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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 12:43
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 21:34
Conférence sur la biodiversité le 5 février
DAVAYé
Les citoyens d'aujourd'hui et les futures générations ont quatre grands défis à relever vis-à-vis de notre planète; et le Grenelle de l'environnement l'a bien
confirmé : la conservation de la qualité des sols, la préservation de la biodiversité, l'assurance des ressources en eau et la gestion durable de
l'énergie (en fait ses conséquences sur le dérèglement climatique).
Ces quatre points sont traités dans les programmes de l'enseignement agricole à travers les enseignements de biologie et d'écologie, mais
concernent l'ensemble des citoyens. C'est pourquoi les enseignants écologues souhaitent proposer des rencontres, causeries, échanges sur des thèmes scientifiques qui pourraient interpeller élèves, étudiants, professionnels mais également tout habitant qui s'intéresse à l'environnement...Après la première causerie sur le sol en décembre dernier, le prochain thème proposé sera: «la biodiversité cultivée». Guy Kastler coordinateur du Réseau Semences Paysannes viendra présenter ses recherches. Dans une première partie il traitera de biodiversité des céréales notamment celle du maïs et celle des plantes pérennes, puis parlera plus particulièrement de la vigne. Dans un deuxième temps il élargira le débat aux alternatives agricoles, les enjeux de la biodiversité des semences, en établissant les liens avec les OGM .L'objectif de ces soirées est essentiellement de permettre des débats citoyens de diverses origines, vous êtes donc invités à cette rencontre le jeudi 5 février à partir de 20h dans la salle Jules Chauvet au lycée agricole Lucie Aubrac de Davayé. Le verre de l'amitié du domaine du lycée sera offert en fin de soirée.

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 11:50














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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 05:11
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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 17:47
Jouvencon

Jouvençon village typiquement bressan est un paysage marqué par le bocage, particulièrement apprécié pour le calme. Il présente plusieurs monuments intéressants comme des croix de carrefour, des pierres tombales et une église paroissiale datant du début du XIXème siècle. Le site du vieux Jouvençon, près de la Seille, fut habité et fréquenté à l époque gallo romaine, des fouilles récentes ont permis de retrouver de nombreux vestiges datant de cette époque. Près de la rivière, dans les bois, les ruines de la Chapelle Saint-Maurice effondrée il y a quelques décennies, sont malheureusement envahies par la végétation. La région possédait là son monument le plus ancien.


jouv.jpg

GareJouvencon.jpg
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 18:09

Le site de Solutré, remarquable dès son approche par sa composition paysagère

insolite en Bourgogne, un éperon rocheux dominant le village et le vignoble

environnant, a fait l’objet dès 1909 de volontés publiques de protection.

Ensemble patrimonial prestigieux, il est exceptionnel à plus d’un titre.

En 1866, un site archéologique majeur d’intérêt européen a été découvert au

pied de la Roche de Solutré, et les nombreuses fouilles qui s’ensuivirent

permirent la découverte d’un des plus importants gisements archéologiques

d’Europe. Le site donne d’ailleurs son nom à un faciès culturel préhistorique,

le Solutréen, caractérisé par les silex taillés en “feuille de laurier”. Occupé

durant 50 000 ans, ce site de chasse a donné naissance à la légende des chevaux,

qu’on pensait précipités, rabattus par les chasseurs, du haut de la falaise.

Le site a par la suite été occupé continuellement par l’homme, de l’époque

gallo-romaine à nos jours, et son paysage en a été façonné, par l’implantation

des villages de Solutré-Pouilly et de Vergisson, mais aussi par l’agriculture. La

culture de la vigne en est aujourd’hui le signe le plus marquant, soulignant les

lignes de force des paysages de sa marquetterie de parcelles. Cette culture

ancestrale donne d’ailleurs naissance aux célèbres crus Pouilly-Fuissé et

Saint-Véran, le Chardonnay trouvant ici une alliance de terroirs et de climats

qui le sublime.

Solutré Pouilly Vergisson est par ailleurs remarquable par le biotope que

constituent les “pelouses calcaires” (ou pelouses calcicoles) présentes au

sommet des Roches de Solutré, de Vergisson et du Mont Pouilly, (ainsi que

du Monsard plus au nord et du Mont de Leynes plus au sud). Ce milieu seminaturel,

d’une grande richesse et d’un grand intérêt floristique et faunistique

présente en particulier des associations de plantes et d’espèces insolites pour

la Bourgogne et protégées au niveau national et européen.

Le caractère remarquable de ces lieux est reconnu par la fréquentation touristique

sans cesse croissante, alimentée il y a quelques années par la visite

annuelle du Président Miterrand, en raison de ses attaches mâconnaises, mais

aussi par le développement des activités de loisir et sportives que sont la

randonnée à pied, à vélo ou l’escalade.

Les Roches de Solutré et Vergisson, à l’entrée du Val Lamartinien, sont devenues

au fil des ans le symbole emblématique de la région Bourgogne et de la

Bourgogne du Sud, à la fois par la beauté de leurs paysages et par la richesse

patrimoniale et culturelle qui y sont rattachées.

Bénéficiant en 1985 et 1986 d’un élargissement du périmètre classé et inscrit

au titre de la loi de 1930 sur les sites, ainsi que de l’inscription au réseau

Natura 2000 des pelouses calcicoles, le site est pourtant en danger : en l’absence

de gestion coordonnée et durable, la banalisation du paysage et l’importance

de sa fréquentation mettent en péril son caractère remarquable.

-

Solutré Pouilly Vergisson

Des sites exceptionnels

Opération Grand Site Solutré Pouilly Vergisson

2

Le site de Solutré doit sa célébrité

à la découverte par Adrien Arcelin en 1866 des traces

de son occupation préhistorique, alors que cette science

balbutie. Les nombreuses fouilles qui s’en suivront,

facteur essentiel des premières mesures de protection,

et les découvertes qui en seront tirées feront de Solutré

un site archéologique de premier plan en Europe.

La situation et la configuration du site ont été déterminants

dans son occupation : en hauteur par rapport à la plaine et

aux crues, il était à même d’apporter à la fois abri et nourriture

avec le passage de troupeaux migrateurs. La première occupation

humaine du site date du Moustérien (-55 000 ans), dans

des cavernes du flanc sud-ouest de la Roche de Vergisson.

Le site est resté fréquenté pendant plus de 25 000 ans par

des hommes de 4 grandes civilisations du Paléolithique

supérieur, de 35 000 à 10 000 ans avant J.C. : l’activité

principale y était la chasse, d’où le gisement exceptionnel

de magma de cheval découvert au pied de la Roche de Solutré,

qui donna naissance à la légende (aujourd’hui démentie)

des chevaux précipités dans le vide depuis son sommet.

Il a été depuis démontré qu’en réalité leur passage dans

la vallée était utilisé pour piéger les troupeaux entre la falaise

et des blocs éboulés, le gibier étant ensuite dépecé et boucané

sur place dans des camps de chasse.

Solutré, par la richesse des découvertes, devint le site

éponyme d’une culture du Paléolithique supérieur : le Solutréen

(de 20 000 à 16 000 ans avant J.C.) caractérisée par ses

“feuilles de laurier”, chef d’oeuvre de la taille du silex.

Le Musée départemental de Préhistoire de Solutré, inauguré

en 1987, a été crée par le Conseil général de Saône et Loire.

Enterré au pied de la Roche, en raison des protections en

vigueur, formant de l’extérieur un dôme planté à peine visible,

il fait usage de solutions architecturales innovantes,

constituant un cadre adapté à la présentation sur les lieux

de leur découverte des collections du célèbre site préhistorique,

ainsi que des expositions temporaires qui permettent de faire

découvrir, chaque année, un sujet nouveau en rapport

avec l’archéologie, la préhistoire ou l’ethnographie.

Le Grand Site de Solutré-Pouilly-Vergisson, qui constitue

aujourd’hui une entité paysagère et humaine à part entière,

doit son caractère spectaculaire à son histoire géologique.

Au secondaire, il y a environ 180 000 millions d’années,

la mer s’étendait ici... Le climat, tropical voire subtropical,

permit le développement d’une vie importante, dont témoigne

la richesse fossilifère. 20 000 millions d’années plus tard,

s’édifièrent les récifs coralliens d’où naquirent les Roches :

fossilisés, très résistants, ils en constituent la charpente.

Au tertiaire, l’est de la Bourgogne subit le contre-coup

du soulèvement alpin : les terrains se fracturent, le bassin

de la Saône s’effondre, des plateaux s’élèvent à l’ouest

et basculent vers l’est. Les failles ont mis côte à côte

des terrains de nature et de résistance différente,

sur lesquels les érosions font leur oeuvre et sculptent

le paysage tel que nous le connaissons.

La nature très différente des sols se lit au travers

de leur végétation, créant des paysages variés

et très lisibles car appuyés sur le relief.

Si la vigne semble dominante, on distingue pourtant, sur

un territoire modeste, six unités distinctes qui font la richesse

du site : les roches, les pelouses, d’où tout se voit, la vigne,

accentuant la perception des pentes par

la plantation de ses rangs, le bâti, les villages

de Solutré-Pouilly et de Vergisson,

la forêt et le bocage.

Depuis les sommets et les pelouses,

le visiteur savoure le contraste, entre

vues panoramiques et ambiances

très intimes, de la terre d’inspiration

du poète Lamartine.

La qualité du paysage, son caractère

spectaculaire et pittoresque tiennent

au contraste entre les falaises abruptes des Roches,

véritables proues dominant une mer de vignes,

et cette diversité dans la lecture des panoramas offerts

au visiteur, tout à fait singuliers en Bourgogne.

1

géologie et paysages

 

 

 

-

SITES INTERNET VISITES

.

www.unadel.asso.fr

www.pays.asso.fr

www.cr-bourgogne.fr

www.revues.org

www.ladocumentationfrancaise.org

www.datar.gouv.fr

www.intercommunalites.com

www.conseil.constitutionnel.fr

59

www.senat.fr

GLOSSAIRE

tectonique

fossé bressan est un fossé d’effondrement, consécutif au soulèvement alpin, et qui s’est ensuite

rempli de sédiments marins et lacustres jusqu’à une époque récente (lac de Bresse au

Quaternaire). D’où, aujourd’hui encore la large extension du lit majeur de la Saône et du Doubs

et de leur aire d’inondation.

axe

granulite, gneiss, porphyre, etc., très utilisé en matériaux de construction à forte résistance

(bordures de trottoir, ballast ferroviaire, etc.).

: lié à la fracturation de l’écorce terrestre par des forces géologiques internes. Lecristallin du Morvan : ensemble des roches anciennes qui forment ce massif : granite,

Jurassique et Crétacé

205 à 130 M.A.) dominés en Bourgogne par la sédimentation calcaire marine (Tonnerrois,

Châtillonnais, Sénonais).

: deux grands systèmes géologiques de l’ère Secondaire (respectivement

calcaire à entroques

disques, à la cassure brillante qui ajoute à l’éclat de la « pierre du Brionnais ».

: calcaires à débris d’organismes marins, les crinoïdes, en forme de

openfiels

paysages ruraux à « champs ouverts » par opposition au bocage formé par les haies.

céréalier de la Forterre : en traduisant mot à mot de l’anglais veut désigner les

cuesta

côte dans un bassin sédimentaire dû à l’alternance d’une couche dure et d’une couche tendre.

Sept « cuestas » ou côtes se succèdent ainsi des Vosges à l’Ile-de-France dont la Côte de la

Moselle, la Côte de Meuse, l’Argonne, la Côte des Bars, la Côte de Champagne.

Ces côtes sont traversées par fleuves et rivières en « percées conséquentes », sites de villes et de

vignobles (Bar-sur-Seine, Bar-sur-Aube, Tonnerre, Chablis)

du Jurassique terminal : terme géologique d’origine espagnole désignant un relief de

horst

soulevé par la tectonique par opposition au graben ou fossé : horst du Morvan, et graben de la

Bresse. La route de Nevers à Château-Chinon montre très bien le bloc soulevé et boisé de St-

Saulge au milieu des collines bocagères du Nivernais.

cristallin de Saint-Saulge : terme d’origine allemande désignant un bloc de granite
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 18:02

AXE 4 : Garantir l’application des principes

du developpement durable

Action 4-2 : Préserver les paysages et les sites remarquables

Objectifs et effets attendus :

Le patrimoine architectural et les paysages de Saône-et-Loire participent grandement à l’attractivité exercée par le

département notamment auprès des touristes et des nouveaux arrivants. Ils méritent d’être préservés comme atout

majeur pour le développement local.

Mais la mise en oeuvre des intérêts particuliers et les pressions qui en résultent sont souvent contradictoires avec cette

recherche de qualité collective.

La sauvegarde, voire la réhabilitation, de la qualité de ces espaces passe par la mise en place de mesures ponctuelles

de protection pour les espaces les plus remarquables, mais surtout par la promotion de modes de gestion de l'espace

rural qui pérennisent ou réhabilitent leurs qualités, ainsi que par une maîtrise du développement des agglomérations et

des infrastructures.

Actions prioritaires :

Les actions devront porter en priorité sur les sites faisant déjà l’objet de démarches de gestion et de protection (parc

régional du Morvan, grand site de Solutré, zones Natura 2000) :

1)

avec la promotion du

premières formes urbaines en Europe). Actions de sensibilisation, de formation et de responsabilisation des Maires, des

particuliers, des maîtres d’oeuvres et des artisans au respect de l’identité du Morvan, à la qualité paysagère et

économique du parc immobilier morvandiau.

accompagner les actions de préservation du bâti au sein du Parc Naturel Régional du Morvan, en complémentaritésite de Bibracte, site majeur pour la compréhension des grands oppida celtes (à l’origine des

2)

mettre en oeuvre la charte pour la gestion forestière du Parc Naturel Régional du Morvan

3)

particulièrement celles portant sur :

-la résorption de points noirs paysagers

-la restauration et la valorisation du petit patrimoine rural

-la remise en état de murs et d’abords de routes

-la mise en valeur de la qualité architecturale des villages

mettre en oeuvre les actions inscrites au titre de l’Opération Grand Site Solutré-Pouilly Vergisson, et plus

-

l’aménagement de parkings ou de zones de stationnement

4)

gestion, comité de suivi), évaluer des projets susceptibles d’impact sur les sites à partir des documents d’incidences

portés à connaissance.

élaborer les documents d’objectifs dans les sites Natura 2000, mettre en oeuvre la gestion des sites (convention de

5)

de gestion de l’espace rural, des actions de préservation et de valorisation des paysages, voire des mesures de

protection

déterminer des autres zones prioritaires du département (Bresse, côte calcaires, bocage…) nécessitant la promotion

Mise en oeuvre :

Chef de file de l’action :

Direction Départementale de l’Equipement

Services associés :

et de la Forêt, Préfecture Direction des Actions de l’Etat, Préfecture Direction des Affaires Locales et de l’Environnement,

Direction Régionale de l’Environnement, Direction Régionale des Affaires Culturelles

Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine, Direction Départementale de l’Agriculture

Partenaires externes à l’Etat :

Conseil en Architecture Urbanisme et Environnement, département, collectivités locales

Moyens:

procédures ou démarches appropriées (Zone de Protection du Patrimoine Architectural et Urbanisme, Charte

paysagère…), conventions avec des structures animatrices pour la gestion des sites Natura 2000.

constitution d’un groupe de travail, mobilisation des crédits ministériels de droit commun, orientation vers les

Indicateurs :

De réalisation

- nombre de consultations et demandes de renseignements auprès des services compétents (Service Départemental de

l’Architecture, Direction Départementale de l’Equipement, Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement…),

- nombre d’avis techniques sur travaux délivrés par l’Architecte des Bâtiments de France, montant des subventions

accordées (Direction Régionale des Affaires Culturelles, Direction Régionale de l’Environnement, Région,

Département…),

- nombre de dossiers d’évaluation des incidences dans les sites Natura 2000 traités

:

De résultats :

architectural restauré

points noirs paysagers résorbés, éléments de patrimoine rural valorisés, patrimoine bâti d’intérêt
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 18:02

TOURISME ET TERRITORIALITE EN VAL LAMARTINIEN : UN EFFET DE LA RENTE TERRITORIALE ?

Ghislaine Boudon

*, Sophie Gaget**, Pierre Pech**

Résumé :

Le Val Lamartinien constitue un haut lieu de fréquentation touristique multiforme, culturel, oenologique, architectural, religieux, archéologique, paysager etc. La roche de Solutré en constitue un des points d’intérêt autant naturel qu’historico-culturel. Les richesses architecturales, sises dans cette Bourgogne méridionale, entre Bresse et Cluny, sont extrêmement variées. Et la construction territoriale joue aussi sur l’héritage littéraire du poète Lamartine qui donne son nom au val. Vignoble du Pouilly-Fuissé et des appellations du mâconnais, élevage proche du Charolais, les richesses agricoles forment autant d’atouts qui renforcent cette image de marque ayant permis le développement d’une forme d’économie touristique. Celle-ci exploite l’image du territoire en même temps qu’elle suscite le renforcement de son identité. Pourtant, il semble que l’espace transformé en territoire soit composite : il y a sans doute émergence d’une unité territoriale et d’une identité territoriale autour d’un panier de biens touristiques reposant sur des références autant naturelles que culturelles. C’est cette construction territoriale que nous nous proposons de jalonner dans cette contribution. En un premier temps l’élaboration d’une matrice de données géographiques issues de l’analyse de questionnaires effectués auprès de certains acteurs locaux doit permettre de rendre compte de la nature des éléments les plus attractifs du territoire. En un second temps, à travers des questionnaires d’enquêtes auprès de ces mêmes acteurs, il s’agit d’évaluer la rente que représentent ces éléments cristallisant l’identité du territoire.

LE VAL LAMARTINIEN, UN TERRITOIRE INSTITUTIONNEL PORTEUR D’UN PROJET TOURISTIQUE

Le Val Lamartinien est situé au sud de la région Bourgogne, à l’ouest de Mâcon, inscrit au sein des monts du Mâconnais, petits chaînons parallèles orientés N-S et bordés à l’ouest par le Charollais et à l’est par la vallée de la Saône. Certains de ces chaînons forment des plans sommitaux bordés de parois escarpées, appelés les « roches » et dont la plus célèbre est la roche de Solutré.

Clin d’oeil local à l’essor des politiques publiques mettant au centre « l’acteur », comme le dit Alain Touraine, c’est à Mâcon que se sont tenus les premiers états généraux de pays en 1982 au cours desquels la notion de « développement local » a pris naissance. Dans ce contexte historique et dans le secteur, à l’ouest de Mâcon, un SIVOM rassemblant initialement 11 communes est créé en 1985 et prend le nom de « Val Lamartinien » en 1989. Cet ensemble de communes, qui a un peu varié, s’est constitué en pays institutionnel en 1992, donc parmi les pays expérimentaux, et il compte 17 communes en 2007. La mise en place du SIVOM dès 1985 avait pour vocation de promouvoir les activités touristiques en promouvant le Val Lamartinien comme destination en tant que telle, destination attractive en raison de la construction d’une identité autour de quelques éléments qui sont les paysages naturels, la production vinicole (le Pouilly-Fuissé) et bien entendu la figure fédératrice du poète Lamartine. La forte implication des acteurs locaux dans la promotion touristique est un des traits originaux de ce territoire et il n’est sans doute pas anodin de prendre en considération le fait que l’un des rédacteurs de cet article est l’un de ces acteurs investis localement dans cette filière touristique.

LES INGREDIENTS DE L’ATTRACTIVITE TOURISTIQUE DU VAL LAMARTINIEN

Notre démarche a donc consisté à définir préalablement les éléments d’attractivité du Val Lamartinien à partir d’un questionnaire et à partir d’une enquête auprès des acteurs locaux. Le questionnaire de perception du Val Lamartinien a été réalisé auprès de trois échantillons de 100 personnes prises ne manière aléatoire (le salon de la randonnée à Paris, un événementiel dans le cadre du comité d’entreprise d’une banque, un ensemble d’étudiants de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne). Les personnes interrogées sont originaires de nombreuses régions de France. Il y a une bonne répartition géographique de l'échantillon mais il ne rend pas compte de la fréquentation locale : un échantillonnage effectué dans le Val Lamartinien aurait visiblement montré l’ampleur de la place des lyonnais. Plus de

*

Guide de randonnées touristiques dans le Val Lamartinien Le Bois Clair 71960 Sologny. ghis.rando@infonie.fr

**

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne 191 rue Saint Jacques 75005 Paris pech@univ-paris1.fr 6e Rencontres de Mâcon, « Tourismes et territoires » - 13, 14 et 15 septembre 2007 – Pré-actes

70% de l'échantillon est âgé de 35 à 60 ans. Sur 79 personnes interrogées, 57% ont répondu connaître la Bourgogne du Sud et le Mâconnais, termes que nous avions préféré à la place du Val Lamartinien. En ce qui concerne les éléments du patrimoine qui sont associés au Mâconnais, 35%, ont cité le "vin" et le vin seul. En tout, c'est plus de 68% de l'échantillon qui a cité le "vin" comme un élément remarquable du Mâconnais. Parmi les autres éléments cités, le patrimoine et l'architecture, et le paysage sont fréquemment revenus (10,53% et 8,77%). La roche de Solutré a été citée par un peu plus de 33% de l'échantillon, et Lamartine seulement par 9,51%. Les retours du questionnaire (79 personnes, moins de 30%), qui visait à évaluer la connaissance du Val Lamartinien et de ses ressources, ont été moins fructueux que les entretiens locaux auprès des organismes en charge de l’animation ou de l’information touristique, offices de tourisme etc. Au total, arrivent en tête des « produits » phares, en termes de fréquentation et d’attractivité, d’après les personnes interrogées dans ces organismes, la Roche de Solutré, le patrimoine architectural (ce qui est appelé localement les « incontournables »), les paysages, le vin et la présence de la figure tutélaire du poète Lamartine.

Ce territoire s’est donc constitué sous la bannière d’une identité à quatre visages. Les paysages actuels sont riches et variés, offrant une gamme de randonnées touristiques thématiques dans des ambiances quasi-montagnardes à l’ouest (Serrières, col des Enceints) ou au contraire plus méridionales à l’est au niveau des pelouses sèches qui surmontent les « roches », ou alors opposant des paysages de bocages proches du Charollais à ceux de la viticulture autour de Pouilly-Fuissé et de Solutré (Callé, 2003). Il y a d’abord une unité physique puisque le val est effectivement centré le long de la vallée du Fil, qu’empruntent des axes de communication majeurs reliant localement Mâcon à Cluny et au-delà d’autres régions de France, vers les Alpes et le Lyonnais d’un côté et vers l’ouest et le nord d’un autre côté. Cette idée d’un val autour d’un axe hydrographique, petite rivière rejoignant un affluent de la Saône, la Grosne, à Prissé, est renforcée par la référence au poète Lamartine, qui est né à Mâcon, a grandi à Milly, petit village situé au coeur du Val Lamartinien actuel et rebaptisé Milly-Lamartine en 1911, s’est inspiré des paysages pour s’exprimer et a fait des séjours plus ou moins prolongés au cours de sa longue carrière littéraire et politique (1790-1869). En se nommant ainsi, le Val Lamartinien se dote d’une identité et d’une unité forte autour d’un axe naturel. Le patrimoine architectural repose sur l’héritage d’éléments de la Bourgogne romane, ici à proximité de Cluny la chapelle aux moines de Berzé la ville, mais aussi sur des châteaux (Pierreclos, Berzé-le-Châtel). La production vinicole, quatrième pilier de l’attractivité touristique de ce territoire, a réussi depuis moins de 30 années à se sortir de sa faible notoriété relative par rapport aux voisins prestigieux que sont le Beaujolais au sud et les appellations de vins de Bourgogne plus au Nord.

Au total, on dispose avec le Val Lamartinien d’un territoire qui a développé précocement une identité essentiellement tournée vers l’activité du tourisme. Notre objectif a donc consisté à évaluer en quoi ce tourisme tire profit de l’identité construite dans ce Val Lamartinien et en quoi inversement, il existe des retours permettant d’apercevoir une amélioration des qualités environnementales de ce territoire.

TOURISME ET TERRITORIALITE : A LA RECHERCHE DE LA RENTE TERRITORIALE

Depuis la moitié des années 1990, en France, des économistes ont mis au point des méthodes monétaires d’évaluation (Faucheux et Noël, 1995 ; Abdelmaki et Mundler, 1997), les méthodes dites d’analyse hédoniste et la méthode d’évaluation contingente. Dans le cas de la rente territoriale, l’économiste B.Pecqueur (2001 ; Pecqueur et Zimermann, 2004) a cherché à appliquer ces méthodes de l’évaluation contingente et de l’analyse hédoniste à des territoires en proposant d’identifier en quoi un panier de biens produits sur un territoire profite de la notoriété du territoire et en quoi, en retour, le territoire se voit renforcé, en termes de développement local, par les retombées que peuvent représenter les activités économiques en question.

Notre objectif est ici d’appliquer cette approche de la rente territoriale à propos du Val Lamartinien, territoire bourguignon, et à propos de quatre éléments économiques qui nous semblent aller ensemble : le tourisme patrimonial, le tourisme vert, l’immobilier, la production vinicole. La méthode suivie a consisté à identifier les aspects de la rente attribuée aux activités qui tirent profit de l’image de marque du territoire. L’essentiel de la démarche repose sur des enquêtes permettant d’évaluer quantitativement ou qualitativement les retombées de l’attractivité du territoire sur chacune des activités.

6e Rencontres de Mâcon, « Tourismes et territoires » - 13, 14 et 15 septembre 2007 – Pré-actes

Le tourisme patrimonial

Comités et offices de tourisme locaux fournissent des éléments de compréhension des motifs et des flux de la fréquentation touristique. Pour le Comité départemental du Tourisme et l’office de tourisme de Mâcon, il n’existe pas de clientèle cible, ce que confirme le résultat de notre questionnaire. Dans son bilan annuel, le Comité départemental de tourisme (CDT, 2006), qui fournit les valeurs de fréquentation et de nuitées par grand secteur, estime à un peu plus de 500 000 touristes (=nuitées) la fréquentation du Mâconnais, dont fait partie le Val Lamartinien. Comment évaluer la part que prend le Val Lamartinien ? Il faut compter, actuellement, avant une ouverture de la structure Grand Site qui doit gérer cet élément essentiel du paysage du Mâconnais, que la Roche de Solutré accueille plus de 100 000 personnes par an (comptage local), même s’il faut nuancer cette évaluation. En effet, les personnes qui fréquentent Solutré, dont environ 23 000 personnes qui visitent le musée, (CDT, 2006) ne passent pas nécessairement une nuit à Mâcon ou dans le Mâconnais. Au-delà de Solutré, d’autres points d’attractivité du Val Lamartinien existent. Pour l’Office de tourisme de Pierreclos, la clientèle la plus habituelle est constituée de ceux qui aiment la nature, attirés par les paysages, les hébergements ruraux, les produits du terroirs, les dégustations et les loisirs de nature. [Fréquentation de l’office de tourisme de Pierreclos en progression de 7% entre l’année 2005 et 2006 = 5226 passages, alors que la progression était de 22% entre 2003 et 2004]. L’office de tourisme de Charnay-les-Mâcons, qui accueille successivement 4293 personnes en 2004, 6778 en 2005 et 5251 en 2006, draine essentiellement une clientèle qui utilise la voie verte, tracé d’une ancienne voie ferrée qui a été aménagée sur 15 km en chemin accessible aux piétons, aux vélos, rollers, aux chevaux. Le CDT donne un volume de 104 000 personnes fréquentant annuellement la voir verte à Charnay (CDT, 2006), fréquentation qui rapporte dans le Val Lamartinien 5000 € au loueur de vélos. En outre, nous avons pu obtenir des éléments permettant d’évaluer la fréquentation des sites appelés localement les incontournables.

La Chapelle aux moines de Berzé-la-ville, site appartenant à l’Académie de Mâcon et géré par une association, a connu une fréquentation respective de 12439 personnes en 2003, 13002 en 2004, 12725 en 2005 et 11241 en 2006, pour un tarif moyen de 3€ par personne. Les revenus couvrent l’entretien et le salaire des deux hôtesses. Le Château de Berzé le Châtel a une fréquentation d’environ 11000 personnes par an pour un tarif de 6,5€. Le Château de Pierreclos reçoit environ 50 000 personnes pour un tarif moyen de 7,5€.

Parmi les activités touristiques, nous avons identifié la rente en provenance des acteurs accueillant les touristes ou offrant des services. En particulier, la vente de produits clés en main par des acteurs publics ou privés a pour cible une clientèle familiale en mettant des produits en place comme « aventure-mome » qui est un concept qui a pour objectif d’accueillir des familles en offrant des loisirs dans divers domaines (randonnée à thème avec carnet de découverte de terrain, visite d’un château etc.). Les enfants sont la clientèle d’ouverture à travers laquelle on cherche à attirer les parents : c’est un tourisme d’agrément. Cette activité est marquée par une forte saisonnalité, avec deux saisons actives au printemps et à l’automne. L’office de tourisme de Mâcon propose des formules de visites pour environ une quarantaine de groupes (20 personnes dépensant environ 40 à 45 € pour excursion, visite et repas). Pierreclos a réalisé un topoguide du Val Lamartinien vendu 5,5€ : il s’en vend entre 1200 et 1400 par an depuis 2004. L’opération grand site, en tant que structure d’accueil touristique portée par un syndicat mixte chargé de gérer le grand site de la roche de Solutré (SMGS), est en cours de constitution et les retombées seront à venir une fois que le label sera obtenu. La mise en place effective de l’outil de gestion sera le déclencheur de l’attractivité car la roche de Solutré est le point le plus attractif dans le Val Lamartinien.

Une personne pratique dans le val ce qu’on appelle une activité d’agence réceptive, qui consiste, selon des conditions fixées dans le cadre d’un agrément, de vendre des produits de fréquentation touristique clé en main sur internet, des parcours de randonnée, des séminaires d’entreprise, des auto-tours qui sont des services profilés selon la demande de la clientèle (séjour, visite, hébergement, chambre d’hôte ou autre).

Bien qu’il soit difficile d’évaluer précisément la fréquentation, les données recueillies permettent de penser qu’au minimum 275000 personnes fréquentent le Val Lamartinien. On peut estimer à plus de 5€

6e Rencontres de Mâcon, « Tourismes et territoires » - 13, 14 et 15 septembre 2007 – Pré-actes

le coût investi dans le déplacement (analyse après interrogation des compagnies d’autobus)… il manque évidemment une analyse concrète des coûts de transports consentis par les voyageurs pour se rendre sur place mais on a effectué cette évaluation à partir du coût moyen de transport à partir de Mâcon, en considérant que les personnes se sont rendues préalablement dans cette ville et ont fait ensuite la démarche d’aller dans le Val Lamartinien. Cette évaluation minimise de toute évidence la réalité des coûts effectués.

Le tableau suivant permet d’estimer ce que rapporte la fréquentation touristique du Val Lamartinien aux prestataires de services locaux.

 

Tableau n°1 : Tableau de la fréquentation des sites du Val Lamartinien et évaluation des sommes liées à cette fréquentation en € (pour les valeurs correspondant aux prix des visites par site voir le texte)

Solutré

voie verte

Chap. aux moines

Château de Berzé

Château de Pierreclos

Nombre total

Gains en €

Nombre de personnes

100000

104000

11000

10000

50000

275000

1 375 000 €

Evaluation des gains en €

?

5000 €

33 000 €

65 000 €

375 000 €

-

478 000 €

somme

1 853 000 €

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 16:17

 
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