coups de coeur, coups de gueule, coups de blues
C'est sous le règne de l'empereur romain Auguste (-27 / 14) qu'a été fondée la cité d'Autun : son nom antique, Augustodunum, signifie la forteresse d'Auguste. Auguste avait la volonté de créer une grande cité en Gaule qui montrerait la puissance romaine. Augustodunum fut donc doté de splendides monuments qui font aujourd'hui encore sa renommée.
On peut ainsi admirer à Autun :
La création d'Autun attira les populations environnantes et notamment les habitants de Bibracte, l'oppidum éduen, qui tomba peu à peu dans l'oubli.
Autun fut célèbre pour son école de rhétorique.[réf. souhaitée]
Prise par Julius Sacrovir en l'an 21, elle fut le foyer de la révolte de ce Gaulois (qui se tua aux environs). Au IIIe siècle, elle fut assiégée pendant sept mois, prise et détruite par l'usurpateur Victorinus en 270 ; rebâtie dans le siècle suivant par Constantin.
- décédé en 678), était évêque d'Autun. Il fut torturé sur l'ordre du maire du palais Ébroïn, qui le fit ensuite assassiner.
La ville fut saccagée par les Sarrasins du général Ambiza le 22 août 725, et suite à ce désastre, quelques années plus tard en 733, Charles Martel la confie à Théodoric Ier (708 - 755?), petit fils de Bernarius, fondateur de la lignée des Thierry comtes d'Autun, dont Thierry II d’Autun (748-804) est frère du célèbre Guillaume de Gellone (751-28 mai 812).
Elle est à nouveau saccagée par les Normands en 888. Elle fut depuis le Xe siècle le chef-lieu d'un comté dépendant du duché de Bourgogne. Au Moyen Âge, la ville devient un important lieu de pèlerinage, et se voit dotée d'une nouvelle cathédrale (la première, la cathédrale Saint-Nazaire, ayant été détruite). On venait y vénérer les reliques supposées de saint Lazare, non pas celles de Lazare, celui de la Bible, mais celles d‘un évêque de Marseille du Ve siècle; ce dernier avait participé à l'évangélisation de la Provence et avait été décapité sous le règne de Domitien, en l'an 94. Le culte de saint Lazare à Autun au XIIe siècle répondait certainement à celui de Marie-Madeleine présent à Vézelay. La cathédrale Saint-Lazare (1120), église romane de type clunisien, est célèbre, grâce à son tympan sculpté avec beaucoup de détails représentant le jugement dernier et signé de l'artiste Gislebert. Ce portail magistral doit aux chanoines d'Autun sa préservation exceptionnelle.
Le sous-sol riche en charbon et surtout en huile minérale n'est pas étranger à l'essor de la ville. La seconde est extraite depuis l'époque romaine des schistes bitumineux autuniens. Leur exploitation industrielle entamée en 1824, a fourni dès 1837 une "huile de schiste" destinée à l'éclairage. L'extraction a continué tant bien que mal jusqu'en 1957 malgré la concurrence croissante du pétrole. Seuls les deux terrils des Télots et quelques bâtiments en ruines témoignent de ce passé minier.
Le patrimoine historique d'Autun est sa plus grande richesse et la ville tente, par le tourisme, d'assurer son développement.
La ville d'Autun profite également de la présence de trois sites de production DIM (fabrication d'articles chaussant à mailles, centre logistique) qui représentent 1 379 emplois. Autun est devenu le berceau de la marque Dim en 1956. La société les Câble de Lyon, qui est devenue Nexans par la suite, est aussi un point fort économique pour la ville. Proche du Morvan, Autun bénéficie des emplois liés à la filière bois. En 2004, Autun a créé son premier centre commercial dans la zone d'activité de Bellevue. La ville a aussi un bureau de la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire