Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 17:55
ienvenue à la Ville de Ogunquit site Web. Ogunquit, incorporated in 1980, is the fourth newest town in the state and is nestled between the towns of York and Wells on the southern Maine coastline. Ogunquit, incorporée en 1980, est la quatrième ville plus récente de l'état et est niché entre les villes de York et de Wells sur la côte sud du Maine. Named by the Micmac Indians for its natural beauty and charm; the town has maintained its New England village spirit and appeal. Nommé par les Indiens Micmacs pour sa beauté naturelle et son charme, la ville a maintenu sa Nouvelle-Angleterre esprit village et d'appel.

The Oqunquit area is one of Maine's oldest vacation destinations. Oqunquit La région est l'une des plus anciennes du Maine destinations de vacances. It offers a wealth of arts and entertainment choices, as well as shop-lined streets, trolley rides, oceanside dining and inviting beaches. Il offre une richesse des arts et de divertissement de choix, ainsi que des shop-rayé des rues, chariot manèges, Oceanside à manger et inviter les plages.

The town is bordered on the ocean by a 3 ½ mile stretch of pristine white beach sand, shielded from the Ogunquit River by protected sand dunes. La ville est bordée à l'océan par un 3 ½ milles de plage vierge de sable blanc, blindé de la rivière Ogunquit protégées par les dunes de sable. The Marginal Way is an outstanding and thrilling 1 ¼ mile long winding footpath along the rock-bound coastline that joins the village center to the harbor. Le Marginal Way est un passionnant et 1 ¼ mille de long sentier sinueux le long de la roche-lié littoral qui relie le village au port. The picturesque waterfront of Perkins Cove is home to fishing and pleasure boats and has one of the only draw-footbridges in the country spanning its entrance. Le pittoresque de bord de l'eau Perkins Cove est le foyer de la pêche et les bateaux de plaisance et a l'une des seules passerelles de tirage dans le pays s'étend sur son entrée. The famous Ogunquit Playhouse is one of the few remaining summer stock theaters in the country. Le célèbre Ogunquit Playhouse est l'un des derniers théâtres d'été stock dans le pays.


Our little "gem" on the rocky coast of Maine is a “Beautiful Place by the Sea”. Notre petit "bijou" sur la côte rocheuse du Maine est un «bel endroit au bord de la mer". Thank you for stopping by and we hope to see you on the beach! Nous vous remercions de l'arrêt par et nous espérons de vous voir sur la plage!

Phil Clark, Town Manager Phil Clark, directeur de la ville

 

Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 11:08
BOITIER (2), BONHOMME (1), MERCIER (1), RAVAT (1), RETHY (4), de LAVAL (1),

TOURNUS

Ancienne garnison romaine bâtie au bord de la Saône, Tournus devint un centre religieux important grâce à l'influence de l'abbaye Saint-Philibert, chef d'œuvre de l'art roman. Noble mérovingien, Filibert mourut et fut enseveli en 685 dans son monastère d'Héri (auj Noirmoutier), une île sur l'Atlantique au sud de l'embouchure de la Loire. Mais dès 799, cette île est victime d'attaques viking, et après diverses tentatives de résistance armée, il fut nécessaire, en 836, de quitter les lieux. Les Vikings s'en prenant aux reliques chrétiennes, il fut nécessaire d'exhumer et d'emporter le corps de Filibert, contenu dans un important sarcophage. Le lieu de repli était le monastère de Déas (désormais Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en Loire-Atlantique).

Mais, en 858, les Normands revinrent attaquer Déas ; les moines s'enfuirent, emmenant avec eux les précieuses reliques de saint Philibert jusqu'à Tournus, où ils arrivèrent en 875. Certains revinrent, plus tard, réoccuper Déas, au XIe siècle, et attendirent le retour des reliques, restées alors en Bourgogne, jusqu'en 1937.

* Eglise abbatiale Saint-Philibert de Tournus [modifier]

L'abbatiale Saint-Philibert est l'un des plus grands monuments romans de France. Toutefois, elle ne constitue qu'un élément d'un ancien monastère bénédictin, dont d'autres parties sont également conservées : réfectoire, cellier, cloître, salle capitulaire...

Antérieurement à l'arrivée de moines de Noirmoutier en 875, porteurs des reliques de saint Filibert, existait à Tournus une communauté constituée autour des reliques de saint Valérien (martyr de Lyon mort dans la 2e moitié du IIe siècle). On en connaît très peu de chose, et aucun vestige matériel sauf un sarcophage, actuellement déposé dans la crypte. Le site ayant été peu fouillé, on ignore tout des édifices qui ont vraisemblablement occupé une partie de l'assiette de l'abbatiale actuelle entre la fin de l'Antiquité et la fin de la période carolingienne,soit un demi-millénaire.

description générale [modifier]

Monument complexe, l'abbatiale de Tournus est constituée d'une crypte, d'un rez-de chaussée comportant chœur à déambulatoire avec cinq chapelles rayonnantes, transept à chapelles orientées, nef à trois vaisseaux augmentée de deux chapelles au nord, avant-nef à trois vaisseaux également. Cette dernière comporte de plus un étage, à trois vaisseaux se superposant aux précédents. Il y a trois tours, dont deux sont du XIIe siècle, et la troisième plus ancienne encore. Toute l'église est couverte de tuiles creuses, sauf les deux tours du XIIe siècle, qui ont des flèches pyramidales couvertes en tuiles plates. La tuile creuse a régné sur Saint-Philibert dès sa construction. Il en va de même de la plupart des maisons de la ville ancienne de Tournus ; c'est là d'ailleurs que s'arrête, vers le nord, la zone rhodanienne où ce mode de couverture, à pente très faible, est utilisé. Au nord de la ville commencent les toits à forte pente couverts en tuile plate.

la crypte [modifier]

L'accès à la crypte se faisait primitivement par deux escaliers permettant un parcours processionnel à sens unique. Celui du sud ayant été muré, on n'accède plus actuellement que par celui s'enfonçant dans le sol du bras nord du transept. La crypte n'est pratiquement pas enterrée, car l'église est établie sur un terrain descendant vers la Saône. Cette crypte est composée de plusieurs espaces contigus et structurés pour la circulation liturgique ; c'est une des plus anciennes de ce genre.

Extérieurement, les murs de la crypte sont en petit moellon assemblé avec beaucoup de mortier. Ils renferment des pierres de réemploi et des assises en arête de poisson (opus spicatum). Des voûtes couvrent la totalité de l'espace de la crypte. A l'exception des chapelles, ces voûtes sont brutes de décoffrage. Le mortier a conservé l'empreinte du couchis de planchettes qui couvrait les moules. Les blocs de moyen appareil blanc que l'on observe dans beaucoup de parties du bâtiment (nef, avant-nef et tous les parements intérieurs de la crypte) pourraient être des remplois d'un état antérieur de l'abbatiale, état dont la crypte pourrait, par ailleurs, être elle-même un vestige.

Au milieu de la crypte se trouve une salle centrale à trois nefs voûtées de même hauteur, portées par deux files de cinq colonnes et les murs de pourtour. Ce voûtement supporte le choeur de l'église. A chaque extrémité, les paires de colonnes galbées sont des réemplois romains de provenance inconnue, retaillés à longueur. Les trois paires de colonnes centrales, cylindriques, en calcaire blanc, sont par contre médiévales. Cette salle est largement ouverte sur un déambulatoire, qui la circonscrit, par cinq portes et deux petites baies. A l'est, dans l'axe, se trouve une de ces cinq portes, de part et d'autre de laquelle sont deux petites absides évidées dans l'épaisseur du mur de pourtour et éclairées chacune par une petite baie.

A l'ouest de cette salle, empiétant sous la croisée du transept, se trouve un puits assez profond, qui se trouve donc sous la croisée du transept, c'est-à-dire au centre topologique de l'église.

Le déambulatoire inférieur est éclairé par quatre baies qui prennent jour entre les chapelles rayonnantes. Il donne accès, par trois ouvertures, à trois chapelles rayonnantes, à l'est. Ces chapelles sont de plan rectangulaire, à chevet plat, et voûtées en berceau. Elles sont éclairées chacune par une fenêtre axiale. La chapelle axiale renferme aujourd'hui le sarcophage attribué à Valérien, martyr du IIe siècle, dont les reliques ont été détruites par les Protestants au XVIe siècle. Ce sarcophage ne comporte aucune inscription ni décoration. Le couvercle manque. Dans les sections droites du déambulatoire se trouvent, au nord comme au sud, deux portes donnant accès à un couloir, parallèle au déambulatoire, reliant entre elles deux chapelles exiguës : celles situées à l'ouest sont au-dessous des chapelles orientées du transept. Les deux couloirs et ces quatre chapelles sont éclairés chacun par une petite baie. Au total il y a donc, au niveau de la crypte, 7 chapelles, toutes accessibles par le déambulatoire inférieur.

le choeur [modifier]

Le choeur reprend le plan de la crypte. Il y a donc également, autour du sanctuaire, un déambulatoire, autour duquel rayonnent cinq chapelles. Sauf le cul-de-four de l'abside et la coupole de croisée, tout ce niveau (transept, choeur, déambulatoire et chapelles) est voûté de berceaux plein cintre.

Les chapelles, superposées à celles de la crypte, sont donc également à chevet plat. La chapelle axiale, autrefois dédiée à Saint-Pourçain, est aujourd'hui la chapelle Saint-Philibert. Elle est fermée par de lourdes grilles, qui protégeaient jusqu'à récemment les reliques du saint patron. A la fin du XXe siècle, la tête trépanée de Saint Filibert a été volée ; nous espérons qu'elle sera un jour restituée à sa vénérable sépulture de Tournus. Depuis la dernière restauration de 2000, les reliques subsistant de Filibert ont retrouvé, dans le sanctuaire, la place qui a sans doute été la leur pendant une partie du moyen âge. Elles sont enfermées dans une châsse moderne.

A la gauche de la chapelle axiale est la Chapelle Saint-Joseph. A sa droite, la Chapelle du curé d'Ars, autrefois Chapelle Saint-Pierre. La petite Chapelle nord est aujourd'hui la Chapelle de l'Agonie. Sa correspondante, au sud, sert de sacristie.

Le déambulatoire supérieur est superposé à celui de la crypte ; partant du transept, il longe les deux travées droites du choeur, fait un demi-tour et retourne au transept. La paroi interne de sa partie courbe est formée d'un muret sur lequel se développe l'arcade du rond-point du choeur. La paroi externe comporte une autre banquette, interrompue par les entrées des chapelles rayonnantes, banquette sur laquelle se développe des colonnes plaquées à la muraille et portant une arcature. Ce dispositif d'arcatures encadre alternativement les baies et les ouvertures des chapelles. Cette partie est attribuée au début du XI siècle et les chapiteaux des supports sont d'un style corinthisant archaïque. Les chapiteaux du rond-point ont été pour leur part très restaurés au XIXe siècle.

Le sol du déambulatoire supérieur était recouvert d'une splendide mosaïque (fin du XIIe siècle) représentant les signes du zodiaque et les mois de l'année en alternance, symbolisés dans des médaillons circulaires. Ce somptueux revêtement du sol a été usé par la circumambulation des pèlerins autour des reliques. Il suit le parcours du soleil, les médaillons du printemps étant à l'est, ceux de l'été au sud, et indique donc le sens de circulation. Son état nécessita, assez tôt, des réparations, puis finalement elle disparut sous un dallage de pierre. Cette mosaïque fut découverte une première fois en 1722 lors de la réfection de ce dallage ; elle fut redécouverte une seconde fois en 2000 lors de travaux d'électricité. Elle est aujourd'hui mise en valeur et observable à partir d'une passerelle la surplombant. Seule une petite partie des motifs est conservée : quatre médaillons sur les 24 que devait constituer l'ensemble complet.

Le chœur reçoit l'éclairage direct grâce à un étage supérieur (1110-1120), surplombant le toit du déambulatoire et des chapelles. Cet étage est beaucoup plus travaillé, comportant des frises et corniches sculptées du début du XIIe siècle, fortement apparentées à la partie correspondante de l'église Saint-Martin d'Ainay à Lyon. Ce rehaussement du chœur a nécessité l'ajout, à l'extérieur, de grands et larges arcs de contrefortage le long des deux travées droites de chœur. Sur l'abside, on note aussi des contreforts-colonnes supportant une frise d'arceaux formant corniche.

A l'extérieur, les parties anciennes des murs, soit du sol jusqu'au haut du premier niveau du chœur, sont en maçonnerie grossière avec beaucoup de mortier et des assises d' opus spicatum. A l'inverse, la partie haute, du XIIe siècle, est en moyen appareil de pierre de taille blanc comportant un opus sectile rouge et blanc de carrés sur pointe apparenté aussi à l'église de Saint-Martin d'Ainay. A l'intérieur, la rénovation récente a rétabli le badigeon, interdisant la lecture des maçonneries sous-jacentes, mais une grande partie de celles-ci avaient été remplacées au XIXe siècle par l'architecte Questel.

le transept [modifier]

Les quatre sobres piles cruciformes de la croisée ne sont pas originales. Elles ont été presque entièrement reprises. Les demi-colonnes engagées montant jusqu'aux arcs ont parfois été coupées et reprises par des consoles, pour l'installation de grilles (XVIIe siècle) qui ont aujourd'hui disparu à leur tour. La croisée est coiffée d'une tour-lanterne. L'étage des baies est somptueusement orné d'une quantité de colonnettes en délit. Cet étage est surplombé par une coupole hémisphérique sur trompes qui clôt l'espace intérieur de l'église, tout en ménageant un oculus prévu pour hisser des cloches au-dessus.

La tour de croisée, du XIIe siècle, aujourd'hui désaffectée et inaccessible, a donc au moins été prévue comme clocher. Ses façades expriment le plein épanouissement de l'art roman. Ses trois étages ont été construits au cours de chantiers différents, au long du XIIe siècle. Les deux du haut, largement ouverts de trois baies par face, sont finement décorés de frises, chapiteaux etc comportant des motifs antiquisants : palmettes et surtout pilastres cannelés. Le répertoire formel est assez proche et contemporain de Cluny III. Le dernier étage introduit des jeux de bichromie rouge-blanc.

Les deux bras du transept sont fort différents l'un de l'autre.

Le bras nord du transept est séparé du bas-côté nord de la nef par un mur diaphragme percé d'une arcade modeste au rez-de-chaussée, surmontée d'un arc légèrement brisé à double rouleau, et de deux baies géminées en plein cintre au-dessus, le tout d'une sobriété totale, sans chapiteaux ni colonnettes, avec de simples impostes. Cette sobriété se prolonge sur le mur occidental. Un système différent règne du côté sud. La façade nord a été remplacée à l'époque gothique par une immense baie à remplages.

La chapelle orientée du bras nord du transept, chapelle de Saint Ardain, donne la liste et les dates d'abbatiat de tous les abbés de Tournus depuis 875 jusqu'à la dissolution du monastère.

Le bras sud du transept a été plusieurs fois modifié et constitue un casse-tête archéologique. Il est empâté dans des constructions adjacentes et possède des ouvertures, aujourd'hui murées, disposées d'une façon étrange. Il est séparé de la nef par un très haut arc à double rouleau reposant sur deux colonnes engagées à socles, bases et chapiteaux. Le socle de celle du sud porte une inscription sur deux faces : RENCO ME EECIT.

La chapelle orientée du bras sud du transept est dédiée au Sacré-Coeur.

la nef [modifier]

Le plan de la nef ressemble beaucoup à celui de la salle centrale de la crypte. La nef de l'abbatiale Saint-Philibert est une vaste salle haute, aérée et lumineuse. Elle est subdivisée en cinq travées dans le sens est-ouest, et en trois vaisseaux dans le sens nord-sud. Toutes les maçonneries verticales, autrefois enduites d'un mortier de chaux et badigeonnées ou peintes, ont été décapées au début du XXe siècle par l'architecte Ventre, et les pierres apparentes jointées. Bien qu'inauthentique, ce décapage, conservé encore aujourd'hui, permet à tout le moins une lecture archéologique des murailles.

La maçonnerie est surtout composée de petit moellon calcaire, avec, dans une partie des surfaces, des bandes horizontales de moyen appareil blanc ressemblant à celui de la crypte.

Le système structurel adopté, outre les murailles extérieures nord et sud, utilise des supports verticaux constitués de colonnes rondes libres ou de demi-colonnes engagées. Ces supports sont uniquement montés en petits moellons, et n'ont pour bases et chapiteaux que de modestes débords, simple en bas, double en haut, eux-mêmes réalisés en petite maçonnerie. Il n'y a aucun chapiteau, aucune partie de pierre de taille. Les trois nefs sont subdivisées entre elles par deux grandes arcades montant des piliers ronds. Les arcs qui composent ces arcades ne sont pas en plein cintre. Ils sont surhaussés à leur naissance tandis qu'ils sont légèrement déprimés au sommet. Leur courbure se rapproche de l'arc en chaînette. Le choix de ce profil d'arc est unique dans l'art roman. Ces deux grandes arcades portent les murs du vaisseau central, percés à chacune des cinq travées d'une baie en plein cintre qui procure beaucoup de lumière, tant pas sa dimension que par sa position très élevée.

Les murs extérieurs ont de très grandes baies, vraisemblablement élargies après coup, et qui éclairent abondamment les bas-côtés. Ces bas-côtés sont fort élevés et voûtés d'arêtes. Ces voûtes d'arêtes présentent également un cintre se rapprochant des grandes arcades.

Le vaisseau central est surélevé par des murs portés par les grandes arcades. Des impostes des piliers ronds montent en outre des demi-colonnes engagées dans ces murs. Ces demi-colonnes engagées ont des chapiteaux monolithiques de calcaire blanc, mais ceux-ci ne sont pas sculptés, à l'exception d'un seul. Des chapiteaux de ces demi-colonnes partent de grands arcs diaphragmes à double rouleau, en moyen appareil soigné et apparent, qui articulent les cinq travées de la nef. Du côté de l'avant-nef, le premier arc diaphragme est remplacé par un simple arc de décharge, alors que du côté du choeur le dernier arc diaphragme est identique aux précédents.

Les arcs diaphragmes portent des murs transversaux formant bahut pour cinq berceaux transversaux, lesquels couvrent le haut vaisseau. Les clés de ces berceaux plein cintre culminent à quelque 18 mètres. L'absence de poussées latérales a permis l'ouverture des baies hautes mentionnées plus haut, sans le concours de contreforts extérieurs ou de tirants. Ces cinq berceaux transversaux se contrebutent entre eux à leur ligne de contact, sauf ceux des extrémités qui poussent au vide et sont contrebutés par la partie sommitale de l'avant-nef à l'ouest, et par la tour-lanterne de l'autre côté. Ce système de voûtement singulier a procuré à lui seul une place éminente à l'abbatiale de Tournus dans l'histoire de l'architecture médiévale, car il est presque un cas unique, mais, réalisé avec virtuosité et précision, a démontré une très grande stabilité depuis sa construction. Ce système de voûtement nécessite une charpente, réduisant la forme complexe constituée par les extrados des berceaux en une simple bâtière. Il y a neuf fermes de charpente, deux entraits traversant la nef de part et d'autre de chaque mur bahut.

Le tracé régulateur de la nef est d'une grande simplicité. On a utilisé la toise de Besançon (185 cm). De centre à centre des colonnes rondes, chaque travée de la nef centrale fait 4 toises de large et 3 toises de long. Les bas-côtés ont des compartiments de plan carré, de 3 x 3 toises. La hauteur des colonnes rondes, du socle à l'imposte, est de 5 toises. Enfin, en comptant 8 toises au-dessous des clés des grands arcs diaphragmes, on arrive à quelques centimètres en-dessous du sol actuel, avec 1 % seulement d'écart entre le plus haut et le plus bas de ces arcs. Relevons enfin que les demi-colonnes qui portent ces arcs font une toise de hauteur, c'est-à-dire la hauteur d'un homme de grande taille.

Des énigmes subsistent dans la nef de Tournus. Les sutures de la nef avec l'avant-nef à l'ouest et avec le transept à l'est sont complexes. Elles s'expliquent notamment par le phasage des travaux : il a fallu constamment disposer d'une sanctuaire utilisable alors que d'autres parties étaient en chantier. Mais on retrouve ce même système de sutures asymétriques dans la salle centrale de la crypte. La nef est aujourd'hui un espace aéré, mais il faut se rappeler qu'elle a été autrefois encombrée notamment par deux escaliers droits très importants qui donnaient accès à l'étage de l'avant-nef. Leur reconstitution reste problématique, car les chapelles nord sont en théorie plus anciennes que la démolition de ces escaliers.

l'avant-nef [modifier]

L' avant-nef ou "narthex" est construite à l'ouest de la nef. C'est un bâtiment qui est à la fois moins large et légèrement plus haut que la nef.

A l'extérieur, on observe une maçonnerie de petit appareil ocre avec insertion de rangs de moyen appareil blanc, mais d'une manière relativement irrégulière. Les façades sont composées d'un jeu complexe de lésènes et de frises d'arceaux jouant avec les ouvertures. On observe des irrégularités inexplicables dans cette composition, et notamment dans la relation entre la composition murale et les baies. Seules les façades ouest et nord, donnant sur la place, peuvent être appréhendées dans leur ensemble. La façade sud est associée à deux locaux qui la flanquent, l'actuel vestibule et l'ancien chauffoir, aujourd'hui musée lapidaire.

L' élévation de l'avant-nef comporte un rez-de-chaussée, faisant actuellement fonction d'espace d'accueil, librement ouvert sur la nef et le sanctuaire. Au-dessus, une salle de même superficie, actuellement dénommée chapelle Saint-Michel. Surplombant cette chapelle aux angles sud-ouest et nord-ouest, deux tours, dont l'une, celle du nord, a été surélevée au XIIe siècle par l'adjonction d'un beffroi. La fonction primitive de ces deux salles est très mal connue et semble liée à la liturgie carolingienne, mais dans une version spécifique à Tournus.

Le rez-de-chaussée de l'avant-nef est une salle de plan rectangulaire subdivisée en trois vaisseaux de trois travées chacun. Cette salle est peu éclairée, et compte 7 portes dont deux sont aujourd'hui murées. La grande porte occidentale, au milieu de la façade, est une recomposition du XIXe siècle. Le sol est un dallage de pierre comportant beaucoup de dalles funéraires datant des XIIe au XVIIIe siècle. Quatre d'entre elles sont circulaires et deux ovales.

Les supports du voûtement de pierre sont, comme dans la nef, des colonnes rondes complétées de demi-colonnes engagées dans les murs. Tout est construit en petit moellon, y compris les arcs, où le choix de matériaux plats et calibrés de couleur rose semble vouloir imiter la brique. Les piliers n'ont pas de socle, plongeant directement dans l'actuel dallage de pierre, mais il semble bien que le sol primitif ait été nivelé au XVIIIe siècle par un remblai, à env 55-60 cm au-dessus du niveau primitif. Les socles seraient donc immergés dans le sol actuel, et l'impression faussée, la salle étant primitivement plus haute. Les piliers se terminent en haut par de simples impostes à double ressaut. Tous les arcs sont en plein cintre.

En raison de la présence d'un étage, toutes les voûtes culminent pratiquement à la même hauteur. Sur les bas-côtés règnent des berceaux transversaux alors que la nef centrale est voûtée d'arêtes. Le système de voûtement est donc inversé par rapport à la nef, décrite ci-dessus. Les contrebutements s'effectuent, sans contrefortage, simplement par la charge considérable pesant sur les murs extérieurs en raison de leur grande hauteur.

La suture avec la nef est énigmatique. Au centre se trouve une grande porte, construite entièrement en moyen appareil blanc, dont les vantaux de bois ont disparu, mais les gonds subsistent. Sur les côtés, deux passages largement ouverts ne conservent par contre pas de trace évidente d'un système de fermeture. A noter également que les piles engagées dans ce mur le traversent de part en part et font saillie au fond de la nef. Sur les voûtes subsistent des peintures, toutes postérieures à la construction.

Ce rez-de-chaussée est un pastiche, c'est-à-dire une copie, à l'échelle réduite (environ 1 : 5e), de la célèbre basilique de Maxence construite à Rome vers 310-320. La réplique est exacte en ce qui concerne la mesure et les proportions, tant en plan qu'en élévation, sauf en ce qui concerne la hauteur des bas-côtés, qui a dû être portée presque à celle du vaisseau central pour recevoir le sol de l'étage. Il y a par contre transposition complète en ce qui concerne les matériaux, puisque la basilique de Maxence est faite de béton parementé de brique et recouvert d'un immense opus sectile de marbre, tous matériaux remplacés à Tournus par la pierre calcaire enduite à la chaux et recouverte de badigeons. Le voûtement est également repris de la basilique de Maxence, ainsi que le contrebutement par des tours du côté ouest. Mainte fois copiée jusqu'à notre époque, la basilique de Maxence ne l'a jamais été aussi littéralement qu'à Tournus.

L' étage, dénommé chapelle Saint-Michel, surplombe la salle du rez-de-chaussée. Il est largement éclairé par une série de meurtrières à large ébrasement intérieur, puis, dans les murs du vaisseau central, par de grandes fenêtres en plein cintre. Le même système de piliers et demi-piliers ronds que dans la nef et dans la salle inférieure se retrouve ici, sauf aux quatre angles. Le vaisseau central, plus élevé qu'au rez-de-chaussée (12m35 contre 7m30), est voûté en berceau plein cintre, alors que les bas-côtés sont partiellement voûtés en demi-berceaux. La travée ouest, surplombée par les tours, n'est voûtée qu'au centre.

La façade est de la chapelle Saint-Michel est complexe. Au centre, une cloison de bois moderne donne accès à l'orgue. A son emplacement se trouvait autrefois une abside en encorbellement sur la nef, dont la console a été réutilisée pour appuyer le buffet d'orgue du XVIIe siècle et est totalement noyée par celui-ci. Cette abside est encadrée par un arc triomphal (dit "arc de Gerlannus") qui paraît rapporté, car il ne supporte rien, et qui comprend des éléments sculptés : deux colonnes avec bases et chapiteaux ainsi que, au-dessus, une plaque portant une inscription. De part et d'autre de cet arc s'ouvrent deux baies géminées en plein cintre avec colonnettes, permettant de voir dans la nef comme depuis une tribune. Aux angles de cette façade Est de la chapelle se trouvent les portes d'accès primitives. Pour rattraper autant que possible les bas-côtés de la nef, qui est plus large, les embrasures de ces portes rognent même dans l'extrémité des murs latéraux. Au dessus de l'arc triomphal se trouve une galerie de bois à double étage, avec des portes donnant accès à l'orgue et au comble de la nef.

En dépit de son aspect désaffecté et dépouillé, la chapelle Saint-Michel est construite de manière très savante. On y dénote un emploi raffiné des porte-à-faux : les quatre piliers ronds ne sont pas exactement superposés à ceux d'en-dessous, les voûtes s'appuient sur des corniches à modillons, et même l'arc de Gerlannus s'appuie partiellement sur les voûtes du rez-de-chaussée. Par ailleurs, le voûtement du haut vaisseau ne semble pas avoir été prévu au départ, puisqu'aucun contrefortage n'a été mis en place pour lutter contre le déversement de la voûte en berceau. Ce problème a été résolu par la pose de tirants en bois de chêne reliés à des ancres métalliques. Dans la travée ouest, le poids des tours remplace l'action des tirants. Bien que les demi-berceaux contrebutassent beaucoup trop bas les poussées obliques du berceau central et que de grandes baies eussent été hardiment ménagées dans les murs porteurs de la voûte en berceau, la construction de la chapelle s'est avérée, grâce notamment aux tirants, d'une extraordinaire stabilité jusqu'à aujourd'hui. Il n'y a aucune charpente : la couverture est posée à même les voûtes, sur les demi-berceaux des bas-côtés comme sur le berceau central. Sans relation architectonique avec la basilique de Maxence, la chapelle Saint-Michel peut par contre évoquer l' abbatiale de Noirmoutier, où se trouve le tombeau de Saint Filibert, qui y est décédé en 685.

En haut des deux tours se trouvaient deux salles hautes voûtées et très largement éclairées par pas moins de dix baies chacune (trois sur chaque grand côté et deux sur chaque autre). La voûte de la salle haute de la tour sud s'est écroulée suite aux exactions des Protestants en 1562. Elle reposait, comme celles de la chapelle Saint-Michel, sur une corniche en saillie, toujours visible. Ces salles hautes, accessibles par des escaliers de bois, peuvent-elles avoir été des chapelles dédiées aux archanges, comme celles de Cluny III ?

Au XIIe siècle, la tour nord a été surélevée par la construction du clocher rose. De plan carré, ce clocher, greffé sur une tour de plan oblong, se trouve, du côté est, en porte-à-faux. Un fragment de l'ancienne tour continue de couvrir l'espace restant. La couleur rose du clocher de façade provient du matériau utilisé pour ses façades, le "marbre" de Préty. Le premier étage est composé sur chaque face de deux baies géminées surmontées d'archivoltes et encadrées par des pilastres. L'étage sommital reprend le rythme ternaire du clocher du choeur. Richement orné de pilastres, modillons et colonnettes en délit, il comprend de plus des cariatides d'angle et deux statues-colonnes. Ces sculptures ont un canon très allongé, parce qu'elles sont appelées à être vues en forte contre-plongée. Les deux statues-colonnes formant meneau entre les baies représentent les deux saints honorés à Tournus. Les statues originales ont été déposées en raison de leur état, et on peut les admirer de près dans le chauffoir. Au nord, Saint Filibert est reconnaissable à son bâton abbatial, qu'il tient de la main droite. Le visage est austère et émacié, les yeux forés au trépan. Au sud se tient saint Valérien, reconnaissable à la palme du martyre. Le visage de Valérien paraît emprunter à celui de la célèbre statue équestre en bronze de Marc-Aurèle, qu'on croyait au moyen âge être celle de Constantin, et qui était, à cette époque, conservée à l'intérieur de la basilique Sainte-Marie-Majeure. A noter que les deux saints sont représentés côte à côte et sur un pied d'égalité. Saint Filibert est logiquement placé au nord alors que Valérien, venu de Lyon, est au sud. A noter aussi l'absence iconographique de Saint Ardain, ancien abbé du monastère, constructeur au XIe siècle d'une partie de l'abbatiale.


Classé Monument Historique dès 1844, le bâtiment connut depuis d'incessantes campagnes de restauration : Questel (1845-1850), Ventre (1908-1915). Ce dernier eut l'idée absurde de faire disparaître les enduits qui protégeaient la totalité des surfaces et de supprimer également les derniers tirants (poutres) de bois qui, dans la nef, rigidifiaient les grandes arcades ainsi que les doubleaux des bas-côtés, depuis la construction.

 

  • L'Hôtel-Dieu et le musée Greuze de Tournus

La ville de Tournus compte un autre site important, d'un point de vue historique et architectural : son ancien hôpital, connu au cours des siècles précédents sous le nom d'Hôtel-Dieu. De nos jours, il est associé au musée, qui possède, notamment, une collection d'oeuvres de Jean-Baptiste Greuze, peintre né à Tournus le 21 août 1725.

Construit au XVIIe siècle et agrandi ensuite, l’Hôtel-Dieu de Tournus est classé Monument Historique. Il comporte trois vastes salles et deux chapelles, ainsi que l’une des plus anciennes apothicaireries conservées en France : elle date de 1685 environ et son décor est très ouvragé. Les boiseries à colonnettes torses et dorées ont été conçues pour y placer les pots en faïence des XVIIe et XVIIIe siècles, qui contenaient les remèdes préparés par les soeurs. Le plafond de bois peint représente des anges voletant, fleurs et plantes à la main.

Les collections du musée Greuze sont très diversifiées. Elles comportent des peintures, des dessins et des sculptures, mais aussi beaucoup de pièces archéologiques, les objets présentés permettant de comprendre l’histoire du Tournugeois, du paléolithique à la période mérovingienne. Le résultat des fouilles, opérées depuis plus de trente ans par Le Groupe de Recherche Archéologique du Tournugeois dans la ville et ses environs (outils de silex, céramiques et objets de bronze ou de fer), retrace l’évolution du peuplement de la région. Les périodes gallo-romaine et mérovingienne sont également représentées, notamment par plusieurs pièces rares, parmi lesquelles une trousse ophtalmologique du IIe siècle, trouvée dans la Saône, ou encore des plaques de ceinturon en fer damasquiné des VIe et VIIe siècles.

Deux espaces sont consacrés aux oeuvres de Greuze : ils présentent certains de ses tableaux, dont deux autoportraits de l’artiste, ainsi qu'une vingtaine de ses dessins, sanguines, lavis d’encre et gravures.

D'autres salles regroupent des peintures des écoles française, flamande et italienne du XVe au XXe siècle, ainsi que de nombreuses sculptures. L'art contemporain est également représenté.

Christelle Rochette, Clémence Poivet et Valérie Balthazard se sont succédé en tant que conservatrices de l'Hôtel-Dieu et du musée Greuze.

 

Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 11:06
BOITIER (1), BOUTILLON (1), CHAROLLOIS (1), CHATEAU (1), COGNARD (4), CUZIN (1), LAPREYE (1), MICHEL (1), MOREAU (1), PARCIAUX (1), THREMEAU (1),

TOULON/ARROUX

Toulon-sur-Arroux est un village sublime dans lequel on peut remarquer quelques maisons anciennes, une maison de bois avec galerie, quelques restes de l'ancien château féodal (XIIIe siècle), un pigeonnier du XVIIe siècle restauré au XIXe siècle...

Vous y trouverez également deux églises, l'une du XIXe siècle, néo-gothique et une église romane (Monument Historique) des XIe et XIIe siècles.

Lieu de passage incontournable, le vieux pont de 13 arches (dit le pont du diable) (daté 1145, élargi au XIXe siècle) traverse l'Arroux, petite rivière qui s'écoule dans une vallée verdoyante.

Deux légendes sont liées au pont sur l'Arroux:

  • Le pont du diable serait nommé ainsi car le maçon qui devait le terminer, pactisa avec le Malin pour qu'il l'aide à terminer son ouvrage dans les délais.
  • On dit dit aussi que ce pont fut construit pour éviter à la fille du Duc de Bourgogne de traverser l'Arroux en soulevant ses jupes, ce qui l'obligeait à révéler son pied-bot...

Les environs abritent quelques jolies surprises (étangs, chateaux, cascade, rochers, sentier botanique...). Il suffit de partir à l'aventure sur les nombreux chemins de randonnées balisés au départ de Toulon. Son camping et ses gîtes vous assurent les moyens de passer d'excellents séjours, et le commerce local de proximité vous offrent de nombreux services à portée de main.

Cette ville accueille aussi le premier parc de labyrinthes en Bourgogne. En plus de plusieurs labyrinthes végétaux, vous y trouverez une ferme ouverte présentant une vingtaine de races de vaches(spécimens vivants).

La galerie Madeline Jolly présente l'édition originale des céramiques de Jean Cocteau.

Toulon sur Arroux peut également être fier de son hôpital local, le premier du département!



Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 11:04
Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 11:01


THUREY


Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:24
BELIN (3), CARREY (3), CHAUSSARD (1), CHAUVEAU (1), MARECHAL (1), MEREAU (7),

SULLY
  • Majestueux et cité comme l'un des plus beaux de Bourgogne, le château est précédé d'une longue cour bordée de buis taillés et encadrée de chaque côté des bâtiments des communs. Bussy-Rabutin et Mme de Sévigné l'ont beaucoup admiré.
  • En plan, le château forme un vaste quadrilatère et comporte quatre corps de logis bâtis en retour d'équerre qui encadrent une cour centrale et quatre tours carrées plantées de biais qui occupent les angles. L'ensemble est entouré de douves remplies par l'eau de la Drée. Vers l'ouest, un pont de pierre qui franchit les douves dont la balustrade a été garnie vers 1890 de tout un décor de boulets et pyramides de pierre, précède la façade édifiée par les Saulx-Tavannes. L'appareil à bossages du socle de l'édifice et du rez-de-chaussée percé de petites fenêtres à meneaux fait contraste avec la richesse du décor du premier étage dont les fenêtres à meneaux et croisillons sont encadrées de pilastres terminés par des têtes et séparés par des tableaux qui imitent des niches. Les pilastres sont ornés de tableaux comme au château du Pailly. Une composition formée des mêmes éléments marque le centre; elle a été surmontée d'un large fronton sculpté où deux Maures soutenaient le blason des Morey qu'une horloge intérieure a maintenant remplacé.
  • La cour intérieure forme un ensemble remarquable par l'ordonnance des façades et leur décor Renaissance. Un décor de bossages règne sur tout le rez-de-chaussée éclairé de baies cintrées. À l'étage, des pilastres ioniques munis de tableaux encadrent les fenêtres qui sont groupées par deux. Une niche plate ménagée entre chaque groupe est surmontée d'une tête sortant d'un cartouche ou d'un médaillon. L'allège des fenêtres est décorée de tables qui se terminent en fleuron. le décor sculpté comporte aussi une frise qui court sous la corniche et des médaillons ronds contenant un buste en haut-relief qui sont placés sous les niches, à hauteur du rez-de-chaussée. L'ornementation de ces façades se complétait par des fresques: des figures allégoriques étaient peintes dans les niches. Il faut noter la présence d'un pavillon central à la façade du logis oriental qui présente la même élévation et les mêmes motifs. Derrière cette façade, subsiste en partie un mur plus ancien percé de portes et de fenêtres indiquant une construction du XVe siècle. C'est donc en avant du logis médiéval - en ménageant la largeur d'un couloir - qu'a été construite cette façade qui achève de donner à la cour son unité monumentale.
  • On peut penser que les premières constructions des Saulx-Tavannes avaient comporté trois corps de logis en laissant subsister un logis du XVe siècle, œuvre des seigneurs de Couches ou des Rabutin, en avant duquel on aurait élevé un peu plus tard la façade de style classique avec son pavillon central. La présence d'une salle voûtée, déjà attestée par des reproductions anciennes, confirme que des parties de la construction médiévale ont subsisté dans ce logis.
  • Les quatre tours d'angle pourraient aussi en partie remonter au château du Moyen Âge. elles sont hautes de trois étages et couvertes de toits à lanternons.
  • La façade vers l'extérieur du corps de logis nord date du début du XVIIIe siècle. elle a été établie au niveau de l'angle des tours entre lesquelles elle s'insère, ce qui lui donne un développement considérable. Des pilastres séparent ses fenêtres rectangulaires. Un avant-corps à fenêtres cintrées couronné d'un fronton est précédé d'un escalier monumental et d'une vaste terrasse qui domine le miroir d'eau des douves. Vers l'est, la façade, qui comporte un fronton central, a été remaniée au XIXe siècle et le pont qui franchissait les douves a été supprimé. La façade sud, qui a subi plusieurs transformations et la chapelle qui fait saillie de ce côté ont été refaites dans le style néo-Renaissance.
  • Les communs, qui s'allongent en avant du château, comportent un bâtiment entre deux pavillons. L'aile des écuries du côté nord, indiquée par une tête de cheval sculptée au-dessus de la porte centrale, est complétée par tout un ensemble de bâtiments groupés autour d'une cour. L'un d'eux abrite un théâtre aménagé en 1840.

Le château, propriété privée, est ouvert au public.

Historique [modifier]

Maison de Sully

  • 1180 : Hugues de Sully tient le fief
  • 1240 : mort de Gauthier de Sully

Maison de Bauffremont

  • XIIIe siècle : après l'extinction des Sully, une branche des seigneurs de Couches reprend la seigneurie
  • seconde moitié du XIIIe siècle : Pierre de Bauffremont est seigneur du lieu

Maison de Bourgogne-Montagu

Maison de Rabutin

  • 1469 : Jeanne de Bourgogne-Montagu, en épousant Hugues de Rabutin, seigneur d'Épiry, lui apporte le « chastel, maison forte et forteresse du dit Sully »
  • fin XVe siècle : Christophe de Rabutin est seigneur du lieu
Gaspard de Saulx-Tavannes
Gaspard de Saulx-Tavannes

Maison de Saulx

  • 1515 : le précédent vend le domaine à Jean de Saulx, époux de Marguerite de Tavannes
  • première moitié du XVIe siècle : Guillaume de Saulx-Tavannes, fils des précédents, leur succède
  • milieu du XVIe siècle : Gaspard de Saulx-Tavannes, frère du précédent, lieutenant-général de Bourgogne, maréchal de France puis gouverneur de Provence, lui succède; il entreprend de reconstruire le château
  • 1573 : à la mort de Gaspard, sa veuve, Françoise de Montrevel réalise son projet en confiant la construction à l'architecte langrois Nicolas Ribonnier, qui avait déjà reconstruit pour le maréchal le château du Pailly
  • 1581 : Françoise écrit qu'elle veut « rendre la dite maison de mesme valleur et estimation que celle du Pailley » car cette maison « n'est pas à beaucoup prest sy bien bastie que celle du Pailley », ceci pour assurer un partage égale entre ses deux fils
  • seconde moitié du XVIe siècle : Jean de Saulx-Tavannes, troisième fils des précédents, leur succède à Sully
  • entre 1616 et 1621 : retiré à Sully, il écrit ses Mémoires, consacrés surtout à la vie de son père où il nous renseigne sur la construction du château dont celui-ci avait seulement conçu et tracé le plan

Famille de Morey

  • 1714 : les Saulx-Tavannes vendent à Claude de Morey, marquis de Vianges; les Morey feront construire la façade et les terrasses qui dominent le miroir d'eau, au nord
  • 1748 : Jean-Baptiste de Morey, frère du précédent, meurt
Patrice de Mac-Mahon
Patrice de Mac-Mahon

Famille de Mac-Mahon

  • milieu du XVIIIe siècle : la veuve du précédent, Charlotte Le Belin, se remarie avec Jean-Baptiste Mac-Mahon d'Éguilly, 1er marquis de Mac-Mahon dont la famille a depuis lors conservé Sully
  • 1775 : Charles-Laure de Mac-Mahon, 2e marquis de Mac-Mahon, lui succède
  • 1808 : Patrice de Mac-Mahon, 1er duc de Magenta, futur maréchal de France, futur président de la République, naît à Sully ; seizième de dix-sept enfants, il n'en sera jamais propriétaire
  • 1830 : Charles-Marie de Mac-Mahon, 3e marquis de Mac-Mahon, succède au 2e marquis ; la chapelle est refaite en style gothique
  • 1845 : Charles-Henri de Mac-Mahon, 4e marquis de Mac-Mahon, lui succède
  • 1863 : Charles-Marie de Mac-Mahon, 5e marquis de Mac-Mahon, lui succède ; on doit à son épouse, Marthe de Vogüe, de nombreux travaux, tels que la façade sud de style néo-Renaissance, ainsi que la remise en activité des douves
  • 1923 : à sa mort, la marquise lègue le domaine à Maurice-Jean-Marie de Mac-Mahon, 3e duc de Magenta, petit-fils du Président Mac-Mahon
  • 1954 : Philippe-Maurice-Marie de Mac-Mahon est le 4e duc de Magenta
  • 2002 : Maurice-Marie-Patrick-Bacchus-Humphrey de Mac-Mahon est le 5e duc de Magenta

Armoiries [modifier]

Armes des Saulx-Tavannes
Armes des Saulx-Tavannes
  • Bauffremont : Vairé d'or et de gueules
  • Montagu (ou Montaigu): De gueules, à l'aigle d'argent
  • Rabutin : Cinq points d'or équipolés à 4 de gueules
  • Mac-Mahon : D'argent à trois lions léopardés et contournés de gueules, armés et lampassés d'azur, l'un sur l'autre


Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:19
GUILLEMIN (1), MICHELIN (1), PERE (3),

SAINT USUGE

L'Epagneul de Saint-Usuge est connu depuis le XVIième siècle.

Il est l'ancienne race de l'Epagneul français qui s'est conservée intacte en Bresse.Lors du concours de Louhans en 1936, le Docteur Guillemin, juge du concours a retrouvé dans les chiens présentés : "le portrait frappant des chiens de perdrix que représentent les vieilles tapisseries des Gobellins, de divers châteaux d'Avignon et du palais des Papes".

 

L'Epagneul de Saint-Usuge n'est donc pas une race de création récente.

Le grand cynégénéticien Franc-Comtois, le baron de Reculot signale dans "Ses Souvenirs de chasse au marais", parus dans le journal des chasseurs de 1838 les qualités de ce petit épagneul qui se fourre partout et ne laisse aucun recoin inexploré.

 




Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:14
CHAROLLOIS (3), CHATEAU (17), CHAUSSARD (1), COGNARD (10), GAUTERON (1), NECTOUX (1), NIVOT (1), PARCIAUX (1), PELLETIER (1), SEGAUD (2), THOMAS (1),

STE RADEGONDE

Le mont Dardon, situé dans le Charolais, est partagé entre les trois communes d'Issy-l'Évêque, Uxeau et Sainte-Radegonde, en Saône-et-Loire, dans le sud de la Bourgogne. De son sommet qui culmine à 506 mètres, on aperçoit entre autres le mont Beuvray, Uchon, Mont-Saint-Vincent, et, par temps clair, le mont Blanc.

On y trouve une table d'orientation et trois croix. Mais il a également été occupé par un oppidum gaulois, puis, au Xe siècle, par une chapelle aujourd'hui disparue.


 

Les trois croix [modifier]

Les trois croix qui se dressent au sommet du mont Dardon ont leurs bras orientés vers les trois paroisses d'Issy-l'Évêque, Uxeau et Sainte-Radegonde. C'est en 1855 que trois premières croix avaient été installées à cet endroit. En 1890, deux de ces croix furent abattues par les vents violents qui soufflaient sur la région. En 1892, elles furent remplacées par des croix de chêne provenant de chacune des trois communes. En 1935, le chêne étant rongé par les ans, on décida d'ériger les trois croix en ciment armé actuellement en place. L'inauguration, immortalisée sur une carte postale, attira une foule nombreuse.


Extrait d'un poème de Michel Monnot[3] :

Mont Dardon, mon Dardon
Tu embaumes nos têtes
Des rituels feux et fêtes
De la Saint Jean
Et bénévole veilleur
De tes remparts anciens
Démolis puis enfouis
Tu gardes un œil discret
Sur tout le val d’Arroux

Mont Dardon, mon Dardon
De Montmort et d’Uxeau
Et d’ailleurs de partout
Même des Carolines
Savants, généraux et docteurs
T’investissent et te fouillent
Te triturent et t’opèrent
Toi, mon Dardon si docile
Assoiffé de caresses
Patiné par le vent
Aplani par la pluie
Tout pétri de soleil.

Citation [modifier]

Georges Riquet dit de cette montagne : « Elle connaît l'humeur des vents et le cheminement des nuages, elle détourne quand elle le veut les orages »[4].

 

 




Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:07
CHARPY (1), PIERRE (1),

SAINTE CROIX ENBRESSE

Lieux-dits et écarts [modifier]

L'Abergement de Chênes, la Bergénée, les Bois Brûlés, la Bouvatière, Château de la Motte, Chatenay, Châtillon, la Citadelle, les Cornets, Courfoulot, les Craffes, Curtil Morey, les Égreffes, les Fuisses, Grande Frette, Lavy, Meix Tuzon, Malabutte, la Motte, les Petites Fournaches, les Piguets, les Plattières, Recule, Tagiset, les Tupins, la Valatière, la Varenne.


CHATEAU DE SAINTE CROIX

  • La construction se compose d'un corps de logis de plan rectangulaire flanqué sur ses angles de pavillons reliés entre eux par un bâtiment à un seul niveau, plaqué contre la façade orientale, qui porte une terrasse à appui-corps en fer forgé. Dans les angles formés par les pavillons et le corps central, ont été établis, à hauteur du demi-étage, de petits balcons sur trompes.
  • Au centre de la façade ouest du logis, s'ouvre une porte en arc brisé, à assises alternées de pierre ocre et noire, que surmonte une petite fenêtre à linteau en accolade. Toutes les autres baies ont des linteaux en arc segmentaire.

Le château, propriété privée, ne se visite pas.

Historique [modifier]

Famille de Vienne

  • seconde moitié du XIIIe siècle : Philippe de Vienne (1240 - 1303) est seigneur de Sainte-Croix
  • 1303 : Hugues de Vienne, fils du précédent, lui succède
  • 1315 : Guillaume de Vienne, fils du précédent, lui succède
  • 1345 : Hugues de Vienne, fils du précédent, lui succède
  • 1362 : Hugues de Vienne, fils du précédent, lui succède
  • 1390 : Guillaume de Vienne, fils du précédent, lui succède
  • 1444 : Guillaume de Vienne, fils du précédent, lui succède
  • 1456 : Jean de Vienne, fils du précédent, lui succède

Famille de Hochberg

  • milieu du XVe siècle : Marguerite de Vienne porte la seigneurie par mariage à Rodolphe de Hochberg
  • seconde moitié du XVe siècle : Philippe de Hochberg, fils des précédents, leur succède
Henri II d'Orléans
Henri II d'Orléans

Famille d'Orléans-Longueville

Famille de Champlécy

  • 1626 : le précédent vend le bien à Charles de Champlécy dont hérite immédiatement sa fille Charlotte de Champlécy, baronne de Sainte-Croix

Famille de Batz de Castelmore d'Artagnan

  • 1659 : la précédente épouse, en secondes noces, Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan, modèle du héros d'Alexandre Dumas
  • 1709 : Louis II de Batz, chevalier, baron de Sainte-Croix, seigneur de Castelmore et de Champlécy, comte d'Artagnan, fils cadet du précédent, lui succède
  • première moitié du XVIIIe siècle : Louis-Gabriel d'Artagnan, fils du précédent, lui succède

Famille de Venant

  • 1741 : le précédent vend le château à Jean-François-Joseph de Venant, seigneur d'Iverny qui le restaure
  • 1744 : la seigneurie est érigée en marquisat

Famille de Renouard de Fleury

  • 1759 : le château et son mobilier sont vendus à Claude-François de Renouard de Fleury dont les descendants garderont la propriété jusqu'à nos jours

Époque contemporaine

Armoiries [modifier]

  • Vienne : De gueules à l'aigle d'or, membrée d'azur


Repost 0
24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:03


SAINT YAN

CHATEAU DE SELORE
  • La construction comprend un corps central de plan rectangulaire sous un haut toit à croupes, flanqué à ses deux extrémités d'étroites ailes en légère avancée sur ses deux façades. La travée centrale de chacune des façades principales est percée, au rez-de-chaussée, d'une petite porte carrée entre deux pilastres en bossage en table et couronnée d'un fronton cintré. Celui du nord est interrompu par le cadran d'une horloge, tandis que celui du sud, plus volumineux, encadre des armoiries. Des bandeaux plats règnent avec les appuis des fenêtres. Le château est précédé au nord d'une cour close par un mur crénelé, interrompu par une porte cochère sans couronnement dont les piliers en bossages arrondis sont surmontés de boules d'amortissement.
  • Au sud, une vaste terrasse, portée par un mur de soutènement, sépare la demeure d'un petit ruisseau.
  • Répartis de part et d'autre du château, des communs et un pigeonnier circulaire complètent l'ensemble.

Le château, propriété privée, ne se visite pas.

Historique [modifier]

  • 1563 : le fief appartient à Guillame Baudinot
  • 1642 : on le retrouve entre les mais d'Isaac Baudinot
  • 1675 : Palamède Baudinot, conseiller au Parlement de Dijon, y fonde une chapelle dédiée à Saint Maurice; il est peut-être également le constructeur du château
  • 1702 : Marie Lenet, veuve du précédent, fait don de la propriété à Henri Lenet, abbé commmendataire de Notre-Dame de Châtillon-sur-Seine
  • 1711 : l'abbé lègue l'ensemble à son neveu, Louis-Bernard Duprat
  • 1713 : à sa mort, le précédent laisse le château à Antoine Lenet
  • 1754 : Antoine-Ignace Lenet vend à Philibert Verchère, conseiller au Parlement de Dijon
  • 1777 : Gabrielle Le Cocq, veuve de Philibert, cède le domaine et le château entièrement meublé à Joseph de Monteynard, titré:
- comte titulaire de Diois par ancienne substitution,
- marquis de Montfrin en Languedoc,
- comte de Souternon en Forez,
- baron de La Pierre en Dauphiné,
- seigneur de Meynes, de Théziers, de Saint-Germain, de Nolieu, de Saint-Julien et autres lieux,
- conseiller du roi en ses conseils,
- grand sénéchal de Beaucaire et de Nîmes

Armoiries [modifier


  • Baudinot : De gueules à une fasce d'or de trois pièces, et en chef de trois croissants d'argent
  • Lenet : D'azur à la fasce ondée d'argent, accompagnée de trois quintefeuilles d'or
  • Monteynard : De vair, au chef de gueules, chargé d'un lion issant d'or

Repost 0

Présentation

  • : humeurs et passions
  •   humeurs et passions
  • : coups de coeur, coups de gueule, coups de blues
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Catégories