l'apport d'éléments traditionnels. Elles mesuraient alors trente mètres de longueur, huit mètres de largeur, portaient deux mâts et un total de six voiles. De la construction navale de cette région bouleversa l'architecture des cogues, donnant naissance à la caraque. Un des changement les plus importants, fut l'apparition de mâts supplémentaires. On passa d'abord à deux, puis trois et enfin quatre mâts, celui arrière, dit d'artimon étant gréé avec une voile latine, qui était adaptée à la navigation dans cette mer resserrée, où l'on était souvent obligé de remonter au vent. Du cogue, elle gardait les voiles carrées, très efficaces en vent arrière et une robuste construction issue de son lointain ancêtre le drakkar viking : une coque arrondie, dont le bordage était fait à clin , c’est-à-dire que les planches se recouvraient partiellement pour se renforcer. L'augmentation du nombre de mâts et donc de la surface de voilure, permit une augmentation de la taille, et on atteint à la fin du XIVe siècle des bateaux jaugeant pour certains, mille tonneaux. Comme le cogue, elles servaient de façon assez indifférenciée, au commerce ou à la guerre, pour cette dernière activité, elles étaient donc pourvues de deux tours construites en bois directement sur le pont qui permettait comme leur équivalent terrestre de surplomber l'adversaire, donnant l'avantage de la hauteur en particulier aux archers. Ces tours devinrent rapidement de plus en plus hautes, pour conserver cet avantage, nuisant alors grandement à la stabilité du navire en l'alourdissant dans les hauts. Ce défaut fit qu'après l'apparition du galion au XVIe siècle, qui était beaucoup plus maniable, elle se spécialisa dans le transport et abandonna progressivement les activités guerrières. C'est cependant, sur ces navires qu'intervinrent les innovations qui allaient révolutionner la guerre sur mer, comme l'usage de l'artillerie et le sabord qui lui est associé, et ils représentèrent une bonne partie des flottes de guerre du XVIe siècle, au delà du milieu du siècle. Les dernières caraques construites adoptèrent le bordage, dit à franc-bord, où les planches étaient jointives, mais renforcées de l'intérieur par les membrures. La flûte, plus adaptée pour le port de charge, finit par la supplanter pour le commerce au XVIIe siècle.


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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 15:26





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