BOY (1), CHALAND (1),
GERMOLLES
Germolles est l’une des rares résidences palatiales et princières françaises du XIVe siècle.
- Il subsiste le corps de logis principal avec tours d'entrée, la chapelle basse, et, à l'étage, l'oratoire de la duchesse de Bourgogne Marguerite de Flandre. En vis-à-vis, le cellier voûté sur croisées d'ogives est situé sous une vaste salle à laquelle on accède
par un escalier dont la porte est surmontée d'un tympan aux armoiries du duc de Bourgogne
- Le décor intérieur consistait en motifs champêtres: Arnould Picornet y avait peint des brebis; la devise du duc, "Y me tarde", alternait avec des marguerites, des chardons, des roses
blanches et vermeilles. des tapisseries complétaient le décor mural avec leurs scènes champêtres: bergers et bergères au milieu de leurs troupeaux, brebis sous un arbre doré. Le sol était couvert
de carreaux de pavement à fond rouge, provenant de la tuilerie de Montot, qui répétaient les
mêmes motifs: marguerites, chardons et roses, brebis couchées sous un arbre.
- Le hameau qui précède le château et un parc à l’anglaise conçu au XIXe siècle, complètent le site.
Le château est une propriété privée. Il est classé Monument Historique et est ouvert au public.
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1381 : le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, acquiert
pour son épouse, Marguerite de Flandre, une grange à Germolles, par
confiscation
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1382 : début des travaux de réaménagement, qui vont durer dix ans; la duchesse en fait une luxueuse résidence dont la
construction revient à Drouet de Dammartin, maître maçon qui avait travaillé sous la direction de
Raymond du Temple au Louvre de Charles V; elle fait appel aux meilleurs
artistes de l’école bourguignonne (Jean de Marville, Claus Sluter, Jean de Beaumetz...); toutefois, malgré les
décors qui pourraient laisser croire qu'il ne s'agissait que d'une demeure de plaisance, où la duchesse se serait délectée à la vue de ces bergeries, les comptes de la châtellenie nous
indiquent qu'il devait s'agir en réalité d'un centre d'exploitation agricole où l'on s'occupait à la fois de culture et d'élevage
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1389 : visite du roi Charles VI
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1393 : Claus Sluter sculpte le célèbre groupe de
Philippe le Hardi et Marguerite de Flandre dans la pierre d'Asnières-lès-Dijon; le duc et la duchesse de Bourgogne
sont représentés sous un orme, entourés de moutons; on imagine cette figuration moins solennelle, plus détendue, que celle du portail de la Chartreuse de Champmol, qui les présentent agenouillés de part et d'autre de la Vierge; elle se situe en l'année du voyage que fit l'imagier, en compagnie du peintre Jean de Beaumetz, au château de Mehun-sur-Yèvre, résidence du duc de Berry
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1399 : une statue de la Vierge sort de l'atelier de Claus Sluter pour être mise sur la porte du château
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1466 : réparation du groupe de Claus Sluter, qu'on
protège des intempéries
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1873 et 1887 : des incendies dévastent le château
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1968 : des sondages sont pratiqués; on ne retrouve aucune trace du groupe de Claus Sluter
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