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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 16:38
BALAY (3), DE CORGEAT (1), DE GAULE (1), GUICHARDET (1), MARECHAL (3), MAZEUX (1), RAVEL CHAPUIS (1), VANDROT (2),

SORNAY

La Commune de Sornay est située à proximité immédiate de Louhans, plein cœur de la Bresse louhannaise, et couvre une superficie de 1 812 Hectares.

Elle est coupée par deux grands axes de communication : - La R.D. 971 qui relie la R.N. 6 ( Chalon-sur-Saône/Macon ) à Louhans. - La R.D. 167 de Branges à Romenay. Arrosée par deux rivières : - LA SEILLE, classée 2e Catégorie - Domaine Public. - LA SANE MORTE, classée 2e Catégorie - Domaine Privé. Toutes les deux sont issues du Jura. Elles subissent les chutes d’eau des plateaux jurassiens, avec des conséquences souvent très graves pour les exploitations agricoles du Val de Seille en aval de Louhans. La Commune de SORNAY, dont les premières traces écrites remontent au 12e Siècle était certainement située sur une voie romaine de faible importance et une église y était déjà mentionnée (l’actuelle est récente, puisque rebâtie en 1980). Le Seigneur des lieux en était le Sire de Sainte-Croix. Les avis des spécialistes divergent sur la toponymie : . les uns y voient une origine celte avec le document de 1155 : ecclesia de Saonay (dictionnaire topographique de S. et L. de Rigault) qui rappelle l’étymologie de la Saône (eaux dormantes, marécages). . les autres, une origine latine avec le document de 1183 : ecclesia de Saornaco qui laisserait deviner une propriété d’un gallo-romain Saorniacus… Le nom de SORNAY apparaît en 1225. En 1490, 62 feux sont recensés (environ 340 personnes). L’histoire de la Commune sera celle d’une Communauté agricole, sans événement marquant, très dépendante de Louhans. C’est pourquoi aucun site ou Monument Historique ou Archéologique n’est recensé dans la Commune.

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 16:34
BUGUEY (8), PLATEY (1), THURY (1),

SIMARD

IMARD, SON HISTOIRE

Les origines du village de SIMARD ne sont pas à relier au passé de la famille "SYMARD" ou "DE SYMARD", elle-même originaire du baillage de Baume en Franche-Comté. Cette famille s'est éteinte durant la révolution. On retrouve le toponyme "SYMARD" en 1299 dans les titres anciens ( SIG-MAR d'origine germanique "sig" désignant la force, la victoire en allemand "siegen" ) Les deux blasons illustrant les documents de la commune sont ceux "De Thesut" et "Gagne de Perrigny", deux familles ayant eu leur fief au XIIIe siècle

Existence probable d'un cimetière burgonde au lieu-dit "les Arsières"

SIMARD a été "chef-lieu de canton" jusqu'en 1801 avant de dépendre de celui de MONTRET. En 1374, Simard était un arrière-fief de la Baronnie de Mervans. En 1767, on l'avait jugé de droit écrit. En outre, la paroisse simardine, sous le vocable de Saint-Pierre, dépendait autrefois de l'Archiprêtré de Branges.

SEIGNEURS, FIEFS et ARRIERES-FIEFS :

Principaux Seigneurs    :  1475 : Antoine PAISSEAUD ; 1476 : Jean de RUPT ; 1512 : Jean de LONGWIC ; 1514 : Jean de RUPT ; 1527 : Philippe CHABOT marié à Françoise de LONGWIC ; 1532 : Tristan SIMON ; 18 juin 1535 : Adrien BOUTON fils ; 1548 : Tristan SYMON ; 1570 : Jacques de SIMON ; 1618 : Jacques de DURETAL ; Puis Louis de LORRAIN, Grand Ecuyer de France ; 9 août 1667 : Charles-Bénigne de THESUT, cette famille a pris son nom du fief de THESUT au Mont SAINT-VINCENT, elle avait pour armes "d'or à la bande de gueules chargée de trois sautoirs d'or" ; 1683 : Claude-Bénigne de THEZUT ( il aurait affranchi SIMARD ) ; 1702 : Jean de THESUT ; 1714 : Jeanne de GRIVALOIS, veuve de Jean de THESUT ; 1728 : Philibert Bernard GAGNE DE PERRIGNY marié à Jeanne-Marie de THEZUT cette famille portait les armes suivantes "d'azur à trois molettes d'éperon colletées d'or", Jeanne-Marie de THEZUT fonda un lit pour les pauvres de SIMARD à l'Hôpital de Louhans en 1764 et fut aussi la bienfaitrice de l'église de SIMARD ; Puis Philiberte-Thérèse GUYET, Comtesse de Louhans ; 1759 : Philibert-Bernard GAGNE DE PERRIGNY ; 1783 : Antoine-Jean GAGNE ; 1789 : Bénigne LEGOUX DE SAINT SEINE, Comte de Louhans ; A la veille de la Révolution française, il existait encore une justice dite de " SIMARD-BESSANDREY-QUAIN et dépendances" qui fonctionnait grâce à un juge et à un procureur d'office. Parmi les Fiefs et arrière-fiefs : LE MEIX ALONGLET, LE MEIX, BESSANDREY, LA VERNOTTE : en 1681, Vlaude VITTE possédait des fonds au lieu-dit La Vernotte rière la directe de Simard.

Plus près de nous, le village a connu des moments douloureux et plus précisément le 23 août 1944. Les soldats allemands, attaqués par des maquisards bressans aux lieux-dits de "Quain" et du "Petit Cerisier", ont mis le feu à une maison dont seul le puits subsiste aujourd'hui. Ils abattent Guy Chemin, agent de liaison, un maquisard réfugié dans cette maison. Ils continuent leur exaction en mettant le feu à d'autres maisons et en abattant le fils de la famille Sergent. Dans leur folie meurtrière, au moulin Gallet, après avoir incendié les bâtiments, ils exécutent deux clients et deux employés. Jour de batteuse à la ferme Robelin, les Allemands alignent une dizaine d'ouvriers contre un mur et courent à la poursuite de certains autres ayant fui à travers champs. Grâce à des négociations avec l'officier allemand, M Alphonse Robelin épargne la vie de tous. En hommage aux victimes dont 6 sont inhumées au cimetière de la commune, grâce à une souscription publique après la libération, deux monuments commémoratifs ont été érigés, l'un au "Petit Cerisier" et l'autre au lieu-dit "le Gallet". 

  Aujourd'hui, ce village dynamique possède de nombreux atouts pour accueillir de nouveaux simardins. La vie associative, riche de 19 sociétés, propose des activités diversifiées favorisant rencontres et échanges entre les habitants.


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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 16:32
SIMANDRE

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CHARBONNIER (2),

SERMESSE
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SEMUR EN BRIONNAIS

Du Xe au XIVe siècle, les barons de Semur furent une famille puissante. Ainsi Dalmace Ier, dit Dalmace le Grand (1000? à 1048) maria sa fille Hélie au duc de Bourgogne Robert Ier. Le plus célèbre membre de la famille de Semur fut un autre fils de Dalmace le Grand, Saint Hugues (1024-1109), qui devint Grand Abbé de Cluny, et joua un rôle important dans l'ensemble de la chrétienté.

De nombreux monuments témoignent de l'importance de Semur, notamment les restes du Château Saint-Hugues du XIe siècle, et l'église romane du XIIe siècle (l'une des plus tardives du Brionnais), d'influence clunisienne.

L'église romane de Semur en Brionnais. Détail du portail de l'église. Clocher Archivolte du portail ouest

Nef vue de la croisée du transept

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Saint Hugues (1024-1109) : natif de Semur-en-Brionnais, cinquième grand abbé de l'ordre de Cluny.
  • Gilbert Génébrard (1536-1597), théologien français
  • Jean Baptiste Augustin Bouthier de Rochefort (1814-1891) : député républicain modéré (1876-1891), précurseur des GAEC (groupements d'agriculteurs). Il légua sa fortune à la commune et créa une maison de retraite pour les salariés et les métayers du monde agricole.

Dès le début du Haut Moyen Âge, et jusqu'au commencement du XIVe siècle, le Brionnais fut le siège d'une puissante baronnie, celle des barons de Semur.

Les origines de la famille de Semur sont obscures. On manque de documents. Sans doute, séduit par le site, un seigneur de passage dans la région, Freelan de Chamilly, fit-il construire un château féodal au sommet du promontoire de Semur, dominant et contrôlant ainsi la vallée de la Loire.

La baronnie se développa alors sous l'impulsion des Seigneurs de Semur, dont certains connurent gloire et puissance, tel Dalmace Ier, dit Dalmace le Grand (1000 ? à 1048). L'un de ses fils, Hugues - le futur Saint Hugues - (1024-1109), deviendra grand abbé de Cluny et jouera un rôle important dans toute la chrétienté. Une fille de Dalmace, Hélie, épousa le duc de Bourgogne Robert Ier. Le fait même qu'une fille de la seigneurie de Semur ait été choisie pour femme par l'un des princes les plus puissants de France, et sans doute de la chrétienté, montre bien que la famille de Semur, au XIe siècle, était considérée.

Pendant plusieurs siècles, la baronnie de Semur va connaître prospérité et sécurité. Cette puissance, le calme relatif de la province brionnaise, l'encouragement, la protection et l'aide apportés par la famille des barons, tout cela peut expliquer partiellement la mise en chantier, dès le XIe siècle, de plusieurs églises dans le Brionnais. Le premier couvent de femmes dépendant de Cluny fut également fondé à Marcigny. L'influence spirituelle d'Autun, centre religieux important du monde de la chrétienté, et de Cluny, qui connut un rayonnement sans précédent aux XIe siècle et XIIe siècle, essentiellement sous l'autorité de saint Hugues, grand abbé de Cluny, constitue également une explication.

Ajoutons enfin qu'il existait la possibilité de se procurer, sur place, les matériaux nécessaires à la construction des édifices. Des carrières, d'où était extraite la belle pierre jaune du Brionnais, sont encore visibles aujourd'hui.


 

CHATEAU DE SEMUR EN BRIONNAIS


 

  • e l'ensemble fortifié qui occupait la totalité de l'éperon rocheux, il ne subsiste que les restes d'une poterne et, sur une terrasse, une haute tour de plan rectangulaire. La poterne, totalement modifiée par les travaux entrepris en 1760, consistait en une porte située à l'étage, défendue par une herse et par un mâchicoulis sur arcade, de même type que ceux de Chamilly et de Sercy. Celui-ci était lancé entre deux tours rondes, à bases légèrement talutées, percées de très rares archères à embrasures plongeantes. La porte a été bouchée et des escaliers ont été construits à son emplacement pour donner accès au premier étage des tours. La tour nord comporte une citerne, la tour ouest, un escalier aménagé dans l'épaisseur du mur. La tour rectangulaire, haute de 22 mètres et dont les murs ont à la base deux mètres d'épaisseur, présente les trous des poutres de quatre niveaux de plancher. Sa construction est le résultat de remaniements successifs du XIe siècle au XVe siècle. Les niveaux inférieurs sont bâtis en moyen appareil dans lequel apparaissent des assises en arête de poisson, les troisième et quatrième niveaux en petit appareil. On discerne, dans les murailles, des ouvertures en plein cintre qui ont été obturées, une petite porte, au premier étage dont l'encadrement rectangulaire paraît indiquer qu'une passerelle la fermait, enfin, au sud et à l'ouest, deux fenêtres à meneau et croisillon dont les embrasures sont munies de coussièges et qui sont sans doute contemporaines d'une vaste cheminée dont seuls subsistent les piédroits.
  • Les substructures d'une petite tour dominent la vallée.
  • Le château se visite.

Historique [modifier]

Origines

Maison de Semur

Saint-Hugues de Cluny
Saint-Hugues de Cluny
  • Freelan de Chamelet - ou Chamilly († 925) devient seigneur de Semur; sa famille sera l'une des plus puissantes de Bourgogne
  • Joceran de Chamelet, seigneur de Semur († 994), fils du précédent, fait bâtir un donjon; le château dépend sur le plan religieux de la paroisse de Saint-Martin-la-Vallée
  • Geoffroy Ier, seigneur de Semur (950 - 1015), fils du précédent
  • Dalmace Ier, baron de Semur († 1048), fils du précédent, pour qui le fief est érigé en baronnie
  • Geoffroy II, baron de Semur (1025 - 1090), fils du précédent; son frère, Saint-Hugues, sixième abbé de Cluny, naît dans le château
  • Geoffroy III, baron de Semur († 1123), fils du précédent
  • Geoffroy IV, baron de Semur († 1128), fils du précédent
  • Geoffroy V, baron de Semur († 1150), fils du précédent
  • Dalmace II, baron de Semur († 1162), frère du précédent
  • Simon Ier, baron de Semur († 1219), fils du précédent
  • Dalmace III, baron de Semur (1196 - 1226), fils du précédent
  • Simon II, baron de Semur († 1247), fils du précédent
  • Henri, baron de Semur († 1257), fils de Simon Ier

Maison de Châteauvillain

  • 1262 : Jean Ier de Châteauvillain, petit-fils de Simon Ier, et époux de Jeanne de Semur, fille de Simon II, reçoit la baronnie de Semur de sa cousine Héloïse de Semur, fille d'Henri, qui précède

Maison d'Albon, rameau de Beaujeu

  • 1320 : Jeanne de Châteauvillain († 1345), fille et héritière des précédents, épouse Guichard VI, sire de Beaujeu († 1331)
  • Édouard Ier, sire de Beaujeu (1316 - 1351), fils du précédent et de Marie de Châtillon
  • Antoine de Beaujeu, sire de Beaujeu (1343 - 1374), fils du précédent
  • Édouard II de Beaujeu, sire de Beaujeu (1351 - 1400), cousin germain du précédent, meurt sans enfant

Maisons de Bourbon et de Bourbon-Montpensier

Louis II de la Trémoille
Louis II de la Trémoille
Entre 1397 et 1477, les familles qui se succèdent ayant laissé le château à l'abandon, le duc de Bourgogne y installe des capitaines; le donjon est fortifié, le mobilier et l'artillerie soigneusement entretenus.

Maison de La Trémoille

Seigneurs engagistes

La terre est vendue à Charles VIII peu de temps après ce mariage et est confiée à des seigneurs engagistes qui ne la conservent jamais longtemps. Le donjon carré et les deux tours circulaires qui le précèdent restent seuls à la charge du seigneur, qui doit y entretenir les prisons du bailliage, créé en 1560, en même temps qu'il subvient à tous les frais de justice. Citons:
  • Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice (1470 - 1525)
  • la famille Coligny, dont Gaspard-Alexandre de Coligny (1662 - 1694)
  • Jean du Puy, à qui le précédent aliène le château, se fait construire une nouvelle demeure
  • Jacques-Nicolas du Puy, fils du précédent, fait bâtir, vers 1760, la maison du geôlier et en 1775, l'auditoire du bailliage sur des plans de l'architecte Guillemot. En 1793, il est en partie dépossédé de ses biens, la baronnie étant restituée à l'état comme bien engagé.

Époque plus récente

  • début XIXe siècle : on tente d'abattre le onjon en pratiquant des brèches à sa base
  • à partir de 1968 : des travaux de mise en valeur sont menés par une équipe animée par M. J.-L. Dosso-Greggia

Armoiries des seigneurs successifs [modifier]

  • Châteauvillain : Gironné d'argent et de sable de huit pièces
  • Albon : De sable à la croix d'or
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 16:18
Origine : "a Sapinis". Privilèges sur le sel de Salins accordés par Louis XIII en 1616. Erigé en comté en 1596. Saccagé par les ligueurs, puis par les Comtois. Curieuses coutumes matrimoniales.
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 14:05
SAVIGNY SUR SEILLE
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SAVIGNY SUR SEILLE

Une présence humaine préhistorique à Savigny n'est pas établie et semble d'ailleurs improbable ; le cadre naturel est la raison supposée : en effet, forêt et marécages rendaient la région inhospitalière. De façon générale, la mention officielle, la plus ancienne apparaît dans les écrits de César (50 avt JC). Il nomme cette région "Saltres Brixia", forêt de Bresse.

Les premiers colonisateurs gallo-romains venus de Lyon s'établissent le long de la Seille. Ils préfèrent ainsi une implantation sur les hauteurs (toutes relatives) dominant la rivière, bénéficiant alors de points de guets vitaux et d'un accès "fluvial" tout proche (le confluent avec la Saône étant à moins de 20 km). A l'époque, la Seille est longée par le " grand chemin du Sel " qui relie la vallée de la Saône à Salin-les-Bains dans le Jura. Les découvertes de vestiges (poteries, tuiles) du hameau du Thiellay à celui des Cortennes, confirment indiscutablement cette présence romaine.

Les invasions germaniques au IIIe siècle ont dévasté les constructions antiques, même si quelques villas ont été fortifiées en Bresse, donnant les prémices des premiers châteaux.

Aujourd'hui, limon et terre argileuse recouvrent ce patrimoine, le laissant endormi dans l'attente d'une hypothétique fouille archéologique.

En 954, le toponyme " Saviniacum " apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Marcel(lès-Chalons). Le suffixe " acum ", dérivé ensuite en " y " (cf. Savigny, Huilly, Loisy, ... ) désigne l'appartenance au colonisateur ainsi pour Savigny, le dénommé Savinius. Née aux approches de l'an mille, la société féodale apparaît pendant les multiples invasions qui déferlent sur le pays. Depuis l'époque romaine, la terre appartient à de grands propriétaires qui s'érigent en protecteur de la paysannerie.

C'est ainsi que la famille De Vienne déploie son autorité sur la région de Bresse et fait édifier à Savigny, entre les années 1100 et 1200, un château au lieudit " Le Thiellay ". Construction carrée, d'environ 70 mètres de côté, dotée d'un donjon, d'un pont-levis, d'un pigeonnier, elle domine la Seille de 23 mètres environ. Il n'en subsiste aujourd'hui que quelques pans. A cette époque, les seigneurs du Thiellay et de la Michaudière dépendent de celui de Branges (comte de Savigny) qui lui-même obéit à celui de Cuisery (puissante châtellenie comptant 52 villages sous son autorité). Hugues de Vienne s'illustre notamment lors de croisades sous Saint Louis en 1270. Vers 1600, la famille De la Curne succède aux De Vienne jusqu'en 1720, date à laquelle le château est cédé à des fermiers généraux originaires de Bantanges.

Autre famille de seigneur : celle du lieu-dit de " La Michaudière ". Les descendants sont recensés comme notaires dès le XVe et maires de Louhans de 1609 à 1636. Bertrand de la Michaudière devient conseiller au Parlement de Dijon en 1710 et Claude conseiller du Parlement de Paris et chef du conseil du Prince de Condé. L'ascension de ce damier lui vaut d'ailleurs reconnaissance : une rue de Paris porte depuis son nom (bien que l'orthographe ait variée en " Michodière "). Il y a donc un peu de Savigny, sur les planches d'un théâtre parisien si célèbre...

Du domaine de la Michaudière, il ne subsiste qu'une grande ferme bressane.

LA SEILLE

  La Seille, qui épouse Savigny sur plus de 5 kilomètres, a toujours joué un rôle important dans l'existence-même du village. Ce dernier calque d'ailleurs sa disposition géographique parallèlement au lit de la rivière.

    Ses rôles ont été ou sont encore bien réels :

  • celui de frontière naturelle et administrative (séparant dans les temps anciens le Duché de Bourgogne à celui de Savoie, séparant plus tard Savigny de Rancy, Bantanges et Sornay).
  • celui de frontière "linguistique" : les patois de chaque côté diffèrent.
  • celui de ressource naturelle : en eau évidemment.
  • celui de voie de transport, de communication et d'échanges. Les précurseurs en matière d'exploitation de cette voie navigable sont sans conteste les Romains, puis, quelques siècles plus tard les abbés de Tournus et ceux de Cluny.

    En 1604, les habitants de Louhans réclament sa canalisation afin de permettre "le transport du sel, du blé, de la chaux et du bois de marine". La proposition est rejetée par opposition du baillage de Chalon. Sous Louis XVI, le projet est relancé et confié à l'ingénieur des Etats de Bourgogne : Emiland Gauthey. Les travaux débutent en 1786 avec la construction de 3 écluses (à Branges, Loisy et La Truchère) et la rectification de 8 méandres dont un à Savigny.

    Le XIXe siècle est synonyme d'essor industriel et de transport important de marchandises et de voyageurs : un service reliant Louhans à Lyon est même instauré. En 1860, 50 000 tonnes de frêt passent devant les yeux des habitants de Savigny et ... des vaches qui broutent en prairie !

    En 1912, trois ports sont créés dans notre village mais le mouvement s'essouffle avec la concurrence de la route et du rail. Seul subsistera à Savigny, un bac au Thiellay (jusqu'en 1942) et un passeur sur barque jusqu'en 1958).

    Depuis quelques années pêcheurs de silures ou de menues fritures ainsi que plaisanciers à la recherche de navigation tranquille, ont redonné à la Seille une activité humaine.

    Il n'en demeurre pas moins que le cadre de verdure et de calme de la Seille rend l'endroit attachant pour les amoureux des coins de nature reposants. Courlis, vanneaux bergeronnettes printanière et petits passeraux contribuent par leurs chants mélodieux à oublier l'agitation quotidienne…

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 14:00
BAUDIN (1), BICCANT (7), BOEUFGRAS (6), BOUSSIN (1), CHAROLLOIS (6), CHAUMAY (1), CHAUMET (5), CHAVOT (1), CLEAU (1), CUZIN (3), DESCHEVRIERS (2), DOYEN (1), GODIN (1), MARCHANDEAU (2), PARTIOT (1), PERRIN (2), RETHY (2), TOUZOT (1), VILLEBOEUF (3),

SANVIGNES LES MINES

À la préhistoire, au paléolithique et surtout au néolithique, des lieux-dits "La Tagnerette, la Tour Va, la Vigne, les Chaumes" ont été occupés et des outils en silex retrouvés sont conservés au musée du Mont-Saint-Vincent.

A l'époque gallo-romaine, Jules César est passé sur notre territoire et raconte dans " la Guerre des Gaules", une bataille qui aurait pu avoir lieu au pied de la "Theurée" (colline en celte) entre les Romains et les Hélvètes. Le Dr Laroche en a fait le récit dans un livre écrit en 1929, repris par Monsieur Gaudiaut dans un ouvrage paru en 1997 "De Sine-Vinea à Sanvignes". Ces livres sont disponibles à la bibliothèque de Sanvignes.

Sine-Vinea est le premier nom connu du lieu. Il a subi de nombreuses transformations de la part des différents scribes au cours des siècles et sa signification n'est toujours pas élucidée : s'agit-il d'un lieu où ne pouvait pas pousser la vigne ? Sine peut aussi vouloir dire vieux donc ce serait vieilles vignes, mais plus logiquement, il s'agirait d'une déformation de Silvinea signifiant forêt car on ne dénommait pas des lieux par un aspect négatif, d'après le livre de Tavérdet sur "les noms de lieux en Bourgogne"

À partir du Xe siècle, la colline se voit coiffée d'un château fort construit sous les ordres de Sire Brancion. Il ne reste rien de cet édifice mutilé en 1477, détruit en 1689, dont on prenait encore les pierres dans la carrière en 1929 pour construire les maisons au bourg. Une partie de l'église, choeur de style roman appartenait à la chapelle du château et le Paradis évoque l'enclos du seigneur.

 

Ruines du château

Les périodes suivantes n'ont pas vu de faits marquants à Sanvignes mais Monsieur Gaudiaut a recensé des événements sur l'histoire de la Bourgogne et de la Châtellenie de Sanvignes jusqu'au XVIIIe siècle toujours dans son livre "De Sine-Vinea à Sanvignes".

En 1790, la commune rurale ne comptait que 955 habitants et c'est au milieu du XIXe siècle avec l'exploitation minière, le recrutement de main d'oeuvre étrangère, la construction de cités, qu'elle va voir son nombre d'habitants augmenter considérablement jusqu'en 1968 (6772 habitants).

17 puits ont été foncés sur le territoire de Sanvignes à partir de 1831 avec des durées d'exploitation variables. Le puits Saint-Amédée qui a atteint une profondeur de 532 mètres a été fermé le dernier en 1971 après 81 ans d'extraction de charbon.

L'exploitation du sous-sol a eu une conséquence tragique sur un quartier de Sanvignes aujourd'hui disparu : le Bois-du-Leu. Ce "village" qui comptait dans les années 50 une quarantaine de commerces a vu des effondrements de terrain qui ont provoqué des dégâts considérables aux habitants suite à l'exploitation d'une couche de charbon dit "plan Gérard" en 1982. En 1992, toutes les maisons du Bois-du-Leu et l'école furent démolies laissant un "no man's land" puis un "cimetière américain" planté d'arbres par l'ONF (Office National des Forêts) qui au bout de 10 ans justifie à nouveau le nom de cette partie de la commune : "le Bois-du-Leu (loup en vrai français)" Monsieur Gaudiaut raconte aussi cette période dans une autre brochure : "Le Bois-du-Leu, mon village disparu".

 

Bois du Leu en 1930

La mine à ciel ouvert a elle aussi complètement bouleversé le paysage sanvignard entre les Fouthiaux et Saint-Amédée à partir de 1982 jusqu'en 2001 : Quartier des Vieux Baudras, reste du Bois-du-Leu, voies de liaison avec les Gautherets. Des trous, il reste 2 lacs - de la terre enlevée, la colline de Morteru et des champs à nouveau exploités. L'ensemble du site va être réhabilité dans les années à venir et sera un lieu de promenade et de découverte de la nature.

L'histoire de ces 20 ans de fin d'exploitation du charbon et de ses conséquences a été résumée par le Groupe Mémoires qui se réunit régulièrement depuis 1996.

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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 13:56
CIRCAUD (1), de MAMESSIER (1),

SANCENAY

La Chapelle de Sancenay à Oyé

Située à environ 2 km d'Oyé, non loin de la route menant à St-Christophe, elle apparaît près des ruines du château des anciens seigneurs de Circaud. On l'appelle la chapelle des « Blancs ». Cette chapelle, vouée au culte catholique et aux « Blancs », catholiques vivant leur foi telle qu'elle était pratiquée avant le concordat de 1801 et les différents conciles ayant succédé, est un lieu de pèlerinage encore très fréquenté. Les ex-voto, paires de béquilles et autres témoignages remerciant la Vierge pour ses interventions miraculeuses attestent de la dévotion des habitants. La chapelle semble avoir été celle du Château, au début du XIe siècle, lorsque la Baronnie de Sancenay passa à la maison de Semur, par le mariage d'Hermangarde, d'Oyé, avec Geoffroy IV. Au milieu du XVe siècle, le château ayant été pillé, Jean 1er de Semur-Sancenay le restaura ainsi que la chapelle. Il en profita pour faire percer la ravissante porte basse latérale. Au XVIIe siècle, Catherine Chauvigny de Blot, épouse de Laurent de Tenay, seigneur de St-Christophe, fit décorer le plafond lambrisé, à caissons allongés. Elle y fit placer un motif central représentant les armes des Tenay et, aux angles, les monogrammes de sa famille et de celle de son époux. Les cent vingt panneaux constituant le plafond de la chapelle forment un décor gracieux et original, exécuté par le peintre hollandais Abram Graffe dont l'inspiration majeure est la piété mariale. Ce plafond est classé, en 1970, au titre des monuments historiques. Il est unique en Brionnais. On pense qu'il a été conçu pour un autre bâtiment car il est scié en de nombreux endroits pour s'adapter à la voûte. Le bâtiment a été de nouveau restauré au XVIIIe siècle (les pavés du sol, le clocher). C'est un édifice à nef unique, avec une longue travée de chœur dont le fond est constitué par un mur plat. La Vierge Marie est, en ce lieu, omniprésente : au-dessus de l'autel majeur, une grande toile, du XVIIe ou du XVIIIe vient, sans doute, de l'église d'Oyé. Elle représente le couronnement de la Vierge par les anges. A droite du transept, une peinture moderne, réalisée par Michel Bouillot, reprend le même thème. A gauche du transept, deux autres tableaux représentent des scènes familières de la bible. Au-dessus de l'entrée du chœur, un christ en bois polychrome de seizième est le frère jumeau de celui de Bois Sainte Marie. Comme il a été dit, au fond de la chapelle, outre de simples ex-voto, sont exposés les témoignages des guérisons miraculeuses. Un tableau remémore la guérison d'une jeune fille d'Oyé, en 1856. Gravement malade, paralysée, celle-ci ne s'alimentait quasiment plus jusqu'à ce qu'elle demande qu'on la conduise à la chapelle. Contre l'avis de ses parents, fortement opposés à cette « originalité », le curé, décide, contre « vents et marée », de l'emmener jusqu'au lieu saint. Arrivée à la chapelle, quasiment morte, elle retrouve vie et santé et revient, à pied, huit jours plus tard pour la célébration de l'office. On voit aussi un témoignage datant du 20e siècle, celui de Marcel Ravaud qui s'est mis à marcher en arrivant à la chapelle et jeta aussitôt, ses béquilles « aux orties ». Plus exactement il les accrocha sur le mur de l'édifice avec un mot de remerciement. Tous ces témoignages relèvent du culte marial. Article rédigé par Fabienne Croze, le JSL 14.09.2006.

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